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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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Vienne-Belgrade Aout 2016

Premier jour de vélo pour Jules. 16/08/2016

Vous êtes en manque de nouvelles.  Je comprends.  Mais hier,  j’étais trop fatiguée pour finir l’article.  Il est en brouillon,  vous l’aurez bientôt.  

Avant,  voilà comment dorment les membres de notre troupe.  Mignons, non ?

Je vais plutôt vous raconter notre première journée de vélo avec Jules.  

Elle n’a pas dérogé à la tradition du « 1er  jour « . … des petites galères qui s’enchaînent.

Avant de continuer vers Belgrade,  nous avions 2 obligations : essayer d’acheter du gaz et faire réparerle le porte-bagage d’Amandine et celui de Pierre-Louis. 

Alors que nous nous étions levés relativement tôt et que le petit déjeuner était fini à  9h20 car nous avions espéré que la magasin serait ouvert à  9h 30 ; j’apprends à  l’accueil du camping qu’il ouvre à 11h.  

Nous avions déjà remarqué les horaires assez particulier de la Hongrie.  Magasins ouvert relativement tard,  musées fermant à  18h30, fermeture des magasins à  18h30 ou 19h. Un des employés du camping m’apprends que tout ceci est un héritage du communisme :  permettre aux gens de faire la sieste,  de faire du sport le matin ou le soir….. ou peut être  encadrer leur vie avec d’autres activités que le travail dans une économie qui marchait au ralenti. … à vous de choisir votre explication. 

En tout cas pour nous,  ce n’est pas cool. On m’indique un autre magasin de vélo. Un concept café :vélo et café dans la même lieu. Idée super sympa. Le monsieur répare rapidement le vélo de Pierre-Louis,  pour Amandine c’est plus compliqué. Cela prends du temps.  Premier appel de Pascal qui s’impatiente.  Le matériel est plié et il est 10h30.  

Nous cherchons ensuite le gaz.  Deux magasins et c’est chou blanc.  Nous allons nous retrouver sans gaz à un moment où un autre.  Pas drôle pour le porte monnaie mais nous goûteront à toutes les subtilités de la cuisine hongroise et serbe…. Ne faut il pas toujours positiver ? 

Nous arrivons à décoller à  11h45. Heureusement que nous n’avons que 47 km à faire. 

Cela fait moins de 10 km que nous roulons et Solène nous arrête.  Elle a crevé. Zut. Pascal est ravi de nous avoir poussé à trouver des chambres à air de rechange à  Wien.  Sauf  que ce qu’il a pu acheter n’est pas adapté au vélo de Solène.  La chambre à air est trop large pour son pneu.  Galère qui s’aggrave quand je réalise que nous avons des rustines mais pas la lime ( heureusement j’en ai une dans ma trousse de toilette) ni surtout de colle.  La c’est vraiment problématique.

Nous arrêterons plusieurs cyclistes, aucun n’est équipé.  Au bout d’une heure de tentative de faire rentrer la chambre à air dans le pneu,  enfin un petit groupe nous fourni de la colle.  Sauvés.  Nous pouvons repartir.  Pour plus de garantie je demande à d’autres cyclistes que nous croisons et qui sont presque arrivés à  Budapest s’ils ont 2 tubes de colle. Je suis maintenant équipée au cas où la rustine ne tiendrait pas.  

Doramandine se trompe pour la première fois. Demi tour. Il est presque 15h30  les enfants ont vraiment faim mais nous avons oublié de faire les courses, tellement pressé de partir. Cela nous arrive souvent.   Je trouve dans la cariole :  du pain,  de la Wurst, 8 tranches de fromage,  des noix, 2 tablettes de chocolat, une boîte de Montblanc…. Cela fera l’affaire pour finir les 25 derniers kilomètres. 

Hop encore une erreur de route.  Pascal mets en route le GPS. 

18h. Nous sommes au camping.  Il y a une sorte d’Aqualand.  Du coup les enfants montent les tentes super rapidement.  Ils ont droità 1h30 de baignade.  Ils sont ravis. 

Je choisis de faire moins de piscine et de foncer faire des courses.  Au menu: poisson pané,  petits pois et quetsches. 

Un petit moment dans les sanitaires pour vous écrire cet article sans photo cat je n’ai pas pu en pendre aujourd’hui.  J’en mettrai peut être demain et je file me coucher. 

Nous espérons dormir car il y a un club qui est venu faire la fête dans le camping.  Ils chantent. …. faux et fort. Pourvu qu’ils s’arrêtent vite.  

Bises.  

Anne-Laure 

Budapest,  le 15/08/2016. Article en cours de rédaction

C’est beau d’avoir des rêves. Sauf que les choses ne se passent ne se passe jamais comme on le voudrait. 

Alors que nous avions prévu d’être au Parlement à 9h30, nous n’avons pas pu partir avant 10h… Problème de machine à laver le linge. Il a fallu relancer la machine et hop 45 min de perdues. 

Parce que le pb c’est que nous ne pouvons pas faire comme  si ça pouvait attendre. Le linge nous n’en pas beaucoup car cela doit tenir dans une sacoche. En gros nous avons de quoi nous habiller pour  3 jours. Alors tanpis pour le timing, c’est une priorité. 

Départ pour la ville, découverte de la cathédrale et des petites rues. 

Le truc que nous ne savons pas par contre c’est que le Parlement ne se visite pas librement. Il y a des créneaux de visites guidées dans les différents langues, anglais, allemand, hongrois, chinois, Croate, suédois, français et bien d’autres encore. 

Or quand nous arrivons vers 11h au Parlement. Le prochain créneau en français est à 16h00. Non seulement cela ne nous arrange pas, mais en plus cela nous prive de vers quoique soit d’autre. Pierre-Louis pleure de rage de s’être levé si tôt pour rien. Pascal dit que nous devons renoncer au Parlement. Ilveut voir Buda et la synagogue,Solène veut aller aux Thermes. La dame qui s’occupe de nous propose alors de créer pour nous un créneau à 17h30. Cela change tout. Nous achetons nos entrées puis nous partons pour les Thermes. 

Nous choisissons d’aller aux Thermes de Sverteznda. Ceux sont les plus grands de la ville. Ils sont au nord de la ville. C’est un peu loi mais ça vaut le détour. Ils sont situés dans un immense parc. Le bâtiment est énorme et l’intérieur superbe. Nous obtenons nos droits d’entrée pour un cabine familiale, me dit-on….. En fait c’est une cabine normale dans laquelle  nous allons nous changer en peut groupe et dans laquelle nous laissons nos affaires. 
C’est une succession de piscines intérieures à différents degrés de température. Cela va jusqu’à 38 degré. Les gens sont assis dans les piscines et parlent entre eux. Une piscine c’est par définition bruyant mais quand elle est dans un bâtiment haut de plafond et qu’on n’y vient pour papoter…. Imaginez le bruit ambiant. 

Article en cours de rédaction

Voir Budapest et retrouver Jules 14/08/2016

Quand on a fait 91 km, on a droit à une grasse matinée.  On a le droit et le besoin.  Donc ce matin,  pas de réveil, pas de stress,  pas d’horaires. Ça fait du bien.  

Le camping de Budapest est très central. Il est rempli de tentes et de camping car. Hier soir,  une poule n’aurait pas su où trouver de la place pour pondre ses oeufs.
Les gens de l’accueil sont adorables et très serviables. Ils nous conseillent de laisser nos vélos sur place pour ne pas risquer de se les faire voler.  

Nous prenons donc les bus Hop and Off. Vous voyiez de quoi je parle.  Je trouve ce moyen vraiment pratique et facile pour découvrir une ville,  surtout avec des enfants et encore plus quand on est fatigués. On voit la ville d’en haut et avec explications en français. 

Car cette fatigue, c’est vraiment le point faible de nos voyages.  

Nous sommes tiraillés entre 2 problématiques. Avancer car les costaud en ont envie,  pédaler fort,  aller loin, voir du pays.  C’est le clan Amandine, Pascal et parfois Pierre-Louis.  

Et de l’autre côté, ceux qui vont moins vite ( mais qui parfois foncent pour les enfants), voudraient bien visiter un peu plus et prendre du temps (surtout Solène ça) c’est la clan A-L,  Solène et Raphaël.

Budapest est une ville magnifique. Pleine de charme. Solène s’exclame qu’elle pourrait volontiers y vivre une année et Amandine répond que le seul problème c’est d’apprendre le hongrois. 

Beaucoup de magasins sont ouverts alors que nous sommes dimanche. C’est surprenant. Il y a de nombreux touristes évidement. Mais pas seulement

Nous passons d’un bus à l’autre. Pascal est parti chercher Jules à l’aéroport. Il découvre le métro de la ville. Impressionnant car authentique. Nous nous en rendrons compte aussi quand nous rentrerons au camping. 

  A 16h30,  message comme quoi ils sont ensembles.  Et à  17h30.

Ta da. ….

Voilà, nous avons 5 enfants avec nous pour rejoindre Belgrade. Dingue non ?

Mais quelle belle brochette de 17, 16, 14, 11 et 8 ans.  J’adore ! Merci Jean-François et Vanessa pour la confiance !

Un tour au bout de la citadelle pour voir la vue et nous reprenons le bus.  

Petit tour en ville.  Et un verre de vin hongrois pour Pascal et moi.

Il faut aller faire les courses pour manger ce soir… sauf que c’est fermé. Zut.  On rentre au camping en espérant trouver la station d’à côté ouverte,  sinon,  il faudra se contenter de ce qu’il y a dans la carriole. 

Heureusement en bout de métro nous trouvons de quoi nourrir notre troupe.  1 kg de pâtes, du gruyère et des yaourts. 

Un petit jeu et hop.  ….

Demain le Parlement et les thermes. 

Bonne nuit à tous.  

Anne-Laure 

Sous la pluie. … on pédale vite. 11/08/2016

Debout les gars réveillez vous. … Vous connaissez la suite. 

Debout  7h. Il faut charger les vélos et partir. Nous sommes prêts à 9h. C’est super. 

Il pleut. Il y a 2 ans,  cela nous aurait presque fait râler.  Maintenant,  nous sommes habitués.  

Pédaler sous la pluie a plusieurs avantages.  Oui, oui, j’ai dit avantages. 

Un, nous n’avons pas chaud. 

Deux, nous allons plus vite. 

Trois, nous sommes seuls.  

Et enfin,  cela donne aussi de jolis paysages féeriques. 

Bon.  Ça a aussi des inconvénients.  Le premier c’est notre allure. Je vous laisse imaginer,cela se passe de commentaires.

Quand j’aurai du réseau. .. je mettrai des photos 

Premier change d’euros en florin

Pour 120€… je récupère 35.540 ft.

Question immédiate de Solène. 

« Les prix vont être pareil au niveau valeur ou  à 3 chiffres? Réponse facile :  » Allons nous acheter à manger pour le savoir.  »

Pour du pain,  un peu de Wurst, du chocolat, du maïs,  des yaourts et du fromage et bien sur des chips. …. 7550 ft soit environ 20€.  Drôle d’effet de payer des sommes avec autant de chiffres pour des petits achats. 

Nous sommes congelés.  Nous mangons rapidement  pendant un arrêt de la pluie puis c’est boisson chaude pour tout le monde.  Regardez comme ces chocolates chauds sont supers. 5 chocolats,  plus 2 cafés pour l’équivalent de 5€. Aucune culpabilité.  
Nous repartons sous la pluie.  Il reste 22 km et au bout un camping avec thermes chaudes.  Vite,  vite . 

Après une première casse vélo.  Nous arrivons vers 15h au camping. 

Nous profitons d’un arrêt de la pluie pour monter les tentes puis tous aussi réfrigérés les uns que les autres nous pratiquons notre premier therme hongrois.  Eau à  37 degré.  Le pied.  

Un bon plat de pâtes et hop au lit.  Il fait froid mais la pluie s’est arrêtée et normalement demain il fait beau. 

A-L 

Bratislava ou la douceur de vivre. 9/08/2016

Réveil au son du tramway qui passe sous nos fenêtres.  8h 15.  On aurait bien dormi un peu plus mais la ville nous attend.

Comme d’accoutumé Pascal va nous chercher le petit-déjeuner. Jus de fruits,  salami et saucisson au paprika, car nous commençons notre cure de paprika, mais aussi des croissants qui se révéleront avoir une petite surprise, de la confiture d’abricot. 

En route pour une découverte de la ville à pied.

C’est une très jolie ville.  Il y a un vieux centre historique avec rapidement des pourtours modernes. 

Première déception, l’église bleue  est fermée.  Il y a des travaux en face et cette mesure est censée la préserver de la poussière. C’est la deuxième fois que je vois une église bleue et que je ne peux pas la visiter.  

En route pour la suite.  Théâtre de la ville,  Philarmonique …. et là,  les estomacs crient famine.  

Nous essayons d’échapper aux pièges à touristes et ce n’est pas facile.  Il nous faut quitter le vieux centre pour enfin trouvé un pub avec des tarifs slovaques. Le pub vaut le detour « Le KGB pub ».  

Nous commandons nos menus qui pour la somme de 3€60 nous permettent d’avoir une soupe, un verre d’eau pétillante, car ici c’est comme en Belgique… pas de carafe d’eau, et enfin notre plat. 

Amandine part en excursion dans le pub, car nous sommes en terrasse, et nous invite lourdement à aller voir par nous même.  

En effet. ..ça vaut le détour 

Une ode aux temps du KGB et du communisme. Décalé. Mais pas assez pour que les enfants le voient.  Crédulité enfantine.  

En route pour la cathédrale. Pas aussi grande que les nôtres mais charmante. Notamment les chaires à droite et à gauche de l’autel avec des boiseries magnifiques. 

Direction le château.  Le vent s’est levé,  le ciel est noir.  Nous craignons la pluie.  Et il ne fait vraiment pas chaud. 

Le château de  Bratislava a brûlé en 1811. Il n’en restait que les pierres. Il a été entièrement reconstruit en 1953.

Il est très bien reconstruit…..mais il est vide :?. Pascal dira : « c’est la première fois que je visite un château qui sent le neuf!  » Impression bizarre.

Les salles sont immenses. Il y a bien quelques tableaux au mur mais le sentiment qui domine  c’est le vide.  

Le plus drôle : une exposition sur Charlemagne uniquement faite de photos et de copies. On sort en 1h alors qu’il y avait 4 étages.

On garde ce sentiment étrange et une belle vue sur la ville et le Danube. 

Encore un petit tour en ville et nous rentrons à notre hôtel avant de retourner  dans le pub d’hier soir.

Nouveaux plats.

Ça c’est une soupe à l’ail absolument délicieuse. 

Au lit.  Demain nous allons à Lipot où nous pourrons profiter de notre premier spa dans le camping.  J’en rêve. 

Bonne nuit.  Douce nuit 

Anne-Laure 

Wien – Bratislava 8/08/2016

Et voilà nous commençons vraiment le vélo. 

Aujourd’hui,  nous quittons la capitale de l’Autriche pour relier la capitale de la Slovaquie. 

Au programme environ 70 km. Mais il faut rajouter les km nécessaires pour sortir de Wien. 

 A 10h nous quittons notre logement et enfin à 10h30 nous retrouvons notre Danube.  Il est si beau.  Large, puissant, et qui donne à nouveau envie de se baigner dedans. 

Malheureusement,  rapidement, le chemin nous détourne des bords du fleuve. 

Nous nous retrouvons en plein cagnard à suivre une berge. La piste est faite de goudron encailloutée. Ce n’est pas très roulant. 

A midi pause déjeuner. Nous avons repris notre regime Wurst. … pour le plus grand plaisir des enfants.  Je ne vous dis pas la quantité de nourriture qu’ils  ingurgitent,  vous prendriez  peur. Mais je vous rappelle qu’ils pédalent.  

Nous avons une petite moyenne de 14km/h. De toute façon,  je ne peux pax aller plus vite.  Mes genoux n’en sont pas capable.  D’ailleurs mes genoux. .. je ne vous en parle pas et c’est tout.  Ils feront la route et puis voilà. 

A 18h, nous sommes à Bratislava.  Et nous réalisons que j’ai fait une erreur.  J’ai cru que le camping était dans la ville alors qu’il est à encore  22 km. 

Nous choisissons de nous trouver une solution de couchage dans  la ville.  Nous trouvons une sorte de chambre d’hôte. Il n’y a que 5 lits mais cela fera l’affaire et la dame est très gentille.  Elle nous parle en slovaque tout du long alors que nous ne comprenons pas un mot. 

Elle nous indique une auberge typiquement slovaque où nous nous régalons de plat choisis sur photo.  Je comprends le problème des asiatiques.

 Et les prix sont très sympathiques,  ici ce n’est pas la Suisse  🙂

Petit tour en ville pour trouver une glace .

Au lit.  Je suis épuisée et les enfants aussi. 

Demain visite de la ville. 

Bonne et douce nuit à vous.  Anne-Laure 

Sous le regard de Sissi. 07/08/2016

Aujourd’hui, visites. 

Nous commençons par le Belvédère.

Au programme,  l’impressionnante collection de Klimt et le fameux Baiser.

Klimt est passé d’un style réaliste avec des portraits d’une profondeur incroyable à un style unique dans lequel je ressens son envie d’exprimer ses propres sentiments et émotions.

Dans les années 1880, ses tableaux sont d’une précision incroyable. Il y a du Granet et du Monet.  Puis vient l’utilisation de la peinture d’or et d’argent.  Les personnages ont les yeux fermés. Les postures sont desaxées. Comme si les corps étaient repliés sur eux mêmes.

Les fleurs sont très présentes. Elles entourent les personnages. Différentes pour chacun d’eux. 

C’est beau. On a l’impression d’accéder à l’âme du peintre. 

Passage par le parc pour admirer le château de loin.

Nous sortons du musée pour nous rendre vers le château de Hofburg, résidence principale des Hasburg et lieu du musée Sissi. 
Lors de notre cheminement nous tombons sur un espace un peu dingue.

En plein milieu de Wien, juste devant l’ambassade de France il y a une installation de folie. Une sorte de piscine à vague permettant aux Viennois de s’adonner au plaisir du surf. Oui , du surf  !

Les surfer peuvent profiter d’une vague permanente sur une largeur de 2 m50 environ.  Et bien sûr : bar à bière et à mojito.  

Interlude fraîcheur. 

Nous arrivons au musée de Sissi.  

On commence par l’impressionnante collection d’argenterie. Des assiettes en tout genre, des moules à  pâtisserie,  des porcelaine, des plats d’apparat,  des centre de table….. tout ça formant ce qui s’appelle la collection de l’argentier de la famille imperiale. 

Il y a un nombre incalculable d’assiettes en argent,  de soupière en porcelaine, de verre à eau, de verre à vin, verre à alcool fort, vert à soupe, de centre de table,  de bougeoirs, de coupe à  dragées,  etc. ….. 

C’est très beau mais d’un côté Pascal est hemétique, de l’autre Amandine et Pierre-Louis  étudient chaque vitrine en détail  …..

 On arrive ensuite dans le musée Sissi en vrai.  

Il est fait d’une première partie qui explique bien la différence entre la réalité de l’impératrice Élisabeth et le mythe qui est né suite à son assassinat le 10 novembre 1898. 

C’était en fait une jeune fille éprise de liberté, angoissée par les contraintes de la cour et qui réussi grâce à l’amour que lui portait son mari à obtenir de vivre loin des obligations liées à son statut. Le musée lève le mythe tout en montant bien le parcours unique, ses obsessions pour  la beauté de son corps,  sa passion du sport , des voyages….. bref une femme libérée avant l’heure.

On passe ensuite dans les appartements de Sissi et de son époux.  D’un côté un souverain attentif à son rôle, de l’autre une femme centré sur sa beauté, son corps, sa famille d’origine plus que ses propres enfants.Dans les appartements de l’un des photos et tableaux de sa femme et ses enfants. …. dans les appartements de l’autre des tableaux de ses frères et soeurs et de quoi faire sa gymnastique quotidienne. 

Très différent….. au revoir Sissi et son mythe. Mais qu’elle était belle ! 

En Autriche, notre tradition, c’est une glace par jour.  Impossible d’y déroger. Car je vous rappelle que la boule étant à  1€ ou 1€50 max…. c’est une joie de faire plaisir aux enfants.  Les autrichiens sont très friands de glace.  Ils en mangent toute l’année. On comprend pourquoi. 

Une grosse demi heure de marche à pied et nous sommes de retour dans notre logement. 

Rangement des sacoches,  préparation des tenues…. Demain nous pédalons. Au programme 68 km jusqu’à Bratislava, capitale de la Slovaquie . 

Espérons que je trouve du wifi pour continuer à vous raconter nos aventures.

Anne-Laure  
 

 

Retrouvailles 6/08/2016

Aujourd’hui Raphaël à 8 ans.

Nous commençons la journée par lui souhaiter un bon anniversaire et il n’y a pas d’anniversaire sans un petit paquet. Alors même si nous l’avons fait en grand à la maison avec une super grosse voiture télécommandée qui l’a rendu si heureux, il a droit aujourd’hui un petit jeu de cartes qui sera bien utile pour cette journée. Car aujourd’hui est une journée particulière. 

Nous retrouvons nos amis Irmi et Bern qui nous avez accueillis lors de notre périple entre Salzburg et Passau. Souvenez-vous, ce jour-là, nous avions été recueillies pour dormir dans un garage car nous étions dans une journée de catastrophe absolue. Irmi et Bern nous avaient accueilli dans leur maison. Nous avions pu dormir dans leur garage où normalement sont garées deux énormes Harley. Le lendemain, ils nous offraient au matin un petit-déjeuner absolument merveilleux puis nous emmenaient  en voiture dans la ville de Branau.

De là, nous avions recommencé notre périple en suivant l’Inn jusqu’à la confluence avec le Danube à Passau.

 2 ans, cela faisait exactement 2 ans que nous nous étions trouvée sur ce bord de l’Inn. Comme quoi les choses sont sympathiques.

 Cela faisait 2 ans que nous essayons de nous revoir, et bien pile-poil, à la bonne date puisque le jour nous étions trouvés était le 6 août 2014, enfin rerouvailles. 

Irmi et Berne se rappellent parfaitement que c’est l’anniversaire de Raphaël et commencent par lui souhaiter un joyeux anniversaire .

C’est une journée mémorable. Nous avons beaucoup bu de bières car en Autriche la bière coule à flot. 

Nous avons rigolé ensemble entre adultes. Les enfants ont énormément joué avec le cadeau de Raphaël parfaitement à propos.  

Nous avons fait un petit tour dans Vienne vu le « Black Kamelle ».  Mark, un ami de Bernard nous apprendra que c’est dans ce café que se joue la politique autrichien.

Promenade dans les rues de Vienne jusqu’à de délicieuses glaces puis ils nous emmènent dans un lieu incroyable. 

9 semaines par an,  un brasseur installé en plein coeur de Wien, crée un Biergarten pour une Bierfest sur son parking. 

Une scène pour un groupe de musique, des tables et des bancs,  des kiosques pour acheter de la nourriture  ( hamburger, Chili,  Curry Wurst,  tacos. … pas le jour à avoir envie d’une petite salade de tomates) mais aussi des châteaux gonflables pour les enfants,  une marelle, des mandalas, des craies pour dessiner par terre, des fils pour tresser des bracelets. Bref tout est fait pour que les familles puissent  passer un moment agréable.

En fait, ce n’est pas une journée de touristes, c’est une journée de Viennois. Mais comme dit Solène qui est décidément très fort pour trouver les jolies formules. » Moi ce que j’aime quand je visite une ville, ce n’est pas voir les sites mais voir comment les gens vivent. Alors après je sais comment se passe la vie dans cette ville  que je ne connaissais pas ».  Bravo ma poupée tu as tout compris. 

Oui c’était   une belle journée faites d’amitié, de rire, de plaisir et de rencontres. Merci Irmi, merci Bern, à bientôt en France.

Nous rentrons avec une camionette Uber pour  coucher.

Demain, nous jourons vraiment aux touristes.

Anne-Laure 

Je ne voudrais pas être Phileas Fogg 4/08/2016

Franchement. … faire le tour de la Terre sans la voir.  Non, je n’aurais pas aimé.

Quand en suis-je arrivée à cette conclusion ?  Au bout de ma 9 ieme heure dans le train,et ce n’était pas la dernière. Et passer 11h dans le train,  ce n’est pas extraordinaire.
Car nous avons passé 11h dans le train aujourd’hui,  mais nous sommes à Wien ! Enfin.

Premier train à  7h20 ce matin.  Nous étions à la  gare à  6h 50 pour récuperer les billets de train des vélos. Ça commence bien,  le monsieur ne trouve pas notre réservation. ….  il ne l’a trouvera d’ailleurs jamais,  j’abandonne et décide de rejoindre Pascal qui est monté sur le quai.

Nous commençons par faire Genève -Zurich. Arrivée prévue à 10h28.

Malheureusement nous sommes arrivés à Zurich avec 4 minutes de retard. Et quand on a 12 minutes seulement pour changer de train, 4 minutes de perdues sont 4 minutes très précieuses.

La gare de Zurich est une gare à étages. Nous étions au troisième sous-sol il fallait monter au zéro. Des ascenseurs sont à notre disposition mais nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous en servir.  Impossible de prendre les escalateurs avec toutes les sacoches et encore moins la cariole.

Nous fonçons vers les ascenseurs en bout de quai.

Amandine est montée plus vite avec ses frères pour bloquer le train.

Solène reste avec nous,  c’est la pro du passage de cariole dans les ascenseurs.  Incroyable.

Lorsque que j’arrive en haut,  le train est sur le départ.  Je crie pour qu’il attende non seulement que je mette mon vélo puis celui de Solène mais aussi que Pascal et Solène puissent arriver avec le dernier vélo et la cariole.

Le contrôleur n’est pas commode.  Je lui dit en courant que 3 de nos enfants sont déjà dans le train que la dernière est encore en bas avec son père.

Il faut encore supplier. Il me dit qu’il va partir, qu’il a déjà 3 min de retard. Tanpis.

Et tout à coup je vois Pascal , Solène en bout de quai.  Je leur crie de monter dans la première voiture.  Une personne aide Solène à monter le vélo de Pascal dans une voiture.

Et le train part.

Il faut prévenir Amandine et les garçons que nous sommes dedans.

Je remonte le train à bout de souffle et arrive vers elle au moment où elle a réussi à obtenir un téléphone pour nous appeler et savoir où nous sommes. Ils ont tous les trois cru que nous n’avions pas réussi à  prendre le train. Les voilà rassurés.  Amandine me dira après que les garçons avaient éclaté en sanglot en pensant être  seuls dans le train.

4 min. Ça transforme un changement de train en stress absolu.

Le contrôleur se révélera être un bon gars juste pas content de partir en retard.  Il faudra juste profiter du prochain arrêt de 5 min pour aller mettre le vélo et la cariole dans le wagon spécial vélos.

Nous sommes dans le train pour Wien.

Nous avons 8h pour nous remettre de nos émotions.  Dormir,  manger et jouer. Pierre-Louis lit même un livre en entier d’une traite.

Après 8h de voyage nous sommes à  Wien et ….. il pleut. …pour changer.

En fait,  la dépression nous suit.

Il tombe des trombes d’eau.

Solène trouve cette expression : « En fait,  en Autriche,  ils n’ont pas d’été « . Nous explosons de rire.

La dernière fois que nous sommes venus en Autriche, sur 9 jours de vélos,  nous avons eu  6 jours de pluie.

Eh bien disons que cela ne nous pose plus vraiment de problème du coup.

Nous enfourchons nos montures pour nous rendre dans notre AIRBNB.

C’est un petit appartement avec 2 canapés dans le salon pour faire dormir les enfants.  Parfait pour nous car la résidence a un espace permettant de mettre les vélos en sécurité.

Une bonne douche, un bon plat de pâtes, de la pastèque achetée sous la pluie par Pascal et hop au lit.
Demain. … rerouvailles.

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