Ce matin, pas de réveil autre que celui du soleil. Il est 8h00 quand nous ouvrons les yeux. La nuit a été bruyante et le vent a soufflé fort. Il y a une fête foraine juste à côté du camping. Nous avions hésité à rester là 3 jours et aller visiter Venise depuis ce camping, mais la non !

Ce matin nous allons prendre le temps. Pas de stress, nous n’avons que quelques 25km à faire pour nous rendre à Porta Sabbioni. Et 3 bateaux à prendre. C’est la seule inconnue de notre journée. La traversée. Petit déjeuner tranquille et dernier échange avec nos charmants voisins français. Anne-Lise, Nicolas et Victor nous ont donné plein de conseils, ont chargé nos téléphones la nuit et écouter les blagues de Raphaël ( et ça c’est dur !)

Nous quittons le camping à 10h30. Direction le port pour prendre le bateau qui nous permettra d’accoster sur l’île de La Pellestrina

Nous patientons pour prendre notre premier bateau. Les vélos bien en ordre. Nous sommes les premiers sur la ligne de départ. Nous ne devrions pas avoir de problème à monter. Car maintenant tout se joue à l’humeur du capitaine. Voudra ou voudra pas de 6 vélos. 😰

C’est bon, nous pouvons monter. On quitte Chorggia.

Arrivée sur l’île de Pellestrina. La piste est indiquée.

Nous devons remonter l’île, prendre un autre ferry.

L’île est très jolie. Authentique île de pêcheur. Pas de touriste, pas de commerces visibles.

Sur le chemin, nous croisons Katia, Michel et leur fils Luca. Ils arrivent de Lausanne. A leur compteur déjà 1270km. Ça c’est impressionnant. Luca suit son papa grâce à un « follow-me ». On fait comme toujours. Échange d’informations, d’adresses et chacun repart dans sa direction. Bonne route à eux, ils vont faire le chemin inverse jusqu’à Turin avant de rentrer chez eux.

Deuxième bateau.

Nous voilà sur l’île du Lido de Venezia. On commence à apercevoir Venise au loin et on voit des maisons sur pilotis

Grâce notamment aux indications de Katia, nous prenons notre pause déjeuner dans un bar où on fait des jolis sandwichs. Le serveur est adorable et parle super bien français. C’est agréable d’arriver à se faire comprendre.

Nous devons remonter toute l’île du Lido pour prendre notre dernier bateau du jour. Le bord de mer est splendide et Venise se devine de mieux en mieux. La lagune scintille, le soleil tape fort mais on est émerveillé. Je ne résiste pas au plaisir d’un selfie avec Venise derrière moi.

Ce sera un peu plus galère. On doit être accepté par le capitaine. Le premier bateau nous refuse. Il faut attendre 35 minutes pour le suivant. On patiente dans la gare.

Enfin nous pouvons monter. 30 minutes de bateau pour apercevoir Venise, Murano, la baie. Le spectacle est prodigieux.

Enfin nous débarquons à Porta Sabbioni. Merci au capitaine. Nous sommes à destination pour 3 nuits. Le plaisir de nous savoir poser est immense.

Et demain. Nous irons voir Venise.

J’ai une immense pensée pour mon grand-père, mon Papi chéri. Je suis venue à l’âge de 12 ans à Venise en camping avec mes grands-parents et ma cousine chérie Virginie. Nous avions passé une semaine de rêve. Visite de la ville, pâtes au chocolat, dédale de rue, j’ai plein de souvenirs. De là où il est, je sais qu’il me protège et me soutient quand je suis sur mon vélo. Papi allait tous les jours en vélo d’Aix-en-Provence a Martigues dans les année 50′. C’était un cycliste averti. Il aurait adoré nos voyages à vélo. J’en suis sure. Peut-être que je tiens tout ça de lui.

Je vous souhaite une douce nuit.

Anne-Laure