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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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Vendredi 10/08 Corte Nigella-Rô. 60km et plein de bonheur.

Nuit fraiche. Cela fait du bien. Nous avons utilisé nos duvets pour la première fois. Il a plu pendant au moins 1h30.

Le réveil à 6h30 est toujours un peu douloureux. Je n’arrive pas à savoir que faire. Les lever plus tard en espérant qu’ils seront plus rapide ou maintenir un réveil lent. Ce matin c’est petit déjeuner avant le pliage, histoire d’espérer que les tentes sèchent un peu car elles sont trempées. A 9h30 nous décollons enfin de notre petit paradis. Je recommande ce lieu à toutes personnes ayant envie d’une pause tranquille, sans bruit et avec des hôtes très gentils et très discrets.

Ce matin la piste est enfin vraiment indiquée. Nous trouvons maintenant des panneaux EuroVelo8. C’est très plaisant. Et cela nous donnes le kilométrage.

Nous devons nous rendre à Ferrara. Ce sera le lieu d’y faire des courses et de faire arranger les transmissions du vélo de Solène.

Certains lecteurs sont impressionnés par notre énergie, notre périple. Moi je me suis aussi de nos montures qui elles aussi souffrent. Entre le poids que nous leur mettons dessus, la variété des revêtements pas toujours prévus pour vélo. Le sable, les cailloux, la terre, le goudron tout bossellé, oui nos montures ont bien du mérite. Et certaines ont déjà beaucoup de kilomètres. Les petits ennuis sont donc plutôt récurrents. Il faut que l’un de nous se mettent vraiment à la maintenance de vélo. Il y a des ateliers à Lyon, il faudra que l’on s’y mette vraiment.

En attendant la ville, la piste. Belle, époustouflante. Champ de tomates, canaux avec belles allées abritées de platanes, un figuier qui nous régale. Cette matinée est un vrai bonheur. Simple, agréable, et facile.

Rencontre avec un paon. Il n’a pas sa belle parure mais quand même, quel animal. J’aimerai que quelqu’un m’explique où la nature a eu l’idée de mettre une si jolie houlette à un animal déjà si beau. Le regard noir, les plumes éclatantes, il picore sans prêter attention à nous.

On voit aussi des mouettes. La mer se rapproche

Force est de constater l’intensité de la tempête d’hier. Sur notre chemin, plusieurs platanes à terre.

À midi nous sommes à l’entrée de Ferrara. Il faut trouver un réparateur pour le vélo de Solène. J’ai une totale confiance en mon magasin fétiche de vélo à Lyon Vélonaute. Malheureusement, les ennuis s’enchaînent et je suis obligée de revoir mon avis. Certes César a ajouté un grand pignon à Solène pour qu’elle puisse mouliner en cas de montée. C’est elle qui porte la tente, plus de 10kg, en plus de ses sacoches. Mais l’écart entre le pignon de la cassette et le supplémentaire est trop grand. Elle a du mal à passé ses vitesses et son dérailleur n’est pas d’une qualité suffisante pour ce genre d’exercice.

Mais bon, ma beauté patiente et une fois la vélo réparé, c’est reparti.

Dans notre famille, il y a deux clans. Celui pro John Food, et celui contre la John Food. Aujourd’hui le groupe de la junk Food a gagné nous allons manger chez McDo.

Visite de la ville de Ferrara. C’est tout simplement splendide. Le premier bâtiment sur lequel nous tombons est le palais ducal.

À l’intérieur l’office du tourisme. Mauvaise nouvelle, il n’y a aucun camping, aucun agricotourismo avant 80 km. Nous voilà parti pour un plan galère. Pas grave. Vu ce que nous avons vu sur la piste, je n’ai aucun doute sur le fait que nous allons trouvé sans souci un endroit pour dormir.

Nous visitons la ville à vélo. Pêle-mêle de photo.

Les enfants jouent à « Devines à quoi je pense ». Pas vraiment passionné par l’ex qui les entoure. C’est pourtant très beau. La ville date en grande partie du moyen âge. Elle est entièrement entouré de remparts. Au milieu des maisons, des ruelles et des grandes et belles places. Au sol du pavage d’époque. Ça saute un peu à vélo. J’achète du pain en cas du plan galère.

Nous suivons un itinéraire fléché dans un dédale de petites rues pour admirer la ville et son histoire.

On tombe sur des bâtiments de toutes époques et vraiment différents les uns des autres. La ville est endormie. Il n’y a pas grand monde voir personne dans les rues. Normal, il est entre 14h et 15h30. C’est l’heure de la sieste.

Encore des petites rues avant de repasser devant le palais ducal pour voir l’autre partie de la ville qui nous offrira encore 2 beaux palais et surtout le cimetière. C’est impressionnant.

Nous sortons de la ville en passant en dessous des remparts.

Nous voilà sur la piste balisée de l’Eurovelo8. Le sol est goudronné, ok avec des racines, mais elle est majoritairement à l’ombre.

A 17h, rencontre ! Le Pô majestueux, tranquille, il suit son cours. Nous allons le longer pendant environ 15 km. Cela me rappelle notre Danube. Nous sommes sur des berges en hauteur et nous pouvons d’un côté admirer la campagne qui est maintenant faite avant tout de mais, de blé et d’arboriculture.

A 18h30 pause barre de céréales. Voilà le plan. Un agrictourismo apparaît sur internet dans 5 km. On essaie de voir si on peu y dormir sinon à 18h30, je toque aux portes pour demander à dormir dans un jardin.

Quelle chance nous avons. Ce n’est pas un camping, mais un restaurant à la ferme. Le propriétaire nous accueille avec un grand sourire et accepte que nous plantions nos tentes dans son jardin.

Le lieu est superbe. Et l’accueil incroyable. Voilà où nous pouvons poser nos tentes. Avant ……

Avec les tentes. Et où nous pourrons dîner.

Et quand je demande le prix, la réponse est « Niente ». J’insiste mais le propriétaire refuse. Avec un grand sourire sa réponse est ferme. Et toute la soirée va continuer ainsi.

On aura droit à des tomates, des pêches, 2 salades, de la pastèque, des bougies anti-moustiques, du café de la grappa, et des morceaux de gâteaux. Et un tuyau d’eau pour se rincer. C’est juste parfait.

Et tout ça offert. C’est incroyable la gentillesse des gens.

Je sais que si je propose encore de payer ce sera non, nous décidons donc que nous ferons partir quelque chose de Lyon.

Je termine mon article dans le calme, la fraîcheur et le bonheur de cette soirée. Et tout ça gagné au prix de nos mollets, tranquillement, sans souffrance, un peu d’obstination et de fatigue, et cela rend le plaisir encore plus fort.

Demain, normalement le delta du Pô et la mer Adriatique ! J’ai impatience.

Je vous embrasse de mon coin de paradis. Voilà encore une chose que m’offre le vélo. Des coins de paradis et des rencontres extraordinaires.

Anne-Laure.

Jeudi 9/08. Mantova -Corte-Nigella 80km

Le réveil a sonné à 6h00, Mais nous n’avons pas réussi à nous lever avant 6h20.

On réveille les enfants, petit déjeuner tous ensemble. Notre hôte tient à nous montrer ses chevaux et ses ânes avant notre départ et à nous raconter un peu sa vie. Il est vraiment très gentil, il nous offre même un pot de miel de sa production.

Le départ peut avoir lieu à 8h30, pas mal non.

Il faut retourner à Menton avant de prendre la direction de Ferrara. Sur le chemin, cette fois, les nénuphars sont ouverts. C’est un spectacle extraordinaire.

Petit café en ville et passage par les rues piétonnes. Certaines magasines donnent vraiment envie d’y rentrer.

Nous avons de la chance aujourd’hui. C’est une vraie piste, pas de voiture, enfin des panneaux indicatifs, et des paysages grandioses.

Regardez la couleur de l’eau du canal. Impressionnant ce rouge. Et au milieu des envols d’hérons.

On rencontre même des ragondins.

Mais si il fait déjà chaud. Nous sommes à la recherche de tout le moyen de rafraîchissement. Regardez donc celui que Pascal a trouvé.

Ce fut un chouette moment. Drôle et frais.

Aujourd’hui je me régale. La piste est belle. Nous retrouvons un peu les paysages de toujours,mais c’est tellement beau. J’aime pense T, que quelque soit le pays, finalement les hommes ont besoin de la même chose pour se nourrir.

Du maïs, du blé, des céréales, et parfois quelques animaux. Une fois encore je constate qu’en dehors de la France les animaux sont rarement dans les pâturages.

Enfin nous longeons vraiment le Pô. n’est-il pas majestueux ?

Il est midi, il faut manger. Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé un seul commerce depuis notre départ de Mantova. Nous n’avions pas envisagé cette possibilité. Que des petits villages et aucun commerce à l’intérieur.

Alors notre repas sera une allégorie aux interdits ! Sous ce porche, à l’ombre nous mangerons : des fraises tagada, roses et rouges, des scoubidous, des BN, des barres de céréales et des barres intra nutritive amande miel ou pruneaux cranberries. Eh bien croyez moi ! Cela nous permettra de tenir jusqu’à l’arrivée.

La rorieyaite nous offrira même de l’eau pétillante fraîche et une autre bouteille d’eau plate. Impossible de se faire remplir une bouteille au robinet en Italie. Les italiens ont subis des scandales autour de la qualité de l’eau et la publicité est tellement forte en faveur des eaux en bouteilles que l’habitude est tenace. Les maires d’Italie ont même lancé des campagnes pour inciter à diminuer la consommation d’eau en bouteille à cause des coûts environnementaux.

http://infos-eau.blogspot.com/2010/03/campagne-pour-leau-du-robinet-en-italie.html?m=1

Nous repartons sous un soleil de plomb. Il est 12h45. Pour le moment tout va bien. Toujours des paysages de rêves.

Arrêt dan d’un petit village pour emplir les bouteilles et boire un café. C’est l’occasion de voir la maison de la cousine de Charlotte au fraises ( ou est-ce sa meilleure amie, j’ai un doute ). Souvenez-vous, Angélique.

Mais c’est aussi le début de mes ennuis. Mes cuisses ont trop pris le soleil. J’ai voulu changé de cuissard, je n’ai pas mis le long. Résultat, mon allergie au soleil est de retour. Et avec elle, les bandes qui cachent ma peau du soleil.

Mais pour le moment ça va. Et ce qui nous entoure tellement extraordinaire. Les paysages, les villages, l’horizon. Tout est beau.

J’aime aussi beau pu constaté les évolutions de l’architecture. D’abord celle du 16 rime siècle et derrière celle de nos jours. Laquelle préférez vous ?

A 14h15, il reste pile 2h15 de vélo. Encore un autre beau village.

Mais d’un coup, ça ne va plus. J’ai très chaud. Trop chaud. Je pédale pourtant en brassière, mais j’ai chaud au dos. Je dois faire une isolation.

D’ailleurs je ne suis pas la seule mon téléphone va me lâcher. Trop chaud. Du coup plus de gps et je suis loin derrière la troupe. Il faut tenir jusqu’à ce que je les rattrape. Une fois que je les ai rejoins je suis obligé de m’asseoir, de me mouiller et de me crémer fortement le dos et le reste du corps. En fait, c’est mon allergie sur les jambes, un coup de soleil dans le dos…. je n’arrive plus à descendre en température. Apte une pause je peux repartir mais doucement. Pierre-Louis reste avec moi. Il reste 100 minute de vélo. Voilà où j’en suis, je compte les minutes. Et en kilomètres cela donne 15 km à faire. Il faut tenir.

A 8 km du camping prévu je vois un panneau indiquant un agriculture touristico. Le reste de la troupe a envie d’aller jusqu’au bout car le camping annonce à une grosse piscine et nous avons promis une glace. Mais je ne tiens plus. Je sonne et c’est le paradis.

Une piscine rien que pour nous un magnifique haras et d signes adorable qui vont nous faire le repas. Vu qu’il est 16h30 nous allons bien profiter de ces moments calmes. Nous sommes seuls. C’est délicieux. Pour me faire pardonner de les avoir privé de la grande piscine avec toboggan ( mais plein de gens de bruits et d’italiens, bref l’horreur à mon sens ) je monte seule notre campement. Les enfants jouent aux cartes et font de la guitare. Mais que c’est tranquille. J’adore.

Je profite du calme pour rattraper mon retard au niveau du blog.

Le repas est délicieux même s’il faudra demander une rallonge, nous avons trop faim.

Au moment de se coucher un énorme orage éclate. Raphaël n’est pas rassuré, mais alors pas du tout. On le met à l’abri dans la maison et on remets des sardines. Le vent est terrible on se demande si la tente ne va pas s’envoler. Mais non, elle tiendra, l’orage s’éloigne, je termine mon article et vais me coucher. J’ai rattrapé mon retard et suis à nouveau à jour dans le blog. 😁

Génial il est à peine 21h50.

Bonne nuit à tous., et à demain pour de nouvelles aventures.

Anne-Laure

Pavia- Mantova. On prend le train. 8/08/18

Réveil plus tranquille que d’habitude. Le programme est de visiter la ville, de prendre le train et d’aller jusqu’à Crémone. Réveil donc à 8h.

Mais les enfants sont lents. Ils savent qu’il n’y aura pas de. Flo et donc ça traîne. Ça traîne beaucoup même.

Pour arranger le tout. Au moment où Pascal termine de gonfler le dernier pneu, celui de Solène, il réalise qu’il fuit. Il faut changer la chambre à air. 15 min de plus.

Nous décollons à 11h30 pour la gare. Je fais 2 propositions à la famille. Crémone ou carrément Venise pour se poser. Ils hésitent. Se poser, ne plus pédaler mais c’est aussi abandonner, arrêter le vélo.

On regarde encore un peu les blogs et on lit que la partie Venise-Trieste est affreuse en vélo. On choisit donc une solution intermédiaire. Ce sera Mantova. Mais pour les horaires, la sentence tombe ! Pas de visite de Pavie qui avait pourtant l’air très belle à voir comme ville. Le train part dans 30 min.

On a le temps de tranquillement amener les vélo sur le quai et de constater qu’en Italie aussi, ben les ingénieurs ferroviaires ne sont pas des flèches ! Le wagon a des marches. Et nous pensons toujours aux handicapés dans cette situation. On répartie les vélos dans 2 wagons. Direction Milano car nous avons un changement.

Arrivée catastrophe à Milano Rogoredo. On n’avait pas compris que plusieurs gare et que nous devions descendre à la première. Ce fut rock mais on l’a fait. 1h d’attente. On peut tranquillement s’acheter à manger et faire un truc encore jamais fait ! Picniquer dans une gare.

Arrivée du deuxième train. Encore des marches et un espace spécial vélos qui est dans le train à 3 marches de hauteur. Quel est l’ingénieur italien qui a pensé ce truc. 😩😥😡

Une fois les vélos installés, on a 1h45 de tranquillité. Les enfants commencent pas jouer puis rapidement

Arrivée à Mantova, on se prend un orage énorme. Mais vous savez quoi ? C’est un vrai vrai plaisir. De l’eau, de la fraîcheur.

On profite de l’orage pour manger une glace tranquillement en se mettant de temps en temps sous l’eau. Jamais été aussi cool de ma vie. J’ai les pieds trempés, je suis trempée de la tête au pied mais j’ai la banane. Plaisir simple difficile à expliqué mais c’est ainsi. Visite de la ville qui est magnifique avant de nous rendre à notre Agriculturo Turistoco, c’est à dire une ferme camping.

La plus vielle église de la ville époque romaine.

Basilic du Sang Sacré. Au milieu est conservé la lance qui aurait transpercé le cœur du Christ. Le soldat qui eu se geste se serait installé à Mantova. 3 églises furent construite en son souvenir, la vielle romaine, la basilique et une autre non visitée. La basilique est impressionnante car les murs ne sont pas seules mais peints. Entièrement peints, idem pour le plafond. C’est l’invention de la 3D au 15 siècle. C’est très beau et franchement bluffant.

Nous longeons le palais ducal des Gonzagues de Nevers et y découvrons de drôles d’habitants.

Sur le chemin magnifique vue sur un des lacs qui entourent Mantova. Les nénuphars sont déjà fermés mais on imagine le spectacle.

Arrivée au camping. Très calme, isolé, et le propriétaire est adorable. Il nous offre une de ses pastèques. Repas tranquille et au lit.

Demain il faut se lever à 6h00

J’espère que le récit et les photos vous ont plu.

Anne-Laure

Mardi 7 août. Alessandria-Pavia. 78km

Debout à 6h00 pour nous, 6h30 pour les enfants. Espoir : partir tôt pour arriver tôt. Camping encore endormi.

Au bout du chemin, un camping avec piscine.

Nous sommes prêts à 7h30 pour partir prendre un petit déjeuner sur la route quand 2 catastrophe. Solène bloque sa chaîne. Je réalise que mes lunettes de soleil de vue sont restées hier au restaurant.

30 min de panique car impossible de trouver quelqu’un pour m’ouvrir, 3 enfants sont déjà partis sur la route et je ne peux absolument pas partir sans mes lunettes. Heureusement ma poupée Solène arrive à se glisser par la fenêtre que j’ai trouvé entrebâillée. Elle ouvre une porte, je rentre et récupère mes lentes. Oui je sais, je viens de rentrer par quasi effraction dans un restaurant …. on file vite.

Enfin vite, c’est plus une image que la réalité car pour ceux qui ont lu l’article d’hier…. par quoi se terminé la route…. une longue descente, qu’il faut donc remonter. Heureusement que c’est le matin et qu’il ne fait déjà que presque 25 degré.

On regroupe la troupe et petit déjeuner. Décision du jour. Pas de petit chemin du partage de route.

Je demande mon chemin et c’est parti. Au programme environ 55 km jusqu’à Pavia. Mais s’il y a quelque chose que nous avons déjà appris n Italie c’est que les prévisions kilométriques sont toujours à revoir à la hausse. 😥

Néanmoins les choses ne se passent pas trop mal. La route est jolie. La circulation supportable pour nous. Nous esquivons les grosses nationales en suivant le gps puis en reprenant la main avec la carte. Une bonne vielle carte Michelin, ça a quand même du bon !

Pause déjeuner dans une petite ville sous une grande hall. Et nous repartons. La chaleur est arasante. Nous sommes comme assommé, abruti. Nous arrivons au camping à 18h30. Piscine pour tout le monde avant de monter les tentes.

À notre retour de la baignade, un groupe de cyclistes avec 3 français et 2 italiens se sont installé à côté de nous. Ils font la même route, juste deux fois plus vite !

Échange d’impressions, de piste et d’expérience. Vive la jeunesse !

Nous nous couchons en ayant pris une décision. Demain nous allons raccourcir le voyage non pas dans sa globalité mais dans sa partie vélo. Bref, on va prendre le train pour sauter un peu des kilomètres.

Choix sera fait demain matin en allant à la gare et après avoir visité Pavia.

À demain

Anne-Laure

6/08/2018 Quand on a 10 ans. Al Fontana-Allessandria 75 km

10 ans. Tradition de nos voyages. Raphaël a son anniversaire en vélo. Cette année est un peu particulière.

Il a 10 ans. Toute la famille a maintenant 2 chiffres. Notre bonhomme est presque un grand. Je dis presque car il est par tant de côté encore petit. Dans ses actions plus que dans ses pensées mais quand même.

Gros bisous au levé. Câlins, la tradition est d’aller au restaurant le soir. C’est aussi normalement le soir qu’il a son cadeau. Mais cette année, une autre tradition de la famille est d’avoir un appareil photo pour les 10 ans. Afin qu’il puisse faire des photos de ce grand jour nous lui offrirons son cadeau à la pause déjeuner. C’est la photo d’ouverture de cet article.

Nous nous levons et plions rapidement nos affaires depuis notre « hôtel ». La soirée d’hier a été difficile. Il faisait encore plus de 30 degré à 22h. C’est dur de s’endormir. Et en plus, les moustiques nous agressent.

Départ à 8h30. Il faut retrouver la piste d’origine. Nous tenons la direction de Casal Montferrato.

Nous pédalons entre des rizières à perte de vue. C’est très beau. Envol d’aigrettes, de hérons cendrés ou de couleur ocre. Nous apercevons même des ibis noirs.

Nous pédalons surtout sur de la route. Cela à l’avantage d’être roulant. Notre moyenne le prouve. Nous ferons du 25km/h jusqu’à notre pause déjeuner. Pour ceux qui pense que ce n’est pas rapide, je vous rappelle que nos vélos avec chargement pèsent en moyenne 35 kg…. et qui fait très vite très chaud.

Le truc : ne pas s’arrêter ! Cela coupe la clim.

À 10h45 nous sommes à Casal Montferrato. Nous franchissons le Pô et entrons dans la ville. Le magasin à l’entrée est un réparateur de vélos. Fabrizio. Il est vraiment le bienvenu car le pneu, pourtant tout neuf de Raphaël présente un défaut. Il faut le changer.

J’en profite pour faire regarder mes transmissions. Ça craque, ça bloque. La chaîne ne passe pas bien. Elle est pourtant, elle aussi neuve. Fabrizio regarde, fait un réglage et je repars.

Je n’ai pas fait 200m que ma chaîne casse. Net ! Retour chez Fabrizio. Il est contrit. Il répare la chaîne. S’excuse à plate couture. Il n’est pas content de lui mais j’arrive à lui rendre le sourire.

Les italiens sont adorables avec nous. Notre épopée leur fait impression. Ils regardent les enfants ébahis, les parents admirativement. Du coup, c’est toujours sympathique. Je traverse la ville, fait quelques photos et achète du papier cadeau pour notre héros du jour.

La ville est jolie mais déjà endormie sous la chaleur alors qu’il est à peine midi.

Je retrouve ma troupe dans un parc pour la pause déjeuner avant de prendre un café et une glace pour l’anniversaire de Raphaël. Il est trop content.

Nous repartons pédaler. Il reste encore plus de 30km. La piste est très belle aujourd’hui. Petit chemin, cultures, forêts de bouleau. Notre malheur, c’est que ces possibilités d’ombres sont malheureusement toutes sur le bord de notre piste. Nous avons bien sûr admiré le magnifique maillage de canaux d’irrigation. Le sol est humide, frais … mais en bas. Car sur tout le chemin, nous sommes plus haut. Seules les plantations ont les pieds dans l’eau.

Les rizières sont partout, les pieds dans l’eau et la tête en plein soleil. Nous n’avons droit qu’au soleil. Harassant. Le long d’une de ces petites forêts, les enfants découvrent un effet écho. C’est l’occasion d’un concert improvisé. J’avoue ne pas savoir ce que donne la vidéo.

A la sortie d’un champ de maïs, au moment de refaire un partage de route, nous nous extasons devant ce magnifique nuage qui en plus aura la bonté de nous protège pendant presque toute la fin du chemin. Nous sommes en approche d’Allessandria. De loin le village semble magnifique. En hauteur au dessus du Pô.Il est tellement en hauteur que pour y accéder, côté à 16%. Blacky fait des siennes. Chaîne qui casse au cinquième tour de pédale. Je vais pourtant doucement et suis en toute petite vitesse, petit plateau. Cette casse tombe mal. Il reste 7km jusqu’au camping, il est 17h30. Je ne sais pas réparer une chaîne et on a rien pour le faire de toutes façons.

J’envoie Pascal et les enfants au camping. Je me débrouille. J’arrête un camion qui accepte gentillement de m’emmener dans un magasin.

La sentence n’est guère agréable à entendre. Ok ma chaîne est neuve, mais ma cassette de vitesse a elle plus de 3000km. Elle est usée et c’est pour cela que cela ne va pas. Chaîne neuve sur maillon vieux, ça ne fonctionnent pas. Mon deuxième sauveur du jour, dont j’ai malheureusement oublié le prénom et je m’en excuse. Il me mets un faux maillon, répare le tout, refuse de me faire payer autre chose que les pièces. Encore une fois, c’est l’effet de nos voyages à vélos en famille. C’est toujours surprenant pour nous mais bon.

Je répare seule pour rejoindre la famille. Je passe au milieu de magnifiques demeures sur une petite route qui m’oblige à poser le pied par terre. Pente trop forte. Et agressions de moustiques. Je suis obligée de m’arrêter, de mette de l’anti-moustique pour pouvoir avancer. Autant l’avouer, mon parfum de l’été, c’est Chanel au carré. ( ou 5-5 pour ceux qui ne comprennent pas). Je fais tellement peine à voir qu’un scooter qui m’a vue de la route au-dessus viendra me demander si je vais bien, si j’ai besoin d’aide. Dommage que je sois presque en haut et lui pas en voiture. J’aurais osé.

Une immense descente pour finir et j’ai juste le temps d’aller me baigner 5 min avant la fermeture de la piscine. Elle est trop chaude pour moi, je lui préfère une douche glacée pour me rafraîchir et délasser mes jambes.

Une fois les tente montées, restaurant. C’est un régal.

Voilà. La journée est finie.

Eh bien vous savez quoi. Tant mieux. Je vais pourvoir aller me coucher.

Buena note

Anne-Laure.

5/08 Premier jour de vélo. Turin- Crescentini- Al Fontane. 70 km.

A l’heure où je vous écris ce texte le premier mot qui me vient est : Trop.

Trop chaud, trop mal indiqué, trop de soleil, trop de kilomètres, trop long de sortir de Turin.

Bon maintenant j’explique.

Nous nous sommes levés à 6h15. Petit déjeuner bien fourni et pliage des affaires. A 9h nous sommes prêts et comme de coutume, il y a un problème sur un vélo. Celui de Raphaël. Démontage pneu, remontage. Cela nous prend bien 30 min.

Passage par la supérette pour acheter le repas de ce midi, nous démarrons à 10h.

Nous allons mette plus de 1h30 à sortir de la ville. Et il fait déjà chaud ! C’est long, le gps me donne l’impression de nous faire tourner dans tous les sens. Nous sortons enfin de la ville vers 11h30.

Épuisant et écœurant.

Nous pouvons enfin pédaler dans un peu de nature. Il est presque midi. Nous tombons sur un bord de rivière. Ok on est pas les seuls, il y a merguez, musique italienne (😩🤮) mais l’eau est fraîche et ça fait du bien !

Retour dans le caniard. Le gps nous mène trop souvent sur la route. Nous tentons de trouver la trace de l’Eurovélo8. Dur dur.

Nous trouvons enfin le Pô. Majestueux mais dur à trouver.

Nous pédalons toujours sous la chaleur, le soleil, et sur des chemins détournés.

Pendant des kilomètres nous longeons des cultures de maïs, des rizières. Et pas un système d’arrosage en vue. Normal, toute la plaine est irriguée par un astucieux système de canaux amenant l’eau du Pô. C’est vraiment incroyable de voir le maïs avec les pieds dans l’eau, des rizières à pertes de vue.

Dans un village, à 17h45. Nous demandons des indications pour un camping. Encore 6km à faire.

Nous arrivons trop tard pour la piscine mais j’arrive à négocier deux chambres avec des lits.

On y met les vélos. Repas simple. Et au lit.

À demain. J’espère avoir moins chaud.

Anne-Laure

4/08/2018 Plaisir de visite solitaire, découvertes gustatives et frayeur.

Pascal est parti avec Pierre-Louis en avance pour faire réparer son vélo. C’est l’occasion de faire des photos du fleuve que nous allons suivre pendant presque 700km. Le Pô

Ce matin, je veux aller voir le musée Egizio. C’est la deuxième collection d’égyptologie au monde après Le Caire. Mais je suis là seule intéressée.

Qu’à cela ne tienne, je décide d’y aller seule. Et je me régale. Les pièces sont extraordinaires. Les salles se suivent, et c’est à chaque fois l’émerveillement. Masques mortuaires, coffrage, momies, Canopée. J’admire des morceaux de papyrus.

L’audio guide propose une visite en 60 minutes avec explication en français des pièces les plus importantes. C’est très bien fait.

Je vous livre ici quelques unes des photos que j’ai pu faire à l’intérieur.

Admirez la finesse du travail. Certaines pièces ont été réalisées avant l’invention des outils en métal . Cela veut dire que la pierre a été taillée avec des outils en pierre. C’est vraiment incroyable.

Vient ensuite une salle consacrée à la tombe d’un couple découverte intacte. Le sarcophage est impressionnant. Couvert de bitume pour le protéger des attaques du temps. Les égyptiens avaient donc déjà découvert les vertues du pétrole. Il est aussi décorer à l’or fin. Les yeux sont en pâte de verre. On a l’impression que le visage vous regarde depuis l’éternité.

Admirez le lit et le repose tête. C’est beau car simple et presque vivant alors que cela a plus de 4000 ans. La perruque de la femme en vrais cheveux.

Pour ceux qui ne savent pas, le poil n’avait déjà pas bonne presse l’époque. Les égyptiens de haute caste se rasaient la tête et portaient des perruques pour sortir ou lorsqu’ils étaient en représentation. Ils avaient ainsi moins chaud. Mais les perruques étaient en vrais chevaux et valaient très chères. C’était donc une pratique accessible uniquement aux nobles. Les gens de basse catégorie sont donc représentaient avec de la barbe. Tout le corps était épilé.

Une salle est entièrement consacrée à des sarcophages de plusieurs époques. Le travail de peinture sur le premier exposé me bouleverse.

C’est d’une beauté et d’une richesse incroyables. Le sarcophage est peint à l’extérieur comme à l’intérieur.

La tunique en perles bleues est encore un moment de surprise. Je n’en avait jamais vu.

Une salle du haut empire avec un magnifique sarcophage en pierre entièrement polie. Admirez la douceur de la pierre. On a envie de la caresser. La pièce est gravée d’inscription sur le dessus comme le dessous. A cette époque, les corps sont momifiés avec les corps mous réintroduits dans le corps.

Dans la même pièce il y a quantité de petite momies d’animaux. Les égyptiens sont très attachés à leur animaux domestique mais aussi à emmener dans leur voyage éternel toute la diversité de la faune et de la flore. On trouve donc des chats, des singes, des poussins, des chiens.

Et pour protéger le défunt, des multitudes d’amulettes sensées guider le défunt dans l’éternité.

Le travail des pièces, les couleurs, la finesse et la précision sont extraordinaires. Je me régale.

Une dernier pièce me scotche. Énormes statues de pharaon et de la déesse Sekhmet. C’est juste tellement beau.

Au moment où je sors, appel catastrophe des enfants. Pascal a eu dans la bouche une guêpe qu’il a heureusement recraché. Ils ont appelé les pompiers car il est allergique. Je les rejoins pour attendre le camion….. heureusement après une vérification, tout va bien. Nous repartons en vadrouille. Je veux boire un Bicerin. Spécialitée turinoise faite de café, chocolat chaud et crème entière.

Le gps nous ballade dans tous les sens, nous tombons sur des portes closes. Détour qui nous amène devant le marché de Turin où nous achetons des fruits, constatons les prix. Cela donne envie de revenir pour une grosse côte de bœuf.

Nous passons ensuite par la cathédrale de Turin où est conservé mais non exposé le Saint Suaire.

Enfin, chez Mulassano, j’arrive à trouver mon bonheur. L’endroit est authentique et la verrière extérieur magnifique. Pour le bicerin, c’est bon mais je crois que je préfère le café viennois bu à Vienne il y a 4 ans.

Direction le musée du cinéma. Les enfants et Pascal veulent monter en haut de la tour. Très peu pour moi !

En chemin nous tombons sur un parc insolite, sans doute un espace utilisé par des étudiants en Beaux-Arts dont l’université est juste à côté. Les enfants y trouvent de drôle de sculptures.

Je m’offre un moment de tranquillité avec un bon verre à base de prosecco, de menthe et d’agrumes. Un régal.

Et je vous écris la majeur partie de cet article.

Retour des visiteurs qui me livrent quelques photos de leur voyage dans les airs.

Il faut rentrer à l’appartement pour préparer notre départ. Demain nous attaquons vraiment le voyage à vélo.

Bonne nuit à vous et à demain

Anne-Laure

3/08/2018 : Visite de Turin

Il fait chaud. Très chaud.

La nuit a été difficile. Pas de climatisation dans notre location. Et la journée d’hier a été longue. Du coup repos le matin. Nous partons en vélo de notre location vers 10h. Pourquoi prendre les transports en commun quand on a amené son transport personnel depuis chez soi. C’est aussi l’occasion de tester les vélos, de se remettre en jambes.

Bien grand nous en a pris. Pascal a un problème avec son pédalier. Il faudra trouver un magasin.

Nous commençons pas visiter le musée Réal situé dans le Palazzo classé aux patrimoine mondial de l’Unesco. C’est l’ancien palais des Ducs de Savoie. C’est grand, c’est chargé en dorure, en armoirie. Mais c’est à voir. Quelques photos dans le désordre.

Petite pause devant notre super restaurant. On s’est régalé. Et l’accueil est vraiment au top.

L’église de Lorenzo avec sa super coupole en étoile. Chef d’œuvre de Guarino Guarini ( j’aime les noms italiens 🤣).

Magnifique non ! On a l’impression que c’est infini.

Il faut trouver un magasin pour Pascal. Petites glaces au calme le long du Pô.

J’aime ces photos de nos destriers

Il faudra revenir le lendemain au magasin de Stella Sergio. Via Fratelli Calandra, 15 Turin

C’est une famille de passionnés de vélos. Sergio, sa fille, son fils et un ami Gabriel vont gentiment jetés un œil sur le vélo de Pascal et régler la selle de Raphaël.

Promenade dans la ville et retour à l’appartement pour un bon repas italien.

J’avoue. Je tombe de sommeil et Morphée me cueille d’un coup avant la mise en ligne de l’article que je vous poste ce jour.

A-L

2/08/2018 Départ ! Toujours un stress en fait 😩

Voilà nous partons.

Au programme du jour : réussir à amener une famille et ses vélos à Turin.

Comment ? Il faut bien l’avouer….c’est compliqué, mais on va y arriver en séparant les combattants.

Je pars avec Solène et les vélos dans un camion loué chez Rent and Drop.

Avec nous dans le camion, grâce à la Toile Scoute, Clothilde. Cette jeune scoute nous retrouve ce matin en venant en train de Besançon. Elle fait la route avec nous puis emmènera le camion chez elle où elle le rendra.

Pour vous donner une idée ….

Pour les cyclistes grands voyageurs comme nous, ce voyage me donne l’occasion de tester 2 astuces. Le service de Rent and Drop qui a des prix auxquels je ne m’attendais pas. Très compétitifs et pratiques. Et bien sûr la Toile Scoute qui m’aura permis de trouver mes chauffeurs. Spéciale dédicace à ma Ludivine qui m’y a fait penser. 😘

Pour le reste des cyclistes, les bus Eurolines. Départ 15h30 Lyon, arrivée prévue à Turin à 20h00. Tout ça pour 24€ par personne. Le train peut aller se rhabiller. 3 fois moins cher pour la même durée de trajet et aucun changement.

Ils ne sont pas top dans leur bus ?

La question du jour est comment nous allons réussir à mettre nos vélos en sécurité à Turin. J’avoue qu’au matin la seule solution connue serait de les déposer chez notre hôte à 15min de voiture de notre lieu de villégiature. Le problème serait alors de les récupérer pour partir pédaler dimanche matin. J’en saurai plus une fois à Turin.

Bonne nouvelle à l’arrivée. On a pu mettre les vélos dans l’arrière cours.

Les voilà attachés les uns aux autres. 10 cadenas. Ça devrait aller non ? 🤣

Et mon paquet de clés 🤪

Enfin dernier petit stress…. ma CNI est introuvable ! Première fois de ma vie que ça m’arrive ! 😱😡Heureusement, j’ai mon passeport.

Une fois le camion chargé, nous faisons la route tranquillement entre filles.

Passage du tunnel de Fréjus. Je déteste les tunnels et celui là est bas, tout noir et long.

J’arrive à me mettre entre 2 voitures et non pas 2 camions. Moins stressant. Ma tête avant

Et à la sortie. Bon ben je l’ai fait.

Arrivée à Turin, Fabrizio nous attend pour nous remettre les clefs. On vide le camion et Clothilde repart pour Besançon. Trop top la Toile Scoute.

Une bonne douche, un peu de rangement et nous partons chercher le reste de la famille.

Retrouvailles et ballade en ville avant d’aller manger. C’est très beau.

Pizza en ville avant de rentrer.

Franchement. Ce resto était pour nous

Et les pizzas délicieuses.

Demain visite de la ville.

Clothilde doit arriver à 23h00 à Besançon on va penser à elle.

Bonne nuit à vous et merci de m’avoir lu pour ce premier article.

J’espère qu’il vous aura donné envie de lire la suite de nos aventures

Au plaisir de lire vos commentaires.

Anne-Laure

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