Nous nous levons à 6h30 alors que l’orage menace. Je commence par m’offrir un bain de mer quand il commence à tomber quelques gouttes…. Qui se transforment rapidement en torrents d’eau alors que Pascal et moi avons presque tout sécurisé à part notre tente et celles des garçons qui dorment toujours.

Une heure à attendre que cela passe !

Une fois la pluie calmée, nous plions le tout, petit déjeuner sous un auvent et nous arrivons à décoller à 10h.

C’est rageant de s’être levé si tôt pour rien. Surtout que le programme s’annonce costaud… rejoindre Zadar à 85km selon le guide.

On aime ce genre d’emplacement quand on est à vélo.

Nous avons appris que c’est un jour férié qui célèbre une victoire contre la Serbie lors de la guerre des Balkans. Tout est fermé ! Il y a de la musique très fort partout. Des drapeaux flottent à presque toutes les maisons.

Sauf que le drapeau croate retourné par le vent… ben ça donne le nôtre 🤣🤣

Nous longeons la mer. C’est très joli. Une succession de petites côtes et de petites descentes.

Je me suis demandée pourquoi ces plots. Il s’agit de piquets à moules.

Nous faisons le tour de la côte. Mais il faut en sortir. Et donc ça monte dur.

Voilà. On a fait tout le tour et on est en haut !
On a le choix…. Mais on va rester raisonnable.

Prendre à gauche va nous coûter une autre montée terrible. Les voitures qui viennent en face, font la queue sur des kilomètres pour rejoindre l’autoroute. Autant dire que nous faisons l’attraction. On a droit à quelques applaudissements. Pierre-Louis et Osiris sont pris en photo.

Un joli pont à l’arrivée. Je n’ai plus peur ! 💪😁

Nous avons enfin le plaisir de voir des petits panneaux que nous cherchons désespérément depuis 6 jours !

Il est 11h40. Il en reste tant à faire.

Faire du vélo ça affame. Sauf que jour férié équivaut à aucun commerce. Même pas une boulangerie. Et c’est là que la « carriole »… c’est aujourd’hui une sacoche mais elle gardé ce nom de l’époque où je tirais une cariole à deux roues avec toute la nourriture ….prend toute sa valeur. Il y a toujours quelque chose à manger dedans.

Ce sera haricots blancs achetés à vélo à Bidard 😂. On s’est régalé et la carriole est beaucoup plus légère.

On repart. Depuis le petit panneau, j’ai enfin l’impression d’être sur une EuroVelo route. On est dans la campagne, moins de voiture. J’entends les cigales et même ENFIN le chant de mon vélo.

Osiris a changé de chauffeur. Pierre-Louis fatigue un peu.

A 17h30, nous sommes à Nin. Le village est ravissant. Impression de carte postale.

Le photographe se prépare. Verrez-vous notre toutoune.
Le village de Nin.

En sortant du village, nous désespérons de trouver une indication sur le chemin à prendre. Dans un rond point, alors que je cherche vers où aller, ma sacoche a vant droite touche le trottoir et je chute. Sévèrement. En plein rond-point. J’avoue que là, j’ai vu les roues de la voiture. Mais heureusement pas de dégâts ni pour moi ni pour le vélo. Juste une grosse frayeur Il reste 20 km à faire.

C’est là que je chute
A la sortie de Nin. Un joli monument. Une belle histoire.

Nous avançons doucement mais sûrement. Nous voilà enfin à Zadar. Il est 19h00.

Pierre-Louis tente le premier camping et revient avec des yeux comme ça …😳🤬. 140€ la nuit. Hors de question. Pierre-Louis est offusqué et se met immédiatement à en chercher un autre à un tarif qu’il considèrerait raisonnable. Pascal aussi et part en repérage.

Quand je vous dis que c’est une fête importante ! Des drapeaux partout.

Pierre-Louis est trop fort… il dégote une solution mais il faut encore faire 12 km.

Pascal cherche un camping. Osiris attend et Raphaël est sur son portable.

On repart et nous arrivons à 20h30 sur place. On cherche un emplacement. On monte les tentes pour qu’elles sèchent de la pluie de ce matin et on part manger sur le port.

C’est la fête, les chants, les pétards, et surtout une super daube de biche qui nous régale.

Une crêpe au nutella et au dodo.

On aura fait 90 km. Demain repos. Parce que c’est….. qui a la réponse 😉

Désolée pour le retard et merci de la patience. Mais hier il fallait dormir.

Anne-Laure