Recherche

sixavelo

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

Auteur

sixavelo

Une famille de six qui passent leur temps à vélo et voyage à travers l'Europe avec nos chères bicyclettes. Suivez nous aventures ....

Je ne voudrais pas être Phileas Fogg 4/08/2016

Franchement. … faire le tour de la Terre sans la voir.  Non, je n’aurais pas aimé.

Quand en suis-je arrivée à cette conclusion ?  Au bout de ma 9 ieme heure dans le train,et ce n’était pas la dernière. Et passer 11h dans le train,  ce n’est pas extraordinaire.
Car nous avons passé 11h dans le train aujourd’hui,  mais nous sommes à Wien ! Enfin.

Premier train à  7h20 ce matin.  Nous étions à la  gare à  6h 50 pour récuperer les billets de train des vélos. Ça commence bien,  le monsieur ne trouve pas notre réservation. ….  il ne l’a trouvera d’ailleurs jamais,  j’abandonne et décide de rejoindre Pascal qui est monté sur le quai.

Nous commençons par faire Genève -Zurich. Arrivée prévue à 10h28.

Malheureusement nous sommes arrivés à Zurich avec 4 minutes de retard. Et quand on a 12 minutes seulement pour changer de train, 4 minutes de perdues sont 4 minutes très précieuses.

La gare de Zurich est une gare à étages. Nous étions au troisième sous-sol il fallait monter au zéro. Des ascenseurs sont à notre disposition mais nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous en servir.  Impossible de prendre les escalateurs avec toutes les sacoches et encore moins la cariole.

Nous fonçons vers les ascenseurs en bout de quai.

Amandine est montée plus vite avec ses frères pour bloquer le train.

Solène reste avec nous,  c’est la pro du passage de cariole dans les ascenseurs.  Incroyable.

Lorsque que j’arrive en haut,  le train est sur le départ.  Je crie pour qu’il attende non seulement que je mette mon vélo puis celui de Solène mais aussi que Pascal et Solène puissent arriver avec le dernier vélo et la cariole.

Le contrôleur n’est pas commode.  Je lui dit en courant que 3 de nos enfants sont déjà dans le train que la dernière est encore en bas avec son père.

Il faut encore supplier. Il me dit qu’il va partir, qu’il a déjà 3 min de retard. Tanpis.

Et tout à coup je vois Pascal , Solène en bout de quai.  Je leur crie de monter dans la première voiture.  Une personne aide Solène à monter le vélo de Pascal dans une voiture.

Et le train part.

Il faut prévenir Amandine et les garçons que nous sommes dedans.

Je remonte le train à bout de souffle et arrive vers elle au moment où elle a réussi à obtenir un téléphone pour nous appeler et savoir où nous sommes. Ils ont tous les trois cru que nous n’avions pas réussi à  prendre le train. Les voilà rassurés.  Amandine me dira après que les garçons avaient éclaté en sanglot en pensant être  seuls dans le train.

4 min. Ça transforme un changement de train en stress absolu.

Le contrôleur se révélera être un bon gars juste pas content de partir en retard.  Il faudra juste profiter du prochain arrêt de 5 min pour aller mettre le vélo et la cariole dans le wagon spécial vélos.

Nous sommes dans le train pour Wien.

Nous avons 8h pour nous remettre de nos émotions.  Dormir,  manger et jouer. Pierre-Louis lit même un livre en entier d’une traite.

Après 8h de voyage nous sommes à  Wien et ….. il pleut. …pour changer.

En fait,  la dépression nous suit.

Il tombe des trombes d’eau.

Solène trouve cette expression : « En fait,  en Autriche,  ils n’ont pas d’été « . Nous explosons de rire.

La dernière fois que nous sommes venus en Autriche, sur 9 jours de vélos,  nous avons eu  6 jours de pluie.

Eh bien disons que cela ne nous pose plus vraiment de problème du coup.

Nous enfourchons nos montures pour nous rendre dans notre AIRBNB.

C’est un petit appartement avec 2 canapés dans le salon pour faire dormir les enfants.  Parfait pour nous car la résidence a un espace permettant de mettre les vélos en sécurité.

Une bonne douche, un bon plat de pâtes, de la pastèque achetée sous la pluie par Pascal et hop au lit.
Demain. … rerouvailles.

Ne jamais crier victoire trop vite 4/08/2016

20160804_105813Comme quoi,  rien n’est jamais gagné d’avance.
Au dernier article,  je vous avais dit que nous avions les billets de train.  Que nous pouvions  partir. ….
C’était vrai !
Mais quand Raphaël est revenu de ses vacances,  il nous manquait sa pièce d’identité. Vol dans le train.
Si,  si.  C’est possible les plans galères de dernières minutes.
Nous étions donc mardi soir sans aucune pièce d’identité pour notre petit bonhomme à moins de 48h du départ.
Impossible d’aller en Hongrie,  Croatie ou Serbie. Nous risquons d’être bloqués aux frontières et d’avoir de sérieux problèmes avec la police.
Je téléphone aux objets trouvés de Lille, de Marseille, envisage des traversées aller-retour de la France sur la journée.  Rien. Aucune carte d’identité retrouvée.

J’avais bien fait  une demande de passeport pour moi et les garçons le 15 juin….. mais aucun espoir de l’avoir.  Plateforme d’édition saturée.
Vive l’uniformisation des services publics.
Je me rends donc mercredi matin à  9h la mairie pour savoir que faire et on me répond que je peux essayer d’obtenir un passeport d’urgence auprès de la préfecture.  Essayer. Car normalement on ne l’obtient que pour des raisons de type décès à l’étranger ou voyage d’affaires important.
Sauf que je le demande aussi pour vol de papier d’identité. ….
J’apprends mercredi à 16h28 que je peux faire la demande,  je serai reçue car ma demande est appuyée par la mairie du 4ieme. Espoir.
Je me rends alors jeudi matin à l’ouverture de la préfecture avec Raphaël pour faire enregistrer ma demande.  A ce moment,  on me dit que j’aurai un appel dans la matinée pour savoir si oui ou non on me délivrera un passeport. Désespoir. … on revient en arrière.
J’ai alors la chance de tomber sur une dame charmante qui m’explique la situation de la plateforme  , à qui je dis simplement que Raphaël s’est fait voler sa pièce d’identité. Pour couronner l’affaire,  le responsable du service passe dans le bureau et devant mon sourire attristé et ma mine désespérée, il appose l’autorisation nécessaire sur mon dossier.

Nous allons l’avoir.

A 11h, nous sommes en possession du fameux passeport. Nous allons pouvoir partir. Il faut juste finir le paquetage.

Nous n’allons pas réussir à attraper le train de 18h30 😯 et pour comble de malchance, il éclate un énorme orage au moment où nous partons.

Nous arrivons trempés à la gare de la Part-Dieu.

Les trains n’aiment ni la neige, ni la pluie.  C’est le bazar.

Fidèle à son habitude, la SNCF nous communique la voie 2 min avant le départ.  Rush que je n’arrive pas à m’épargner ni aux enfants.

Mais nous sommes partis.  Nous sommes dans le train.

Nous arrivons à Genève à 22h30 puis chez Vanessa et Jean-François à 23h15.

Au lit très vite car demain le train est très tôt.

Nous ne sommes pas encore à Wien.

Anne-Laure

 

 

 

On y est presque

Enfin, ….

oui, c’est bien le mot, enfin, j’ai trouvé une solution.

Une solution à quoi vous dites vous ? Une solution pour nous rendre à Vienne avec nos 6 vélos et notre carriole. Je vous jure que cela n’a pas été simple, mais j’y suis arrivée.

Et tout tout ça, car nous avons insisté. Car au départ, la réponse était claire : on y arrivera pas.

L’avion, c’est cher, très cher…. et puis comment nous rendre à l’aéroport de Lyon ? Parce que mine de rien, en vélo il faut compter au moins 2h et que les vols s’étaient plutôt du genre 7H00 du matin. Alors essayez de calculer à quel heure on aurait du partir de chez nous avec les vélos pour avoir le temps d’enregistrer… drôle non ?

Alors le train… c’est toujours notre solution préférée. Plus écolo, moins cher normalement. Sauf que là, les liaisons, c’est pas du gâteau.

Il est indiqué sur tous les blogs que l’on peut prendre un train de nuit de Paris-Munich puis des liaisons multiple jusqu’à Vienne. Sauf que ce train de nuit, on ne peut pas le prendre avec les vélos. Grrrr

Alors Genève-Vienne ? Sauf qu’au téléphone on me dit à chaque fois que je ne peux pas mettre 6 vélos. Mais c’est quoi le problème ?

Ben le problème, c’est le chiffre justement : 6.

Parce que à force d’appeler et d’appeler la SNCF suisse, à savoir la CFF, je suis enfin tombée sur quelqu’un de gentil et de serviable. Un amour.

Et là, il me dit que le problème, c’est  le nombre maximum de vélos par train.

5 oui, 6, non ! Encore un pays où on peut avoir 3 enfants, mais pas 4. Dingue non ?

Et il me donne la solution. Il me réserve tous les les espaces vélos et me dit de mettre le vélo de Raphaël dans un sac, même un sac trafiqué. Histoire de dire que c’est un bagage. Car même gros, les bagages, on ne peut pas vous les refuser. Et voila, j’ai ma solution.

Nous partirons donc jeudi 4 août pour Genève. Nous dormirons chez Vanessa et Jean-François que je remercie ici de nous accueillir. Puis le lendemain matin, nous serons à 7H00 à la gare de Genève pour mettre nos vélos dans un train direct pour Zurich. Nous prendrons alors un autre train direct pour Vienne où nous arriverons à 18H30.

Eh oui, j’ai bien dit direct, nous ne ferons qu’un changement. Et pour ceux qui ont suivi notre retour de l’an dernier, vous saurez le bonheur que cela représente pour nous.

Alors bien-sur, il va falloir supplier un peu pour notre 6 ième vélos et puis la carriole, on va faire les imbéciles et prier pour qu’on nous la prenne. Je vais prévoir un autre gros sac trafiqué en toile. Oui je vais faire de la couture ou plutôt du bricolage, ça me connait mieux ça ;-).

Mais voila, nous partons vraiment. Les sacs sont presque fait, les billets sont pris, nous avons réservé notre couchage à Vienne. Bref, le départ approche.

Je vous embrasse et vous souhaite à tous une bonne fin de mois de juillet.

Prochain article depuis le train ou le vélo.

Amitiés à tous

Anne-Laure

 

Nouvel été, nouveau défi, suite de l’itinéraire

Dans un mois nous partons… Et rien n’est prêt. Je ne panique pas, mais je commence à me faire un peu du souci. Nous ne trouvons pas de solution pour rejoindre Vienne avec nos vélos. Nous avions espérer ne pas passer trop de temps dans les trains mais cela ne s’avère pas simple du tout.
La seule chose que nous avons, c’est l’itinéraire , il fait rêver. Vous êtes prêts?
4 capitales et 1000 km de vélos en 3 semaines.
Nous allons faire Vienne – Bratislava -Budapest -Belgrade.
Arrivée prévue le 24/08, avion pour rentrer le 26/08.
Alors si l’un de vous a des idées pour faire revenir nos vélos de Belgrade… On prend
Si l’un de vous a des idées pour nous rendre à Vienne en train avec les vélos…… On prend.
En attendant, on commence les sacs et le blog 🙂

Le début de l’histoire

Il y a quatre ans, l’idée me vint de faire les châteaux de la Loire… mais à vélo
Quelle drôle d’idée pour une famille de quatre enfants, dont le plus petit n’est même pas encore en âge de pédaler sans roulettes. Mais tentant le tout pour le tout je pose la simple question:
« -Papa? Maman? Et si cet été on visitait les châteaux de la Loire, mais à vélo?
Une idée farfelue, toute nouvelle, mais les adultes y réfléchissent.
Pour de multiples raisons, Maman propose finalement un autre projet…mais garde l’idée du vélo, idée qui lui plait beaucoup apparemment.
Et, après plusieurs mois de préparation les Cézards sont enfin prêts:
-trois vélos enfants
-deux vélos adultes
-une carriole à deux roues
-une carriole mono-roue
-un siège bébé
-et six personnes motivées pour faire 350 km, en suivant le Canal du Midi, tout ça en une semaine!

C’est le début d’une grande aventure qui -nous ne le savons pas encore- va changer entièrement notre mode de vie .

Amandine

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑