Réveil tôt. La nuit a été entrecoupée par la pluie.

Nous commençons à plier à 8h30 et avons fini de tout ranger et de petit déjeuner à 10h. Raphaël va pouvoir aller se baigner dans les toboggans avant de partir. Il profitera du fait que Pascal doive travailler un peu ce matin.

Moi je vais en profiter pour rattraper mon retard d’article de blog et boire un petit café.

Nous décollons à 11h30 en long ns à clore la côte. Petites criques et jolies plages sur le chemin.

Je vous ai parlé des maisons avant d’arriver au camping hier. Là nous sommes aux portes de Pornic et nous entrons dans un autre monde.

Les maisons sont juste énormes ! Grandes façades, grands jardins devant, des arbres immenses …. Nous ne sommes plus du tout dans des quartiers populaires mais bien chez les nantis. Les maisons sont magnifiques.

Et l’entrée de la ville charmante.

Pornic a une longue histoire balnéaire. D’illustres personnes y sont venues dont Lénine et Renoir qui y a peint plusieurs tableaux. Et puis bien sûr le château de Barbe Bleue.

Mais il y a beaucoup de monde. Trop pour nous. Des passants observent nos vélos bien chargés. Une dame scrute tellement le mien que je finis par lui demander ce qu’elle cherche. Elle me répond… « le moteur ? ». C’est à dire qu’il est à propulsion musculaire Madame 🤣.

Nous préférons nous échapper de la ville en oubliant d’aller chercher un bol au prénom de Raphaël à la faïencerie. Dommage.

En sortant de la ville , j’apprends que je vais avoir la joie de revoir mon amie Victoria rencontrée à Rennes à la Toussaint 2019. Quelle joie.

La piste continue à longueur l’océan puis s’échappe dans les terres. un dolmen est annoncé. Hop demi tour. ….

Bon j’avoue, la vue l’emporte sur le site mégalithique tombe à terre et en plusieurs morceau. Ce n’est encore pas aujourd’hui que je verrai un dolmen comme dans Astérix.

Un joli château d’eau bien camouflé.

Nous prenons la pause déjeuner au bord de l’océan à La Bernerie-en-Retz. Nous avons tellement faim que nous oublions de prendre une photo de la plage à marée basse. Il y une immense piscine de mer. La plus grande que j’ai jamais vu. J’ai compris que c’était une piscine de mer qu ne je me suis demandée comment il pouvait y avoir une plage avec autant d’eau alors qu’on est à marée basse. 😉

Et c’est reparti pour le vélo.

Nous traversons des petites villages, montons des côtes avant d’avoir le plaisir des descentes. La piste fait des détours pour nous permettre d’éviter les routes fréquentées.

Dans les champs…. Des vaches, des oiseaux, des chevaux mais aussi des vieux souvenirs …

Parfois le village offre une halte pour un café bien agréable.

Pause café ☕️

Le paysage change. Nous longons des marécages. Il y a même parfois des écluses. Et bien sûr des ports pour les éleveurs d’huîtres.

Nous entrons en Vendée. En Vendée, il y a des huîtres, des moules, des marécages, des champs et du vent.

Et le vent permet de produire de l’électricité quand on lui mets des éoliens à disposition. La piste en longe souvent. Le bruit est certes important mais ce qui me marque, c’est le rythme, la puissance lente.

La piste longe ensuite des champs de tournesols. Leur jaune éclatant me redonne un peu d’énergie alors que la journée avance et que la fatigue commence à nous gagner.

Il y a aussi d’énormes figuiers. Malheureusement, elles ne sont pas mûres.

Nous n’avançons pas. La piste nous fait passer de 40km prévus à 50km déjà. Le camping n’est toujours pas en vue. Nous sommes fatigués. Pascal a mal a une jambe.

Nous longeons une maison avec une magnifique pelouse et j’entends la tondeuse. Dans le jardin, il y a une dame. J’ose.

Madame, accueilleriez-vous des naufragés de la piste fatigués. 🥺

Je crois beaucoup aux signes…

Or ma cousine vient de m’envoyer une belle photo de ma tante Jeanne qui nous a quittés il y a exactement 6 mois. Jeanne était rigolote, drile, souriante. Elle suivait mon blog tous les étés et j’aimais l’entendre rire de nos galères.

Or la dame devant moi s’appelle aussi Jeanne. Cette Jeanne là et son mari Rene vont nous ouvrir leur jardin, leur maison, leur cuisine. René nous offrira de son vin de noix. Un délice. Au matin, la confiture de figue d’une amie de Jeanne couvrira nos tartines.

J’aime ces rencontres sur la piste. Elles rendent nos voyages plus riches.

Et cette journée m’offre un navire une autre joie. Alors que Pascal est à la pharmacie j’appelle mon amie Victoria. Nous espérions nous revoir. Lorsque je lui dis que je suis dans le centre du village de Beauvoir sur mer, elle me répond « Oh b n ça alors. On y arrive dans 5 min ! »

Quel joie de se revoir après tout ce temps. Et en plus c’est autour d’une assiette d’huîtres ! Quel bonheur.

Nous retournons ensuite à la maison de Jeanne et René pour un apéritif sous le noyer et une bonne nuit de sommeil sur un gazon tellement épais que nous aurions pu nous passer de nos matelas ! C’est autre chose que le sol des campings, je vous le garantie.

C’était une journée certes avec du vent mais aussi bien chargée en émotions et en rencontres.

Demain, de nouvelles aventures nous attendent.

Merci pour votre lecture.

Anne-Laure