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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

5/08 Premier jour de vélo. Turin- Crescentini- Al Fontane. 70 km.

A l’heure où je vous écris ce texte le premier mot qui me vient est : Trop.

Trop chaud, trop mal indiqué, trop de soleil, trop de kilomètres, trop long de sortir de Turin.

Bon maintenant j’explique.

Nous nous sommes levés à 6h15. Petit déjeuner bien fourni et pliage des affaires. A 9h nous sommes prêts et comme de coutume, il y a un problème sur un vélo. Celui de Raphaël. Démontage pneu, remontage. Cela nous prend bien 30 min.

Passage par la supérette pour acheter le repas de ce midi, nous démarrons à 10h.

Nous allons mette plus de 1h30 à sortir de la ville. Et il fait déjà chaud ! C’est long, le gps me donne l’impression de nous faire tourner dans tous les sens. Nous sortons enfin de la ville vers 11h30.

Épuisant et écœurant.

Nous pouvons enfin pédaler dans un peu de nature. Il est presque midi. Nous tombons sur un bord de rivière. Ok on est pas les seuls, il y a merguez, musique italienne (😩🤮) mais l’eau est fraîche et ça fait du bien !

Retour dans le caniard. Le gps nous mène trop souvent sur la route. Nous tentons de trouver la trace de l’Eurovélo8. Dur dur.

Nous trouvons enfin le Pô. Majestueux mais dur à trouver.

Nous pédalons toujours sous la chaleur, le soleil, et sur des chemins détournés.

Pendant des kilomètres nous longeons des cultures de maïs, des rizières. Et pas un système d’arrosage en vue. Normal, toute la plaine est irriguée par un astucieux système de canaux amenant l’eau du Pô. C’est vraiment incroyable de voir le maïs avec les pieds dans l’eau, des rizières à pertes de vue.

Dans un village, à 17h45. Nous demandons des indications pour un camping. Encore 6km à faire.

Nous arrivons trop tard pour la piscine mais j’arrive à négocier deux chambres avec des lits.

On y met les vélos. Repas simple. Et au lit.

À demain. J’espère avoir moins chaud.

Anne-Laure

4/08/2018 Plaisir de visite solitaire, découvertes gustatives et frayeur.

Pascal est parti avec Pierre-Louis en avance pour faire réparer son vélo. C’est l’occasion de faire des photos du fleuve que nous allons suivre pendant presque 700km. Le Pô

Ce matin, je veux aller voir le musée Egizio. C’est la deuxième collection d’égyptologie au monde après Le Caire. Mais je suis là seule intéressée.

Qu’à cela ne tienne, je décide d’y aller seule. Et je me régale. Les pièces sont extraordinaires. Les salles se suivent, et c’est à chaque fois l’émerveillement. Masques mortuaires, coffrage, momies, Canopée. J’admire des morceaux de papyrus.

L’audio guide propose une visite en 60 minutes avec explication en français des pièces les plus importantes. C’est très bien fait.

Je vous livre ici quelques unes des photos que j’ai pu faire à l’intérieur.

Admirez la finesse du travail. Certaines pièces ont été réalisées avant l’invention des outils en métal . Cela veut dire que la pierre a été taillée avec des outils en pierre. C’est vraiment incroyable.

Vient ensuite une salle consacrée à la tombe d’un couple découverte intacte. Le sarcophage est impressionnant. Couvert de bitume pour le protéger des attaques du temps. Les égyptiens avaient donc déjà découvert les vertues du pétrole. Il est aussi décorer à l’or fin. Les yeux sont en pâte de verre. On a l’impression que le visage vous regarde depuis l’éternité.

Admirez le lit et le repose tête. C’est beau car simple et presque vivant alors que cela a plus de 4000 ans. La perruque de la femme en vrais cheveux.

Pour ceux qui ne savent pas, le poil n’avait déjà pas bonne presse l’époque. Les égyptiens de haute caste se rasaient la tête et portaient des perruques pour sortir ou lorsqu’ils étaient en représentation. Ils avaient ainsi moins chaud. Mais les perruques étaient en vrais chevaux et valaient très chères. C’était donc une pratique accessible uniquement aux nobles. Les gens de basse catégorie sont donc représentaient avec de la barbe. Tout le corps était épilé.

Une salle est entièrement consacrée à des sarcophages de plusieurs époques. Le travail de peinture sur le premier exposé me bouleverse.

C’est d’une beauté et d’une richesse incroyables. Le sarcophage est peint à l’extérieur comme à l’intérieur.

La tunique en perles bleues est encore un moment de surprise. Je n’en avait jamais vu.

Une salle du haut empire avec un magnifique sarcophage en pierre entièrement polie. Admirez la douceur de la pierre. On a envie de la caresser. La pièce est gravée d’inscription sur le dessus comme le dessous. A cette époque, les corps sont momifiés avec les corps mous réintroduits dans le corps.

Dans la même pièce il y a quantité de petite momies d’animaux. Les égyptiens sont très attachés à leur animaux domestique mais aussi à emmener dans leur voyage éternel toute la diversité de la faune et de la flore. On trouve donc des chats, des singes, des poussins, des chiens.

Et pour protéger le défunt, des multitudes d’amulettes sensées guider le défunt dans l’éternité.

Le travail des pièces, les couleurs, la finesse et la précision sont extraordinaires. Je me régale.

Une dernier pièce me scotche. Énormes statues de pharaon et de la déesse Sekhmet. C’est juste tellement beau.

Au moment où je sors, appel catastrophe des enfants. Pascal a eu dans la bouche une guêpe qu’il a heureusement recraché. Ils ont appelé les pompiers car il est allergique. Je les rejoins pour attendre le camion….. heureusement après une vérification, tout va bien. Nous repartons en vadrouille. Je veux boire un Bicerin. Spécialitée turinoise faite de café, chocolat chaud et crème entière.

Le gps nous ballade dans tous les sens, nous tombons sur des portes closes. Détour qui nous amène devant le marché de Turin où nous achetons des fruits, constatons les prix. Cela donne envie de revenir pour une grosse côte de bœuf.

Nous passons ensuite par la cathédrale de Turin où est conservé mais non exposé le Saint Suaire.

Enfin, chez Mulassano, j’arrive à trouver mon bonheur. L’endroit est authentique et la verrière extérieur magnifique. Pour le bicerin, c’est bon mais je crois que je préfère le café viennois bu à Vienne il y a 4 ans.

Direction le musée du cinéma. Les enfants et Pascal veulent monter en haut de la tour. Très peu pour moi !

En chemin nous tombons sur un parc insolite, sans doute un espace utilisé par des étudiants en Beaux-Arts dont l’université est juste à côté. Les enfants y trouvent de drôle de sculptures.

Je m’offre un moment de tranquillité avec un bon verre à base de prosecco, de menthe et d’agrumes. Un régal.

Et je vous écris la majeur partie de cet article.

Retour des visiteurs qui me livrent quelques photos de leur voyage dans les airs.

Il faut rentrer à l’appartement pour préparer notre départ. Demain nous attaquons vraiment le voyage à vélo.

Bonne nuit à vous et à demain

Anne-Laure

3/08/2018 : Visite de Turin

Il fait chaud. Très chaud.

La nuit a été difficile. Pas de climatisation dans notre location. Et la journée d’hier a été longue. Du coup repos le matin. Nous partons en vélo de notre location vers 10h. Pourquoi prendre les transports en commun quand on a amené son transport personnel depuis chez soi. C’est aussi l’occasion de tester les vélos, de se remettre en jambes.

Bien grand nous en a pris. Pascal a un problème avec son pédalier. Il faudra trouver un magasin.

Nous commençons pas visiter le musée Réal situé dans le Palazzo classé aux patrimoine mondial de l’Unesco. C’est l’ancien palais des Ducs de Savoie. C’est grand, c’est chargé en dorure, en armoirie. Mais c’est à voir. Quelques photos dans le désordre.

Petite pause devant notre super restaurant. On s’est régalé. Et l’accueil est vraiment au top.

L’église de Lorenzo avec sa super coupole en étoile. Chef d’œuvre de Guarino Guarini ( j’aime les noms italiens 🤣).

Magnifique non ! On a l’impression que c’est infini.

Il faut trouver un magasin pour Pascal. Petites glaces au calme le long du Pô.

J’aime ces photos de nos destriers

Il faudra revenir le lendemain au magasin de Stella Sergio. Via Fratelli Calandra, 15 Turin

C’est une famille de passionnés de vélos. Sergio, sa fille, son fils et un ami Gabriel vont gentiment jetés un œil sur le vélo de Pascal et régler la selle de Raphaël.

Promenade dans la ville et retour à l’appartement pour un bon repas italien.

J’avoue. Je tombe de sommeil et Morphée me cueille d’un coup avant la mise en ligne de l’article que je vous poste ce jour.

A-L

2/08/2018 Départ ! Toujours un stress en fait 😩

Voilà nous partons.

Au programme du jour : réussir à amener une famille et ses vélos à Turin.

Comment ? Il faut bien l’avouer….c’est compliqué, mais on va y arriver en séparant les combattants.

Je pars avec Solène et les vélos dans un camion loué chez Rent and Drop.

Avec nous dans le camion, grâce à la Toile Scoute, Clothilde. Cette jeune scoute nous retrouve ce matin en venant en train de Besançon. Elle fait la route avec nous puis emmènera le camion chez elle où elle le rendra.

Pour vous donner une idée ….

Pour les cyclistes grands voyageurs comme nous, ce voyage me donne l’occasion de tester 2 astuces. Le service de Rent and Drop qui a des prix auxquels je ne m’attendais pas. Très compétitifs et pratiques. Et bien sûr la Toile Scoute qui m’aura permis de trouver mes chauffeurs. Spéciale dédicace à ma Ludivine qui m’y a fait penser. 😘

Pour le reste des cyclistes, les bus Eurolines. Départ 15h30 Lyon, arrivée prévue à Turin à 20h00. Tout ça pour 24€ par personne. Le train peut aller se rhabiller. 3 fois moins cher pour la même durée de trajet et aucun changement.

Ils ne sont pas top dans leur bus ?

La question du jour est comment nous allons réussir à mettre nos vélos en sécurité à Turin. J’avoue qu’au matin la seule solution connue serait de les déposer chez notre hôte à 15min de voiture de notre lieu de villégiature. Le problème serait alors de les récupérer pour partir pédaler dimanche matin. J’en saurai plus une fois à Turin.

Bonne nouvelle à l’arrivée. On a pu mettre les vélos dans l’arrière cours.

Les voilà attachés les uns aux autres. 10 cadenas. Ça devrait aller non ? 🤣

Et mon paquet de clés 🤪

Enfin dernier petit stress…. ma CNI est introuvable ! Première fois de ma vie que ça m’arrive ! 😱😡Heureusement, j’ai mon passeport.

Une fois le camion chargé, nous faisons la route tranquillement entre filles.

Passage du tunnel de Fréjus. Je déteste les tunnels et celui là est bas, tout noir et long.

J’arrive à me mettre entre 2 voitures et non pas 2 camions. Moins stressant. Ma tête avant

Et à la sortie. Bon ben je l’ai fait.

Arrivée à Turin, Fabrizio nous attend pour nous remettre les clefs. On vide le camion et Clothilde repart pour Besançon. Trop top la Toile Scoute.

Une bonne douche, un peu de rangement et nous partons chercher le reste de la famille.

Retrouvailles et ballade en ville avant d’aller manger. C’est très beau.

Pizza en ville avant de rentrer.

Franchement. Ce resto était pour nous

Et les pizzas délicieuses.

Demain visite de la ville.

Clothilde doit arriver à 23h00 à Besançon on va penser à elle.

Bonne nuit à vous et merci de m’avoir lu pour ce premier article.

J’espère qu’il vous aura donné envie de lire la suite de nos aventures

Au plaisir de lire vos commentaires.

Anne-Laure

Nouveau voyage en préparation. Eurovelo8

Bonjour à vous chers lecteurs de l’été.

Voilà les aventures reprennent. Cette année nous nous lançons sur une nouvelle piste ce sera l’Eurovélo8.

Eurovélo8, c’est la route de la Méditerranée. Elle va de Cadix jusqu’à Malte.

C’est donc la route du soleil, la route des plages, mais aussi la route des Alpes, de la mer Adriatique, et du Péloponnèse de la Grèce.

Une carte pour vous montrer.

Nous commençons cette route par son milieu, c’est plus drôle.

Notre route cette année ira donc de Turin jusqu’à Venise, en longeant la plaine du Pô, puis ce sera la mer Adriatique pour remonter de long des côtes de la Slovénie, la corne de la Slovénie et arriver à Rijeka en Croatie.

À Venise, nous récupérerons Paola, une amie de Pierre-Louis. Nous continuons donc à embarquer un copain d’enfant avec nous. C’est tellement drôle, sympa et enrichissant de faire partager nos aventures.

Au programme, environ 1000km, dont la majeur partie en Italie.

Petit hic, aucun de nous ne parle italien. On parlera avec les mains.

Deuxième hic, apparemment pas de camping le long de l’itinéraire jusqu’à Venise. Nous allons donc tenter de rencontrer l’habitant. Là encore c’est une belle aventure.

Dernier hic, le transport.

Pas de train accessible avec vélo pour aller jusqu’à Turin.

Nous cherchons encore une personne prête à faire la route avec nous deux le 2/08 dans un camion de location et prêt à ramener le camion à Lyon. On ne désespère pas. Les enfants prendront le Flixbus. Si vous connaissez quelqu’un de plus de 21 ans et 3 ans de permis dispo et qui veut voir Turin. N’hésitez pas à me contacter. 😉😁.

Pour le retour, un scout, Jérémie, viendra avec son camping car à Rijeka. Pascal fera la route du retour avec lui. Nous prendrons le FlixBus pour revenir jusqu’à Lyon. Ce sera 14h de bus 😰🤪.

Mais tout ça, c’est le prix à payer pour vivre encore de la découverte, des rencontres, de l’aventure, des cuisines différentes et voir Venise.

Pourvu que ce ne soit pas pour y mourir 😜.

À bientôt sur la route.

Amitiés.

Anne-Laure.

De Lyon à Pérouges

Bonjour,

et oui, un article alors que ce n’est pas l’été, que nous ne sommes pas partis pour notre grand périple de l’année.

Un article car Amandine m’a fait une remarque qui m’a titillée…

Samedi, nous avons fait un belle journée de vélo. Nous sommes allés de Lyon à Pérouges en vélo.

Ce n’est qu’à 40 km de Lyon, nous ne connaissions pas et ma cousine m’avait dit que c’était un beau lieu, nous avions envie de faire du vélo. Et d’être tous ensemble.

Alors forcément, nous nous y sommes allés à vélo car c’est notre truc.

Il faut que je vous explique un truc. Quand nous sommes à vélo, nous sommes ensemble, mais nous ne sommes pas les uns sur les autres. Chacun sur sa machine (si je puis dire).


Il faut bien avouer que le rythme de Pascal, ce n’est pas vraiment le mien, il va trop vite, trop fort. Mais des fois, il pédale avec ses fils, car eux aussi, commencent sérieusement à avoir de la force dans leurs jambes, même Raphaël du haut de ses 9 ans. 

Si vous croyiez que je suis toujours derrière, vous avez tord. Car des fois, je les double et alors qu’ils se disent un truc, moi j’avance et m’offre une belle portion tranquille loin devant. Car en vélo, on peu facilement prendre de l’avance et ne pas se faire rattraper si le bitume vous aide en étant bien roulant… C’est chouette.

Et puis quand le GPS nous amène sur ses chemin impossible, eh bien, on galère, mais ça nous fait bien rire…. souvent qu’après.  


Mais le truc que j’aime le plus, c’est quand les 4 enfants pédalent ENSEMBLE.

Alor là, autant vous dire que l’horaire, la pluie, le froid, les difficultés, ils s’en fichent royalement. Ils se racontent leurs vies, ils se parlent, ils chantent, ils jouent ensemble, ils s’aiment.

Et moi, que se soit de loin derrière ou devant dans mon rétroviseur, j’adore ça.

Voila, parti à 11H30, nous sommes arrivés à 15H00 à Peyrouges pour nous offrir un bon chocolat chaud. 



Après un joli tour dans ce joli village, il a bien fallu partir afin de  reprendre le train pour rentrer à Lyon.


C’était une belle journée en famille, plein de rigolade sur les chemins détournés de Pascal et beaucoup d’amour tous ensemble.

Au fait, petit tising….

Cet été, ce sera du Nord au Sud, on cherche une ado de 16 ans pour venir avec nous ??? 2 voir 3 capitales et toujours 1000 km de vélo. Qui vient avec nous ?

Je vous embrasse. 

Anne -Laure

Beaugency-Lyon, fin du voyage. Le 15/08

Et voilà, c’est la dernière nuit sous la  tente. Il est 7h30.

Le labyrinthe ouvre à 10h30. Il faut 1h30 pour le traverser. Notre train est à 13h et il faut 15 min pour aller du labyrinthe à la gare. Bref nous avons les yeux sur la montre.

Pliage rapide pour prendre notre dernier petit-déjeuner de camping. Le temps est menaçant, très menaçant. Les premières gouttes tombent. La question est : le labyrinthe va-t-il ouvrir ?

Dernière traversée de la Loire.


Le temps que nous arrivions devant le labyrinthe, il tombe des cordes. Je vous laisse regarder ma tête des enfants qui reviennent quand la dame leur annonce que le labyrinthe n’ouvrira pas pour cause de pluie. C’est le désespoir. 

Pascal étant parti chercher du ravitaillement pour nos 8h de trajet, nous sommes obligés de l’attendre sur place. Et c’est tant mieux car finalement le labyrinthe ouvre. Il est 11h. Ils ont juste le temps de la faire. Joie des enfants.


Pendant que je les attends, Lauraline arrive avec sa famille et en voyant nos vélos, elle s’éclame : « Oh moi j’aimerai trop faire des voyages comme ça ! »

En rigolant je lui dis alors « Eh bien tu viens avec nous l’an prochain ! »  C’est qu’elle ne dirait pas non…. sauf quand elle apprend qu’on fait environ 60km par jour et qu’on pédale depuis 15 jours. C’est l’heure de l’apéritif et ses parents nous offrent un verre de rosé. Nous acceptons mais ne pouvons en boire trop. C’est là qu’on voit que nous ne buvons presque rien depuis quinze jours en dehors d’une bière. Cela tape vite.

Les enfants sortent du labyrinthe à 12h25. Pile pour attraper notre train. Photo de groupe du départ prise par le papa de Lauraline. Il faut partir.


Je ne résiste pas à l’envie d’une dernière photo du pont de Beaugency et de la Loire.


Nous attrapons notre train sans problème malgré un dernier déraillement de Raphaël. 50 min de train puis 2h d’attente à Saint-Pierre-des-Corps. Nous y apprenons que nous aurions dû acheter des places pour nos vélos et que normalement il n’y a plus de place pour nos vélos à nous sur notre train. Et là, moi je dis que la SNCF a encore vraiment des progrès à faire. Mais comme je dis toujours dans ces cas là….. « De toute façon, je vais monter ! » Et c’est que nous faisons.

À 16h le train part, nous avons 5h de train devant nous. Après avoir installé les vélos, il faut s’occuper.

Je vous ferai cet article, Pascal trie les photos avec ses fils…..


Puis pour changer, les enfants jouent aux cartes.


À notre arrivée il faut encore monter la côte de la rue Eugène Pons avant de pouvoir retrouver nos lits. À 21h40 nous sommes à la maison. Dernier petite rigolade que je vous offre, la pile de linge à laver qui m’attend pour les jours à venir…. et ceci en sachant qu’une lessive tourne déjà.


Demain ce sera grasse matinée et barbecue, repos et nettoyage en tout genre.

Merci d’avoir suivi nos aventures.

Cette année nous avons fait 880 km en 14 jours de vélos.  Une fois encore la piste nous aura offert son lot d’aventures,  de rencontres et de merveilles. Vivement notre week-end de rattrapage pour pouvoir dire que nous avons fait la piste de Saint Brevin à Belgrade. Ce sera l’occasion de vous écrire un ou deux articles en dehors de l’été.


À tous bon fin de vacances et bonne reprise.

Je vous embrasse.

Anne-Laure

Orléans Beaugency, le 14/08. Des solutions mais pas des miracles 

Un réveil plein de gentillesse et d’attention. Voilà ce qui nous est offert ce matin. Véronique nous a fait le petit déjeuner. Emmanuel est sans doute allé chercher du pain. Les enfants sont touchés et nous un peu gênés. C’est tellement gentil, simple et humain. Des qualités rares et précieuses. Comme dit Amandine, « Tu aurais fait la même chose ? Alors profite et apprécie.  » La vérité sort toujours de la bouche des enfants, même quand ils sont grands…. mais comme elle dit aussi…. « j’ai toujours 5 ans, l’âge magique ».

À 9h30 nous appelons les magasins de vélos pour vérifier que ce soit ouverts. Bingo. On y croit. 

Pascal démonte les 2 roue des filles, Emmanuel propose gentillement d’emmener Pascal en mettant le vélo de Pierre-Louis dans sa voiture. Pascal reviendra en pédalant dessus, ce n’est qu’à 10 km. 


Connaissez-vous la loi des séries ????

Alors que nous espérons de bonnes nouvelles de Pascal, il m’appelle pour me dire …. »j’ai oublié mon portefeuille, je ne peux pas payer et pour finir il manque une pièce pour le vélo de Pierre-Louis, pas sur qu’on trouve une solution…. »

Me voilà repartie avec la voiture de nos hôtes pour aller chercher Pascal, le vélo et lui apporter de quoi payer ». Nous devons faire attention à l’heure, Emmanuel et Véronique ont une obligation familiale et doivent partir de chez eux à 14h30. Nous serons chez eux à 13h30 avec 2 roues réparées et le vélo de Pierre-Louis en chaine tendue. Il peut pédaler mais ne peut pas changer de vitesse ou de plateau. Bref il va mouliner et c’est la fin de notre voyage. Impossible de faire les 120 km qu’il nous reste normalement à faire pour avoir terminé la Loire à Vélo. C’est rageant, frustrant. 
Pascal remonte les roues des filles, nous disons au revoir à Véronique et Emmanuel qui doivent partir.


 Ils nous laissent les clefs pour pouvoir finir de plier et manger sans stress. 

Nous passons faire un tour dans la ville pour ne quand pas être venus aussi loin sans voir la ville. 



La vielle ville a été rénovée avec des façades peintes aux couleurs du Moyen-Âge. C’est très bien fait. 

Nous retrouvons les bords de Loire pour faire nos derniers kilomètres. 


 Nous avions commencé notre premier voyage sur l’Eurovélo 6 à Beaugency. C’était en août 2013. Lors de notre première nuit en camping, nous avions entendu les cris dans le labyrinthe de maïs situé juste de l’autre côté  de la Loire. Depuis les enfants en rêvent. C’était une promesse que nous avions fait pour le voyage de cette année. Nous allons donc y aller, même à petit vitesse. 

Nous pédalons donc tranquillement et suivons pour la dernière fois cette année le beau fleuve sauvage de France. 


Sur le chemin, joli moment d’art moderne et de rencontre. 


Nous arrivons à 19h30 à notre denier camping. Dernier montage de tente. Demain les enfants iront au labyrinthe puis nous prendrons le train pour rentrer à Lyon. 
Je vous salue avant de vous raconter notre retour. 

Anne-Laure un peu déprimée 

Gien-Orléans. Quand les casses vélos s’enchaînent, la gentillesse des gens est immense. Le 12/08

Note nuit à Gien fut agitée. Gros orage et des bruits qui nous font croire qu’on essaie de nous voler les vélos. Ne dites pas que c’est du délire, c’est arrivé à des cyclistes à Nevers. Au réveil, leurs 3 vélos n’étaient plus là. 8000€ de matériel volé pendant la nuit. 

Pascal est debout à 7h30 et depuis il bricole le vélo de Solène pour essayer de réparer sa roue t ses rayons qui sont soit détendus soit carrément sortis de leurs emplacements. Il fait tout ce qu’il peu mais n’arrive qu’à faire du provisoire. Nous espérons trouver de quoi réparer à Orléans. 

Nous démarrons sous un superbe soleil. Il fait à nouveau beau et ça fait du bien. Le gentil monsieur du camping nous a indiqué un raccourci qui nous permettra de gagner 9km. 

Et voilà que les ennuis commencent. Pascal crève la roue de la carriole. Il lui faut entièrement la vider pour pourvoir démonter. Je suis un peu plus loin avec les garçons. Car Solène pedale doucement et nous avons chargé Amandine pour pouvoir un peu décharger la roue arrière de Solène. Raphaël me fait une frayeur en s’échappant loin devant. Je suis obligée d’arrêter un cycliste pour qu’il arrive à le rattraper car moi aussi je suis chargée de sacoches avant supplémentaires. Décidément les garçons quand ça a décider d’avancer ça oublié toutes les règles de sécurité, 3 routes traversées seul et un début de départementale commencée avant de se dire que quand même, il vaudrait mieux attendre ses parents. 

Pascal finit par nous rejoindre et nous repartons. Au crapaud indiqué, nous prenons le raccourci indiqué. 


Les paysages sont prodigieux. La Loire est belle car sauvage, les oiseaux nombreux et la nature préservée. 


Et voilà la suite des ennuis. Pierre-Louis casse la pâte d’attache de son dérailleur. Il ne peut absolument plus avancer. Nous sommes au niveau… de quoi ? De nul part. Ça c’est vraiment un gros problème. 

Mais mon ange veille …. j’aperçois une grosse maison avec plein de gens dans le jardin. Je tente ma chance. 

C’est un lendemain de mariage. Devant plein de voitures alignées, dont un gros camion. Le propriétaire, Stan, accepte de me le prêter pour que j’emmène Pierre-Louis, son vélo, mais aussi le vélo de Solène et Amandine à Orléans. Veronique et Emmanuel Plannz, contact du site Warmshower nous ont indiqué un magasin de vélo qui seraient ouvert ce dimanche. On y croit. 

Je laisse Pascal,Solène et Raphaël avancer, mon Blacky dans le jardin des Écuries et je pars. Je dois être de retour pour 16h. Stress de conduire une voiture qui ne vous appartient pas et stress du timing. Je vais doucement. J’arrive à 15h40 à Orleans et malheureusement le café est fermé. Normal, c’est le pont du 15 août. Ente temps j’avais à nouveau eu Veronique qui nous accueille gentillement. Je peux déposer les 2 enfants, les vélos et les sacoches dans leur jardin pendant que je retourne chercher mon vélo. Comme dit Amandine  : cette journée n’est pas si terrible que ça puisque nous avons trouvé quelqu’un qui nous prête son camion et nous sommes accueillis ce soir. Ma fille trouve toujours le bon côté des choses. C’est une de ses grandes forces. Au moment de partir en camion elle aura aussi ce gentil mot :  « Maman ne stresse pas, tu as toujours bien conduit, il n’y a pas de raison que cela ne soit pas le cas aujourd’hui. » Gentil mot qui fait du bien et vous rassure. Elle avait aussi dit à Pierre-Louis qui s’interrogeait sur le entier de Stan que c’était facile à deviner …. « Son métier c’est être gentil ». J’adore !

Je laisse donc Amandine et Pierre-Louis pour ramener son camion à Stan. Je suis en retard. Je refais l’essence chez Leclerc et en profite pour voir que les 2 magasins de sport dont Mondovélo sont ouverts demain.  

J’arrive avec 50 min de retard et suis accueilli par le sourire de Stan et son amie que j’ai pourtant mis en retard. Encore mille mercis à eux. Je leur ferai parvenir du vin de citron et de la confiture maison dès mon retour.  

Et me voilà reparti à 17h15 pour 50 km de vélo à fond les ballons. 

En passant devant Sully-sur-Loire, Solène et Raphaël ont eu envie, et à juste tiré de voir le château. Ils se retrouvent donc avec Pascal derrière moi. Je n’ai rien mangé en dehors de quelque chois. Je m’achète donc 2 sablés et je fonce. 

Le paysage est grandiose. C’est rageant de ne pas plus en profiter. 


Amandine et Pierre-Louis vont visiter à pied la ville d’Orléans pour ne pas envahir nos hôtes. Ils reviennent éblouis par la cathédrale. 


J’arrive à 20h40 chez Véronique et Emmanuel. Leur gentillesse est incommensurable. Véronique nous a fait une quiche, la table est dressée et elle nous a fait des lits. Que vous dire….. 

Pascal me suit de peu. Juste avant l’arrivée il m’appelle pour me dire que la roue arrière du vélo d’Amandine vient aussi de lâcher. Axe mort. Cela fait 3 vélos de cassés, c’est lourd et démoralisant. Cela sonne aussi le glas de notre voyage. 

Merci à Stan de nous avoir fait confiance et pour le prêt du camion. Merci à Véronique et Emmanuel point l’accueil. 

Nous nous couchons en espérant pouvoir réparer les vélos demain. Il faut y croire. Que vos anges vous gardent. 

Anne-Laure

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