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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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sixavelo

Une famille de six qui passent leur temps à vélo et voyage à travers l'Europe avec nos chères bicyclettes. Suivez nous aventures ....

Voir Budapest et retrouver Jules 14/08/2016

Quand on a fait 91 km, on a droit à une grasse matinée.  On a le droit et le besoin.  Donc ce matin,  pas de réveil, pas de stress,  pas d’horaires. Ça fait du bien.  

Le camping de Budapest est très central. Il est rempli de tentes et de camping car. Hier soir,  une poule n’aurait pas su où trouver de la place pour pondre ses oeufs.
Les gens de l’accueil sont adorables et très serviables. Ils nous conseillent de laisser nos vélos sur place pour ne pas risquer de se les faire voler.  

Nous prenons donc les bus Hop and Off. Vous voyiez de quoi je parle.  Je trouve ce moyen vraiment pratique et facile pour découvrir une ville,  surtout avec des enfants et encore plus quand on est fatigués. On voit la ville d’en haut et avec explications en français. 

Car cette fatigue, c’est vraiment le point faible de nos voyages.  

Nous sommes tiraillés entre 2 problématiques. Avancer car les costaud en ont envie,  pédaler fort,  aller loin, voir du pays.  C’est le clan Amandine, Pascal et parfois Pierre-Louis.  

Et de l’autre côté, ceux qui vont moins vite ( mais qui parfois foncent pour les enfants), voudraient bien visiter un peu plus et prendre du temps (surtout Solène ça) c’est la clan A-L,  Solène et Raphaël.

Budapest est une ville magnifique. Pleine de charme. Solène s’exclame qu’elle pourrait volontiers y vivre une année et Amandine répond que le seul problème c’est d’apprendre le hongrois. 

Beaucoup de magasins sont ouverts alors que nous sommes dimanche. C’est surprenant. Il y a de nombreux touristes évidement. Mais pas seulement

Nous passons d’un bus à l’autre. Pascal est parti chercher Jules à l’aéroport. Il découvre le métro de la ville. Impressionnant car authentique. Nous nous en rendrons compte aussi quand nous rentrerons au camping. 

  A 16h30,  message comme quoi ils sont ensembles.  Et à  17h30.

Ta da. ….

Voilà, nous avons 5 enfants avec nous pour rejoindre Belgrade. Dingue non ?

Mais quelle belle brochette de 17, 16, 14, 11 et 8 ans.  J’adore ! Merci Jean-François et Vanessa pour la confiance !

Un tour au bout de la citadelle pour voir la vue et nous reprenons le bus.  

Petit tour en ville.  Et un verre de vin hongrois pour Pascal et moi.

Il faut aller faire les courses pour manger ce soir… sauf que c’est fermé. Zut.  On rentre au camping en espérant trouver la station d’à côté ouverte,  sinon,  il faudra se contenter de ce qu’il y a dans la carriole. 

Heureusement en bout de métro nous trouvons de quoi nourrir notre troupe.  1 kg de pâtes, du gruyère et des yaourts. 

Un petit jeu et hop.  ….

Demain le Parlement et les thermes. 

Bonne nuit à tous.  

Anne-Laure 

Arriver à Budapest en vélo….. génialissime

Vive le pétrole qui permet de fabriquer des couvertures en polaire bien chaude. Enfin une bonne nuit. Nous nous sommes immédiatement endormis même avec la musique.  

Le réveil à 6h 30 n’a pas été un pb après une bonne nuit.  Nous avons plié à  8h30 et nous démarrons à  9h 15. 

Le programme est lourd.  82km. … plus la traversée de la ville.  Mais le guide nous indique que les paysages vont être très beaux. 

C’est vrai ! Et en plus nous logeons le Danube. C’est tellement beau,  reposant et vivifiant. Certains pourraient dire que nous avons traversé toujours les même paysages. C’est à la fois vrai et faux.

Il y a bien ces saules pleureurs, des berges ressemblantes et le clapotis de l’eau, mais la lumière est différente. La sensation toujours unique. 

Il faut dire que sans cette idée d’Eurovélo 6 nous n’aurions jamais vu les pays que nous traversons comme nous les voyons. A 15km / h de moyenne, on admire vraiment le pays. Nous  voyageons à la vitesse des gens du pays. 

J’aime profondément ce que nous voyons et vivons.  Ces moments sont hors de l’espace et du temps de nos vies quotidiennes. J’ai l’impression que cette expérience marquera les enfants d’une manière forte et douce à la fois.  

Nous traversons une première fois le Danube avec un bac. Les enfants sont ravis. Sur le fleuve,  il y a des canoës-kayak. Nous croisons une nouvelle fois des italiens rencontrés à  Wien. 

Nous discutons aussi avec Monika et Thomas qui roulent à la même vitesse que nous depuis 2 jours.  Nous les retrouverons au camping ce soir.  C’est toujours si agréable d’échanger avec des gens qui vivent le même périple.  

A midi nous picniquons au pied du Danube. Afin d’avoir la force d’aller aussi loin, nous nous offrons une glace double boule. En Hongrie, la boule est encore moins chère qu’en Autriche.  La question est donc bien pourquoi sont elles si chères chez nous ?

Nous reprenons notre route. Il fait plus chaud,  voir très chaud au soleil.  Mais en pédalant c’est super car comme disent les enfants : « on a la clim écolo ».

Nous passons Vissgrad.  C’est superbe puis nous retraversons le Danube  à nouveau en bac.  Il est presque 16h et nous avons encore beaucoup de km à faire.  A 17h, nous sommes à Vacs, superbe ville baroque où nous prenons un goûter.  Nous nous posons la question de savoir si nous allons arriver à rejoindre Budapest ce soir.  Nous calculons qu’il nous reste 25km environ.  Cela devrait faire une arrivée au camping vers 19h.  

On le fait. On y va. 

Notre arrivée sera beaucoup plus tardive. 

Premier problème, les abords de la ville sont le lieu de multiples restaurant au bord de l’eau.  Il y a beaucoup de monde, nous sommes samedi.  Pas d’autre choix que de mettre pied à terre pour passer au milieu des familles et des mariages nombreux le long de ces bords si beaux du fleuve

Deuxième écueil, il y a en ce moment un festival de rock très important à  Budapest.  La piste de l’Eurovelo6 passe pile devant le lieu des concerts.  Il y a un monde fou.  Des milliers de jeunes viennent voir le concert du jour. … et franchement je les comprends..Pascal m’annonce que le groupe du jour est Muse. Je ne vous dis pas ce que cela me fait comme effet.

Enfin nous sortons des méandres de cette foule.  Et voilà que nous voyons enfin le Parlement. Quel spectacle  !

Le coucher du soleil nous l’offre paré d’atours lumineux extraordinaires.  C’est prodigieux. 

Arriver à vélo à Budapest.  Quel expérience incroyable. Je vous avoue même que sans cette piste,  je ne sais pas si j’aurai eu l’idée et l’envie de venir ici. L’émotion est très forte.  

Nous mettons encore un temps fou à traverser la ville pour enfin rejoindre le camping à  20h30.  Il est bondé mais on nous accepte et nous trouvons un espace pour nos tentes.  

Comme nous l’avaient annoncé Michael et Cécile,  le restaurant du camping est top.  Un vrai régal pour chacun de nous  

Minuit bien passé.  Je termine cet article et vous embrasse.  

Anne-Laure 

Jolis paysages et jolies rencontres rendent les km plus faciles. 12/08/2016

Encore une nuit à me geler. Ce n’est pas reposant. Ce matin j’envoie Pascal m’acheter une couverture supplémentaire. Cela ne peut plus durer.  

Quand je pense que nous avions peur de mourir de chaud,  on en est loin.

Réveil à  7h impossible.  Ce sera 7h30. Par contre nous sommes très rapide à plier. On perd un peu de temps à récupérer nos papiers et on décolle à 10h30. Je ai trouvé mieux que les français pour la paprasserie. 

Nous devons rejoindre Esztergom, 60 km. 

Le paysage est joli. Il fait beau et pas trop chaud. Mais je n’avance pas aussi vite que je le voudrai. 

Pascal et les enfants trouvent des chèvres  sur leur chemin. Le bouc n’est il pas magnifique  ?

Nous avons le plaisir  de voir des cigognes, sur le bas côté, mais aussi dans leur nid. On voit et entend même des oisillons réclamer à manger

Petite erreur d’aiguillage, nous sommes obligés de pousser les vélos pour sortir d’un cul de sac.  Notre « Doramandine » n’était pas devant. Erreur de ma part. 

Nous revoyons enfin notre Danube. Notre route nous donne moins le plaisir de le voir cette année.  Il est devenu énorme. 

Nous avons faim mais pédalons jusqu’à un Bikestop  indiqué depuis le début de notre route et qui intrigue les enfants.  14h00 nous y sommes.  déception. C’est en fait un monsieur qui fait camping dans son jardin. Il est impossible d’y boire un café ni de se poser pour notre picnic. Demi tour jusqu’à un banc public. 

Il reste 12 km pour arriver à destination.  Nous repartons à 15h30. Nous sommes à destination à 16h30.

Camping calme mais machine à laver en panne.  Première lessive à la main… Le pb c’est surtout l’essorage pour espérer que le linge soit sec demain.  

Il y a une piscine. C’est sympa de se baigner même si l’eau est froide et c’est excellent pour la récupération musculaire. 

Nous partons ensuite voir la ville et visiter un peu. Elle est dominée part une énorme église avec une vue splendide

Petite pizza hongroise et bien sûr glaces avant d’aller nous coucher 

Au programme de demain : 80km pour atteindre Budapest.  Pourvu que les genoux tiennent. 

De retour au camping c’est la déconvenue totale. Il y a un festival de rock juste à côté, nous n’étions pas passé devant en arrivant…. et pour couronner le tout des jeunes ont fait un feu et écoutent de la musique dans le bungalow juste à côté notre tente. Pourvu que je puisse dormir.

Je vous raconterai demain. .Bonne nuit. Que la votre soit plus calme  que la mienne. 

Anne-Laure 

Article court. Le 11/08/2016

Je me suis gelée toute la nuit. Le réveil à été dur et pas que pour moi.  

Premier pliage de tente.  Comme d’habitude c’est lent.  Nous décolons à 11h.  Au programme,  rejoindre la ville de Kormano,  c’est à dire 80 km. 

Il fait froid,  il y  a du vent et c’est long.  Nous arrivons à  13h à Gyor.  Les deux tiers sont fait et nous n’avons pas si mal roulé. Jolie ville où Vasarely a construit le plus beau théâtre de Hongrie. Nous avons droit à un moment de repos pendant notre repas. 

C’est après que cela va devenir compliqué.  Un vent fort en plein face qui nous ralenti à  10km/h. Des chemins boueux et caillouteux.  Encore des casses sur le vélo de  Pierre-Louis, il faudra s’en  occuper à  Budapest. …nous arrivons à  20h au camping. 

Repas de saucisse purée et au lit.  

Je suis fatiguée.  Cela sera tout pour aujourd’hui. 

Bises.  Anne-Laure 

Sous la pluie. … on pédale vite. 11/08/2016

Debout les gars réveillez vous. … Vous connaissez la suite. 

Debout  7h. Il faut charger les vélos et partir. Nous sommes prêts à 9h. C’est super. 

Il pleut. Il y a 2 ans,  cela nous aurait presque fait râler.  Maintenant,  nous sommes habitués.  

Pédaler sous la pluie a plusieurs avantages.  Oui, oui, j’ai dit avantages. 

Un, nous n’avons pas chaud. 

Deux, nous allons plus vite. 

Trois, nous sommes seuls.  

Et enfin,  cela donne aussi de jolis paysages féeriques. 

Bon.  Ça a aussi des inconvénients.  Le premier c’est notre allure. Je vous laisse imaginer,cela se passe de commentaires.

Quand j’aurai du réseau. .. je mettrai des photos 

Premier change d’euros en florin

Pour 120€… je récupère 35.540 ft.

Question immédiate de Solène. 

« Les prix vont être pareil au niveau valeur ou  à 3 chiffres? Réponse facile :  » Allons nous acheter à manger pour le savoir.  »

Pour du pain,  un peu de Wurst, du chocolat, du maïs,  des yaourts et du fromage et bien sur des chips. …. 7550 ft soit environ 20€.  Drôle d’effet de payer des sommes avec autant de chiffres pour des petits achats. 

Nous sommes congelés.  Nous mangons rapidement  pendant un arrêt de la pluie puis c’est boisson chaude pour tout le monde.  Regardez comme ces chocolates chauds sont supers. 5 chocolats,  plus 2 cafés pour l’équivalent de 5€. Aucune culpabilité.  
Nous repartons sous la pluie.  Il reste 22 km et au bout un camping avec thermes chaudes.  Vite,  vite . 

Après une première casse vélo.  Nous arrivons vers 15h au camping. 

Nous profitons d’un arrêt de la pluie pour monter les tentes puis tous aussi réfrigérés les uns que les autres nous pratiquons notre premier therme hongrois.  Eau à  37 degré.  Le pied.  

Un bon plat de pâtes et hop au lit.  Il fait froid mais la pluie s’est arrêtée et normalement demain il fait beau. 

A-L 

Bratislava ou la douceur de vivre. 9/08/2016

Réveil au son du tramway qui passe sous nos fenêtres.  8h 15.  On aurait bien dormi un peu plus mais la ville nous attend.

Comme d’accoutumé Pascal va nous chercher le petit-déjeuner. Jus de fruits,  salami et saucisson au paprika, car nous commençons notre cure de paprika, mais aussi des croissants qui se révéleront avoir une petite surprise, de la confiture d’abricot. 

En route pour une découverte de la ville à pied.

C’est une très jolie ville.  Il y a un vieux centre historique avec rapidement des pourtours modernes. 

Première déception, l’église bleue  est fermée.  Il y a des travaux en face et cette mesure est censée la préserver de la poussière. C’est la deuxième fois que je vois une église bleue et que je ne peux pas la visiter.  

En route pour la suite.  Théâtre de la ville,  Philarmonique …. et là,  les estomacs crient famine.  

Nous essayons d’échapper aux pièges à touristes et ce n’est pas facile.  Il nous faut quitter le vieux centre pour enfin trouvé un pub avec des tarifs slovaques. Le pub vaut le detour « Le KGB pub ».  

Nous commandons nos menus qui pour la somme de 3€60 nous permettent d’avoir une soupe, un verre d’eau pétillante, car ici c’est comme en Belgique… pas de carafe d’eau, et enfin notre plat. 

Amandine part en excursion dans le pub, car nous sommes en terrasse, et nous invite lourdement à aller voir par nous même.  

En effet. ..ça vaut le détour 

Une ode aux temps du KGB et du communisme. Décalé. Mais pas assez pour que les enfants le voient.  Crédulité enfantine.  

En route pour la cathédrale. Pas aussi grande que les nôtres mais charmante. Notamment les chaires à droite et à gauche de l’autel avec des boiseries magnifiques. 

Direction le château.  Le vent s’est levé,  le ciel est noir.  Nous craignons la pluie.  Et il ne fait vraiment pas chaud. 

Le château de  Bratislava a brûlé en 1811. Il n’en restait que les pierres. Il a été entièrement reconstruit en 1953.

Il est très bien reconstruit…..mais il est vide :?. Pascal dira : « c’est la première fois que je visite un château qui sent le neuf!  » Impression bizarre.

Les salles sont immenses. Il y a bien quelques tableaux au mur mais le sentiment qui domine  c’est le vide.  

Le plus drôle : une exposition sur Charlemagne uniquement faite de photos et de copies. On sort en 1h alors qu’il y avait 4 étages.

On garde ce sentiment étrange et une belle vue sur la ville et le Danube. 

Encore un petit tour en ville et nous rentrons à notre hôtel avant de retourner  dans le pub d’hier soir.

Nouveaux plats.

Ça c’est une soupe à l’ail absolument délicieuse. 

Au lit.  Demain nous allons à Lipot où nous pourrons profiter de notre premier spa dans le camping.  J’en rêve. 

Bonne nuit.  Douce nuit 

Anne-Laure 

Wien – Bratislava 8/08/2016

Et voilà nous commençons vraiment le vélo. 

Aujourd’hui,  nous quittons la capitale de l’Autriche pour relier la capitale de la Slovaquie. 

Au programme environ 70 km. Mais il faut rajouter les km nécessaires pour sortir de Wien. 

 A 10h nous quittons notre logement et enfin à 10h30 nous retrouvons notre Danube.  Il est si beau.  Large, puissant, et qui donne à nouveau envie de se baigner dedans. 

Malheureusement,  rapidement, le chemin nous détourne des bords du fleuve. 

Nous nous retrouvons en plein cagnard à suivre une berge. La piste est faite de goudron encailloutée. Ce n’est pas très roulant. 

A midi pause déjeuner. Nous avons repris notre regime Wurst. … pour le plus grand plaisir des enfants.  Je ne vous dis pas la quantité de nourriture qu’ils  ingurgitent,  vous prendriez  peur. Mais je vous rappelle qu’ils pédalent.  

Nous avons une petite moyenne de 14km/h. De toute façon,  je ne peux pax aller plus vite.  Mes genoux n’en sont pas capable.  D’ailleurs mes genoux. .. je ne vous en parle pas et c’est tout.  Ils feront la route et puis voilà. 

A 18h, nous sommes à Bratislava.  Et nous réalisons que j’ai fait une erreur.  J’ai cru que le camping était dans la ville alors qu’il est à encore  22 km. 

Nous choisissons de nous trouver une solution de couchage dans  la ville.  Nous trouvons une sorte de chambre d’hôte. Il n’y a que 5 lits mais cela fera l’affaire et la dame est très gentille.  Elle nous parle en slovaque tout du long alors que nous ne comprenons pas un mot. 

Elle nous indique une auberge typiquement slovaque où nous nous régalons de plat choisis sur photo.  Je comprends le problème des asiatiques.

 Et les prix sont très sympathiques,  ici ce n’est pas la Suisse  🙂

Petit tour en ville pour trouver une glace .

Au lit.  Je suis épuisée et les enfants aussi. 

Demain visite de la ville. 

Bonne et douce nuit à vous.  Anne-Laure 

Sous le regard de Sissi. 07/08/2016

Aujourd’hui, visites. 

Nous commençons par le Belvédère.

Au programme,  l’impressionnante collection de Klimt et le fameux Baiser.

Klimt est passé d’un style réaliste avec des portraits d’une profondeur incroyable à un style unique dans lequel je ressens son envie d’exprimer ses propres sentiments et émotions.

Dans les années 1880, ses tableaux sont d’une précision incroyable. Il y a du Granet et du Monet.  Puis vient l’utilisation de la peinture d’or et d’argent.  Les personnages ont les yeux fermés. Les postures sont desaxées. Comme si les corps étaient repliés sur eux mêmes.

Les fleurs sont très présentes. Elles entourent les personnages. Différentes pour chacun d’eux. 

C’est beau. On a l’impression d’accéder à l’âme du peintre. 

Passage par le parc pour admirer le château de loin.

Nous sortons du musée pour nous rendre vers le château de Hofburg, résidence principale des Hasburg et lieu du musée Sissi. 
Lors de notre cheminement nous tombons sur un espace un peu dingue.

En plein milieu de Wien, juste devant l’ambassade de France il y a une installation de folie. Une sorte de piscine à vague permettant aux Viennois de s’adonner au plaisir du surf. Oui , du surf  !

Les surfer peuvent profiter d’une vague permanente sur une largeur de 2 m50 environ.  Et bien sûr : bar à bière et à mojito.  

Interlude fraîcheur. 

Nous arrivons au musée de Sissi.  

On commence par l’impressionnante collection d’argenterie. Des assiettes en tout genre, des moules à  pâtisserie,  des porcelaine, des plats d’apparat,  des centre de table….. tout ça formant ce qui s’appelle la collection de l’argentier de la famille imperiale. 

Il y a un nombre incalculable d’assiettes en argent,  de soupière en porcelaine, de verre à eau, de verre à vin, verre à alcool fort, vert à soupe, de centre de table,  de bougeoirs, de coupe à  dragées,  etc. ….. 

C’est très beau mais d’un côté Pascal est hemétique, de l’autre Amandine et Pierre-Louis  étudient chaque vitrine en détail  …..

 On arrive ensuite dans le musée Sissi en vrai.  

Il est fait d’une première partie qui explique bien la différence entre la réalité de l’impératrice Élisabeth et le mythe qui est né suite à son assassinat le 10 novembre 1898. 

C’était en fait une jeune fille éprise de liberté, angoissée par les contraintes de la cour et qui réussi grâce à l’amour que lui portait son mari à obtenir de vivre loin des obligations liées à son statut. Le musée lève le mythe tout en montant bien le parcours unique, ses obsessions pour  la beauté de son corps,  sa passion du sport , des voyages….. bref une femme libérée avant l’heure.

On passe ensuite dans les appartements de Sissi et de son époux.  D’un côté un souverain attentif à son rôle, de l’autre une femme centré sur sa beauté, son corps, sa famille d’origine plus que ses propres enfants.Dans les appartements de l’un des photos et tableaux de sa femme et ses enfants. …. dans les appartements de l’autre des tableaux de ses frères et soeurs et de quoi faire sa gymnastique quotidienne. 

Très différent….. au revoir Sissi et son mythe. Mais qu’elle était belle ! 

En Autriche, notre tradition, c’est une glace par jour.  Impossible d’y déroger. Car je vous rappelle que la boule étant à  1€ ou 1€50 max…. c’est une joie de faire plaisir aux enfants.  Les autrichiens sont très friands de glace.  Ils en mangent toute l’année. On comprend pourquoi. 

Une grosse demi heure de marche à pied et nous sommes de retour dans notre logement. 

Rangement des sacoches,  préparation des tenues…. Demain nous pédalons. Au programme 68 km jusqu’à Bratislava, capitale de la Slovaquie . 

Espérons que je trouve du wifi pour continuer à vous raconter nos aventures.

Anne-Laure  
 

 

Retrouvailles 6/08/2016

Aujourd’hui Raphaël à 8 ans.

Nous commençons la journée par lui souhaiter un bon anniversaire et il n’y a pas d’anniversaire sans un petit paquet. Alors même si nous l’avons fait en grand à la maison avec une super grosse voiture télécommandée qui l’a rendu si heureux, il a droit aujourd’hui un petit jeu de cartes qui sera bien utile pour cette journée. Car aujourd’hui est une journée particulière. 

Nous retrouvons nos amis Irmi et Bern qui nous avez accueillis lors de notre périple entre Salzburg et Passau. Souvenez-vous, ce jour-là, nous avions été recueillies pour dormir dans un garage car nous étions dans une journée de catastrophe absolue. Irmi et Bern nous avaient accueilli dans leur maison. Nous avions pu dormir dans leur garage où normalement sont garées deux énormes Harley. Le lendemain, ils nous offraient au matin un petit-déjeuner absolument merveilleux puis nous emmenaient  en voiture dans la ville de Branau.

De là, nous avions recommencé notre périple en suivant l’Inn jusqu’à la confluence avec le Danube à Passau.

 2 ans, cela faisait exactement 2 ans que nous nous étions trouvée sur ce bord de l’Inn. Comme quoi les choses sont sympathiques.

 Cela faisait 2 ans que nous essayons de nous revoir, et bien pile-poil, à la bonne date puisque le jour nous étions trouvés était le 6 août 2014, enfin rerouvailles. 

Irmi et Berne se rappellent parfaitement que c’est l’anniversaire de Raphaël et commencent par lui souhaiter un joyeux anniversaire .

C’est une journée mémorable. Nous avons beaucoup bu de bières car en Autriche la bière coule à flot. 

Nous avons rigolé ensemble entre adultes. Les enfants ont énormément joué avec le cadeau de Raphaël parfaitement à propos.  

Nous avons fait un petit tour dans Vienne vu le « Black Kamelle ».  Mark, un ami de Bernard nous apprendra que c’est dans ce café que se joue la politique autrichien.

Promenade dans les rues de Vienne jusqu’à de délicieuses glaces puis ils nous emmènent dans un lieu incroyable. 

9 semaines par an,  un brasseur installé en plein coeur de Wien, crée un Biergarten pour une Bierfest sur son parking. 

Une scène pour un groupe de musique, des tables et des bancs,  des kiosques pour acheter de la nourriture  ( hamburger, Chili,  Curry Wurst,  tacos. … pas le jour à avoir envie d’une petite salade de tomates) mais aussi des châteaux gonflables pour les enfants,  une marelle, des mandalas, des craies pour dessiner par terre, des fils pour tresser des bracelets. Bref tout est fait pour que les familles puissent  passer un moment agréable.

En fait, ce n’est pas une journée de touristes, c’est une journée de Viennois. Mais comme dit Solène qui est décidément très fort pour trouver les jolies formules. » Moi ce que j’aime quand je visite une ville, ce n’est pas voir les sites mais voir comment les gens vivent. Alors après je sais comment se passe la vie dans cette ville  que je ne connaissais pas ».  Bravo ma poupée tu as tout compris. 

Oui c’était   une belle journée faites d’amitié, de rire, de plaisir et de rencontres. Merci Irmi, merci Bern, à bientôt en France.

Nous rentrons avec une camionette Uber pour  coucher.

Demain, nous jourons vraiment aux touristes.

Anne-Laure 

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