Ce matin réveil au son de la sono d’un triathlon qui se déroule ce dimanche à Dole. Un réveil fracassant !  

Mais notre grand moment du jour c’est l’anniversaire de Raphaël. 9 ans. Cela fait le 6 ieme anniversaire que notre bonhomme fête sur le vélo. Alors la présence de son copain Matthias avec nous est un vrai bonheur pour lui. Nous chantons « Joyaux anniversaire »au milieu des tartines. 


Nous sommes prêts à 9h45,c’est génial. Mais notre bonheur sera court car Raphaël a un trou dans son pneu. Et bien sûr, nous sommes dimanche donc tout est fermé. Nous perdons 1h car Pascal doit à nouveau mette une rustine et nous mettons du scotch épais au fond du pneu. Nous serons quand même obligé de faire un détour par Grant Casino pour en acheter un au cas où. 

Départ pour visiter la ville de Dole qui est tout simplement magnifique. On réalise tout de suite que la ville a été préservée des destructions de la guerre. Les bâtiments sont magnifiques, surtout dans le secteur préservé. 

Nous décollons de la ville à 12h30 avec 2 poulets cuits pour le midi. Ça change un epeu des sandwichs. 
Je sais je me répète mais c’est beau. La France est vraiment belle. Belle d’architecture, belle de paysage, de forêts et de montagnes, de vallées au seul desquelles s’écoulent des rivières. 


On passe du bleu de l’eau au violet des champs. 

Il y a aussi la richesse de ce réseaux fluvial. Tous ces canaux qui se rejoignent, ces écluses aujourd’hui automatiques permettent d’imaginer un gigantesque maillage de la France . 

Regardez là, nous quittons Le canal du Rhin au Rhône pour arriver sur la Saône que nous allons suivre pendant toute la journée. 


Nous pique-niquons au milieu d’un champ avant de repartir. Aujourd’hui pas de vent, nous pédalons vite. En même temps c’est une bonne chose car nous voulons rejoindre Verdun–sur-le Doubs. Nous espérons ainsi rattraper un peu le retard pris. Le vélo de Solène nous fait dun s misères. Crevaison et besoin de regonfler très souvent mais on avance bien. 

Quelques erreurs de parcours ne nous empêche pas d’avoir une bonne moyenne. Et il faut bien le dire, rouler nous fait plaisir. Nous pouvons enfin faire avancer nos machines, faire chanter l’asphalte. 

Les enfants s’éclatent à faire des pointes à 32km/h. Sauf que ce rythme va avoir un impact direct sur Matthias. D’un coup, à 17h, alors qu’il ne nous reste qu’une quinzaine de kilomètres Solène m’interpelle. 
« Maman, Matthias ça ne va pas ! » Effectivement ce petit bonhomme pleure en silence. Il a de grosses larmes qui coulent.  Il nous dit qu’il a mal à son genou droit. Et que ça fait un moment….. pauvre bonhomme. C’est aussi làque l’on voit la pratique. Car même si j’ai expliqué à Matthias dès le 1er jour comment faire du vélo sur longue distance, son inexpérience et le fait que ce soit un enfant font qu’il n’a pas écouté et appliqué. Quand on pedale sur de la langue distance en ayant du poids, il faut pédaler de maniere RÉGULIÈRE. C’est à dire trouver son rythme, son tour de pédalier et ne jamais mais ne jamais forcer. C’est avec le jeu de vitesse et de plateau qu’il faut jouer, pas avec ses muscles. Or Matthias, Come un enfant, malgré nos rappels, à pédaler toujours en force. Je pedale fort puis j’arrête de pédaler. Et pour élancer,  il passe en danseuse.
Or aujourd’hui, quand Matthias craque, nous en sommes déjà à plus de 50km. Et nous les avons faite entre 12h30 et 16h30 avec une pose d’une heure à midi, cela pour vous donner le rythme.

Bref, on va se séparer. Pascal avance avec les garçons et Amandine. Solène et moi restons avec Matthias. Mon amour de poupée pousse même le bonhomme qui vraiment n’en peut plus. Question fatidique « Veux tu que Maman vienne te chercher ? » Réponse : Oui. 

Nous avançons entre 7 et 9 km/h. Et le vélo de Solène qui recommence. C’est la galère. Nous allons être 1h30 à rejoindre le camping. Matthias à mal aux fesses, aux poignets et n’arrive plus avancer. 

Pauvre chou. Il aura fait presque 400km avec nous sont cette dernière journée avec une étape de 72km faite dans l’après-midi. Chapeau Champion !


Rachel arrivera à 21h au camping pour embarquer un petit bout bien fatigué mais qui m’offre un gros câlin au moment de partir. Ente le Matthias de départ et celui qui nous quitte, il y a un monde. Ce bonhomme a appris à ranger ses affaires, à prendre des initiatives pour aider ; il a trouvé sa place dans la fratrie et nous aura bien fait rire avec ses questions et ses blagues. 

Au revoir Matthias, on t’emmène aussi avec nous sur nos vélos. Et merci d’être venus avec nous et d’avoir été avec Raphaël pour ce jour si important. 

Kebab le long de la Saône avant de nous coucher. Il faudra souffler les bougies un autre jour. 


Plein de bisous à Matthias et à vous aussi. Et encore bon anniversaire à notre Raphaël. 


Anne-Laure