Finalement nous sommes arrivés à 23h30 au camping. Il a falllu monter les tentes et tout sortir. En 1h30 c’est fait. Une efficacité de dingue.

Je suis réveillée par le soleil et la chaleur. Il est 6h20. Je laisse filer le temps. Réveil à 7h25 pour tout le monde.

Le premier pliage est toujours long. Surtout quand la nuit a été courte. Nous arrivons à décoller de 10h20. La voiture reste au camping et en sécurité. Nous enfourchons nos fiers destriers.
La vue est magnifique. Nous longeons l’Adriatique. En fait nous sommes à Opatija. Nous nous rendons au Ferry pour passer sur une île.
Il y a une maison qui me font penser à une amie venue avec nous entre Venise et Pulla. Il semblerait donc que la Croatie lui fasse un clin d’œil en souvenir de ce beau voyage. J’espère qu’elle en garde de beaux souvenirs et je l’embrasse.

Nous avons normalement une vingtaine de kilomètres jusqu’à ferry que nous avons prévu de prendre. Sauf qu’il y a 15 kilomètres de montée. C’est dur dur !
Et il fait très chaud of course. Surtout qu’il est 12h30. Mais Pascal est content comme tout, il a enfin des compagnons pour avancer. A son rythme !
Il me dira même « Ils sont sympas, ils sont restés avec moi ! ». Il faut dire que Pierre-Louis est impressionnant. Il a pris la cariole avec Osiris mais il fonce littéralement. Et Raphaël a tellement d’entraînement !
Autant dire que je suis larguée. Mais comme toujours, je m’en fiche. J’avance à mon rythme avec le chant des cigales et un paysage de dingue sur l’Adriatique.
Bon quand il y a montée, il y a descente.




Et heureusement car c’est à partir de là que nous allons vivre ce qui est sans doute notre pire journée de vélo depuis que nous avons commencé nos voyages.
Nous sommes descendus à la mer et nous devons passer un col. Pas d’info sur le dénivelé mais après l’avoir fait je table pour un bon 10% …. Et pour un long moment.
Oui oui…. Nous avions déjà fait beaucoup de montées mais douces avant le bateau,…. nous nous en reprenons après. Le soir Pascal nous annoncera que nous aurons fait un dénivelé cumulé de 1000 mètres. Et tout ça sous un soleil de plomb ! Nos réserves d’eau disparaissent trop vite. J’arrête des voitures pour en récupérer.

On est obligé faire des pauses sous des arbres avec à peine d’ombre pour nous quatre. Pierre-Louis et Pascal nous distancent avec Raphaël. Il a beaucoup de force et une super vélocité mais à 15 ans, il râle quand ça monte. Ça me rappelle Pierre-Louis en Bretagne. Comme quoi, tout passe.

Raphaël montre des signes de faiblesses. On refait une grosse pause sieste de 10 minutes à l’ombre. J’arrête même une voiture pour le prendre mais 1 le monsieur ne peut pas et 2 il ne veut plus. Il aura juste craquer et après ça repart. Surtout qu’on a trouvé de l’eau.
Après plus de 2h30 de montée, qui me font dire que je peux partir dans la Cordillère tant que c’est à mon rythme et pas en plein cagnard … 😉…. Enfin le sommet.
Ça valait le coup même si on est toujours pas arrivé et qu’on voit que nous allons encore nous faire un faux plat avant d’attaquer la descente.

Vous dire qu’on a eu chaud serait un euphémisme, que parfois ras le bol ok. Mais ce n’est pas impossible. La preuve nous l’avons fait.

Une fois en haut, une fois les 18 km de montée finies, nous pouvons enfin descendre et faire monter nos compteurs à 50km/h. Ça c’est une montée qu’on aime 🤪😁.

Nous voilà arrivé au camping. Un très gros. Le tourisme de masse mais un peu classe.
On pose les vélos. On installe les hamacs de garçons et direction la mer ! Se rafraîchir ! Enfin.

Ce soir ce fut pâtes (800 grammes quand même pour info) et maquereaux. Raphaël adore.
Un petit moment pour vous écrire et je vais dormir. J’en ai bien besoin.

Voilà le résultat de notre journée !
Elle restera dans nos mémoire c’est sur !
La pleine lune illumine la nuit. Nous dormons à la belle étoile. Sans tente.
Je vous souhaite le même ciel que moi.
Je vous souhaite le même plaisir du dépassement et de la découverte.
Je vous souhaite de découvrir un jour le plaisir que nous vivons même si vous nous prenez pour des fous 😁🤩😘
Anne-Laure
4 août 2023 at 22 h 34 min
C’est drole, moi il me semblerait que les iles, c’est plus au bord de la mer, et que la mer, c’est plat. Alors suer des gouttes et monter pour aller de plage en plage, j’ai du mal a concevoir. Comme quoi la plat pays ca laisse des traces dans la conception du vélo. Je vais en parler à Eddy Merckx dès que je le vois.
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4 août 2023 at 22 h 35 min
oui je confirme: il faut assumer : je vous prends pour des fous. Comme ça c’est dit…
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