Alors hier, je vous ai laissé dans le suspense.
Mais que nous nous est -il donc arrivé 🤔.
Nous sommes d’abord arrivé à notre ferry à 16h et quelques minutes. Le bateau venait de nous partir sous le nez. Alors qu’on nous avait dit qu’il y en avait toutes les 30 minutes….. on apprend que ça c’est vrai jusqu’à 16h. Maintenant c’est toutes les heures 😩. Sauf que finalement, alors que nous buvons une bière…. Les voitures embarquent sur un “extra-boat”. Nous avons réagit juste à temps et avons couru pour l’attraper. Ouf.
Arrivés de l’autre côté, sur le continent, nous avons vécu un peu encore l’enfer. Une côte à au moins 11 degrés sur plus de 3 km et sous un cagnard de dingue.

Raphaël craque. Ras le bol de la Croatie, des montées , du soleil ! Gros gros cracage ! 😭🤬🤯😭. J’en arrête une voiture pour le mettre dedans pour finir les derniers virages.
Cela a plusieurs effets… d’abord il a un peu honte, ensuite il est soutenu et cela lui fait du bien et enfin il retrouve le sourire.


Une fois en haut, nous obtenons de l’eau de gens qui ont pitié de nous et nous traitent de fous … il faut bien le dire !
On repart sans vraiment savoir où nous allons. Il est maintenant plus de 18h00. Nous avons mis 1h à monter cette affreuse côte. On continue pour au moins 1h30.

Et on continue jusqu’à un panneau qui indique enfin camping. Sauf que le prix nous fait halluciner alors que le lieu est désespérant.
Je mets en route mes recherches de solution miracle, de plans de sauvetage.
Dans un jardin, je vois deux messieurs qui discutent. Et j’observe surtout que je peux planter mes 2 tentes 🤞 Pourvu qu’ils soient d’accord. On est sauvé ! Une douche, la mer juste en dessous.

On s’offre même un bain de nuit. C’est magique. Tellement que ce sera la première chose que nous ferons en nous réveillant à 6h30.


Merci à cette gentille famille pour leur accueil et leur simplicité !

Il est 8h00. Nous pouvons aller prendre un bon petit déjeuner. Il va être nécessaire. Nous avons 48km à faire et ça va encore monter !!!


Toujours en partage de route, mais ce n’est pas trop dure côté dénivelé. Nous avons par contre un vent de face terrible. Ça nous freine même en descente.


Je suis bien sûr rapidement toute seule derrière. J’en profite pour réfléchir à ce que je vais vous écrire…. Que j’oublie bien sûr. Pour écouter les cigales, avancer à mon rythme. Ça fait longtemps que j’ai accepté le principe. Et ce n’est pas avec la force que les garçons sont en train de développer que cela va s’arranger. C’est aussi pour moi la possibilité de faire quelques photos tranquille.



Il est 12h00. Appel des garçons « Où es-tu ? ». Ça me fait tellement rire que je répond « là ?! ». Parce que vous dire où je suis alors que je n’en ai aucune idée, que je ne sais pas combien de km j’ai encore à faire et que le paysage est avant tout désertique. Ben c’est pas facile.
J’avoue avoir toqué pour avoir de l’eau.
J’avoue avoir mangé des figues … elles sont enfin mûres ma Solène… comme une concurrente de Koh Lanta tellement j’étais faible et fatiguée, j’avoue m’être arrêtée sous un arbre pour éviter un coup de chaud. Mais j’avoue que même avec cela l’arrivée est agréable ! Et que je pense déjà au prochain voyage. 🤣🤪


A 13h10 je retrouve mes hommes. 48 km en 3h10. C’est pas mal.
Nous montons les tentes dans un sol dur comme du béton et avons fini lorsque nous devons faire face à une sacrée déconvenue ! La propriétaire nous réclame 5€ par vélo en plus de nos tentes, des personnes. Déjà payer pour avoir son vélo …. Le concept est hallucinant. Mais nous faire payer comme une moto ! Nous demander 20€ pour les 4 vélos, je n’en reviens pas. Je lui explique que moto n’est pas égal à vélo… elle décide de nous demander de quitter le camping. 😳🤯🤬🤬🤬
Jamais vu ça ! Mais bon dans le genre têtu et obtu, nous avons affaire à un joli spécimen. Nous allons choisir de prendre tout notre temps pour plier à nouveau nos tentes. En allant se baigner au passage. Nous espérons passer juste à côté, finalement ce sera à 3 km. Lieu au combien sympathique.

Repas au restaurant car nous craignons la pluie. L’orage menace.
Écrire l’article sur la plage en observant les éclairs au loin. Demain encore un gros programme. Rejoindre Zadar.
Belle nuit à vous.
Anne-Laure

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