Recherche

sixavelo

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

Saint Gilles-Arles-Lyon 30km

Réveil à 7h. Il pleut. Je suis bien contente de ne pas avoir à plier une tente mouillée.

Si moi j’ai bien dormi, c’est au tour de Pascal de se plaindre de sa nuit. Il regrette la fraîcheur de sa tente.

Nous réveillons les garçons, rangement, reste de pain et de confiture. Nous enfourchons nos vélos à 8h20. Direction la boulangerie pour des viennoiseries et du café ! Nous traversons la ville endormie.

Nous décollons de Saint-Gilles à 8h40. Il pleut. Une petite pluie fine. Cela fait longtemps que cela ne nous gêne plus à vélo. Je dirais même que nous savons que cela rend la route plus roulante. Nous n’avons que 26 km à faire et un train à 14h44. C’est donc tranquille.

La piste est d’une tranquillité absolue. Nous ne croisons absolument personne. Osiris court à côté de nous. Il faut juste garder les garçons à une allure qui soit supportable pour elle soit aux alentours de 15km/h.

À 10h45 nous sommes à Arles. Et Gabriel crève. Il faut réparer. Heureusement, il ne pleut plus.

Nous sommes juste devant l’abbatiale. Sous bonne protection

Mais le petit déjeuner est loin. Nous avons faim. Alors une fois n’est pas coutume nous vous recommandons une adresse trouvée au hasard des rues d’Arles. « Tonton Sam ». Des hamburgers maison, avec du pain bio, des viandes locales, des sauces maison et des frites délicieuses. Nous nous régalons.

Petite visite d’Arles pour Gabriel. Les arènes bien sur.

Et c’est le retour au bord du Rhône.

La boucle est bouclée.

Notre train est dans longtemps , mais nous voulons tenter de rentrer plus vite à Lyon.

Nous nous rendons à la gare et autant vous prévenir. Nous n’allons pas le regretter.

Arrivés à la gare, nous constatons qu’il y a au moins 25 vélo sur le quai. Le train de 12h40 est en retard. C’est un TER avec seulement une rame. Le contrôleur refuse l’accès à tous les vélos. De toutes façons, la rame est bondée. Il faut attendre le suivant. Et croiser les doigts. Oui, nous avons bien fait de venir plus tôt !

Nous sommes tous alignés sur le quais à se demander combien de vélos il y aura déjà dans le train et surtout qu’elle sera l’humeur du contrôleur. Car c’est de lui que tout dépend.

Le train arrive, nous sommes en première position, pour nous c’est gagnés…. nous sommes tous les 4 dans le train. Et cela sera même bon pour tous les autres cyclistes. Il y a des vélos de partout

Nous sommes bien contents d’être assis car nous allons apprendre qu’un train a été annulé et que les passagers sont du coup basculés sur celui dans lequel nous sommes. Il y a du monde partout dans les couloirs. La SNCF fait encore une fois des miracles de planification et d’anticipation. 😤😡

Nous arriverons à 16h40 à Lyon. Il faudra se dépêcher de rentrer. Nous avons une fenêtre de 15 min pour parvenir à la maison sans nous prendre la pluie sur la tête. 🤞

Ce fut un petit tour en Camargue bien agréable, malgré le vent, les moustiques et un peu de pluie.

Merci encore une fois de m’avoir lu. À bientôt pour notre périple de cet été. Nous avons espoir d’une belle virée en Europe du Nord avec des villes mythiques en prévision. Mais je préfère garder la surprise pour plus tard.

Avec l’espoir de vous avoir diverti et le bonheur de ces moments à vélos.

Anne-Laure

Saintes-Marie de la Mer vers Saint-Gilles.

Après une journée entière dan sle vent, nous avons eu une nuit dans vent. Le mistral a soufflé presque toute la nuit. Il a glacé la nuit. Ce vent amène le ciel bleu, mais il vous pénètre jusqu’aux os. J’ai eu froid.

Puis le vent a cessé et la pluie est tombée. Au réveil d’une nuit difficile pour moi à cause du froid, le ciel est gris. Il n’y a que plus de vent… les moustiques sont de retour 🤪. En Camargue c’est soit l’un, soit l’autre.

Départ tranquille à 11h. Nous commençons par faire un tour dans la ville pour la montrer aux garçons. Malheureusement l’église ferme. Encore une fois je ne pourrai pas la visiter.

Les arènes sont bien sûr fermées mais la plage est accessible et bien belle.

Direction Sainte-Gilles. Sans le vent cela s’annonce tranquille.

Nous traversons la Camargue par l’intérieur. Nous bordons des rizières et de vignes. Il y a une leon d’oiseaux encore mais se sont bien joutes au paysage les chevaux et les taureaux aux camarguais. Le yin et le yang de ce pays.

Ce que j’ai le plus aimé aujourd’hui, c’est mes fleurs le longs de la piste. Des chardons magnifique, des coquelicots bien sur, mais aussi des petites fleurs bleus, des foins d’une couleur extraordinaire.

La nature est si belle dans sa simplicité. Être dans la campagne, avancer tranquillement et au rythme de mes jambes , sentir une petite pluie fine venir de temps en temps nous rafraîchir, entendre le vent léger dans les hautes herbes…. la vie est belle quand elle est aussi simple.

La piste nous offre des petits détours comme celui que nous faisons pour surplomber le Canal du Rhône à Sète. Cela me rappelle le Canal du Midi.

Nous sommes à 17h20 au camping. Ce soir ce sera un petit bungalow pour avoir moins froid. Et barbecue pour faire plaisir aux garçons.

Le bonheur simple et la vie paisible.

Bonne soirée à tous.

Anne-Laure

Port Saint Louis vers Sainte Marie. Du vent !

Réveil avec le chant des oiseaux. il a plu une bonne partie de la nuit mais ce matin , le vent a poussé tous les nuages loin de nous. Le vent….

Vous notez….c’est déjà la deuxième fois que je vous en parle.

La piste est une route sablonneuse, pleine de trou. Alors qu’elle est interdite aux voitures, c’est un balai sans fin. Nous comprendrons plus tard.

Dans les étangs nous pouvons apercevoir une multitude d’oiseaux et bien sûr quelques flamands roses.

Mais il faut rester concentré sur la piste, le vent est tel qu’il nous déstabilise, et bien sur nous ralenti !

Et de trois. Le vent donc. De face, à décorner des bœufs.

Je mouline pour préserver mon genou mais je ne lésine pas. Pourtant le compteur n’affiche guère plus de 9 km. En fait, entre les moments à 7 km/h et les têtes pointes à 12…. la moyenne est aux alentours de 8 où 9km /heure.

Cela permet d’admirer le paysage mais c’est fatiguant. J’admire les étangs.

Sur le côté des zones humides secouées par le vent, de soyeux sont plantés. Et sur chaque poteau, un caillou est posé, en équilibre. C’est un tour de force d’équilibre. Et très beau à voir.

Nous arrivons enfin à la plage de Beauduc. C’est encore une fois le paradis de kits surfeurs.

Il y a tellement de vent que nous ne pouvons pas nous y rendre. Et puis le soleil tape trop fort. À l’abri d’une dune, nous prenons rapidement un repas. Mais nous sommes en plein soleil. Impossible de rester trop longtemps. Je fais la manche auprès de surfeurs pour obtenir de le riz et nous repartons.

Nous reprenons la piste pour nous rendre aux Saintes. C’est toujours aussi beau, mais toujours aussi exposé au vent.

Nous traversons ce qui s’appelle la digue à la mer. Puis direction le phare. La piste est en plein vent, en plein soleil. Ça épuise. On avance doucement. Surtout moi. Juste avant l phare, j’ai une pensée pour mes amies qui se reconnaîtrons.

Il faut continuer ainsi jusqu’au bout. J’admire les flamands roses, je pense à mes licornes. Les petites fleurs sur les chemins sont justes divines.

Et nous allons galérer ainsi jusqu’à notre arrivé à 17h30. Record de lenteur battu. C’est ainsi quand il y a du vent.

En fait c’était une belle journée de vélo mais il ne fallait pas être pressé et savoir admirer la Camargue dans toute sa splendeur.

Belle nuit à vous tous.

Anne-Laure

Arles- Port Saint Louis 65km

Quand un week-end de 4 jours se présente et que cela fait presque une année qu’on est confiné…. l’appel à l’escapade est trop forte.

Du coup, ce matin direction la gare à 6h40 pour prendre un train pour Arles. Nous partons faire un tour en Camargue.

Nous, cette fois-ci, est composé de Pascal, Raphaël, Gabriel ( un camarade de Raphaël), Osiris et votre serviteur bien-sûr.

Quel bonheur d’enfourcher mon Blacky. Oh bien sûr il faut d’abord prendre le train, mais la perspective est déjà là. En route, le ciel passe de gris à bleu. C’est prometteur.

Arrivés à Arles, le soleil de printemps nous réchauffe doucement. Nous faisons un petit ravitaillement avant de nous engager sur la ViaRhona.

L’expérience nous a appris qu’il ne faut pas partir sans avoir de quoi nourrir la troupe.

Il fait beau, pas froid, pas trop de vent. C’est le bonheur.

Et quand en plus sur la route se présente un lieu qui me fait penser à mon peintre préféré…. tout est parfait.

Le pont est là. Fidèle au tableau. Comme si le temps n’avait pas coulé et que Vincent allait apparaître avec sa palette et son trépied. On est hors du temps.

Le pont Van Gogh

La piste s’offre à nous. Toute droite, bitumée. Elle est bordée d’un côté par un canal et de l’autre par des rizières ou autres plantations. Tout ce que j’aime.

Des guêpiers d’Europe !

Nous sommes survolés par plein d’oiseaux. Mouettes cendrées, cygnes, goélands bien sûr, ibis noir, hirondelles et pinsons. Tout à coup, un oiseau attire mon attention.

Un guêpier d’Europe. C’est une espèce que je n’avais jamais vue. Et là, il y en a plein. Ils ont fait des trous dans les bords sablonneux du canal. Leur plumage est magnifique. De toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Quelques photos et nous repartons. A l’ombre de quelques arbres , nous pique-niquons.

La piste continue au milieu des marécages. Au loin la Sainte Victoire, le massif de l’Étoile, Puis on aperçoit Fos. Ça, c’est moins beau. Mais cela veut dire que l’on s’approche.

Nous traversons le Rhône avec le bac. Nous sommes à 15h près du camping. N’ayant aucune réservation et ayant appris hier qu’il est complet nous décidons de nous y rendre en priorité. C’était une bonne idée.

Le patron nous accueille en s’excusant. Il est bien complet. Mais il propose de nous mettre a des endroit qui n’en sont pas vraiment pour la modique somme de 15€. Comment vous dire 🤣. Surtout que le doigt en question est parfait ! Plat !

Une fois les tentes montées, dont notre toute nouvelle avec une zone pour mettre les sacoches et Osiris, nous reprenons les vélos pour aller voir la mer.

Ce fut la partie la plus difficile de la journée. Vent de face, nous appuyons comme des malades sur nos pédaliers pour être à peine à 8km/h. Mon genou n’y résiste pas. Il me faudra bien plus d’une heure pour faire 11km.

Méthode débrouille je me fais embarquer par un camping car qui me ramène au camping. Ouf. Car cela aurait vraiment été trop dur.

La mer est glacée et très agitée mais j’y mets mon genou. Objectif, apporter du froid, baisser la douleur. Néanmoins je n’arrive pas à repartir. Du coup, débrouillardise et appel à l’aide…. je me fais embarquer par un couple dans leur camping car. Trop gentils. Ils me déposent au camping.

Je n’ai plus qu’à trouver du liquide pour payer le patron…. ben on est dans le Sud et certaines choses ne changent pas. La place à 15€ non enregistrée…. il faut du cash. Ça me rappelle un sujet d’agrégation …. l’économie informelle. 😉🤔

D’ailleurs le repas du soir en sera aussi. Premier soir du restaurant du camping…. pas de CB…Au menu du soir pizza- bière-limonade.

Puis bonne douche chaude et au lit.

Demain sera un autre jour pendant lequel j’espère retrouver comment insérer des photos 🥺

Belle nuit à vous.

Anne-Laure

Dernier article. Le voyage est fini. 23/08/20

Voilà, nous sommes rentrés Lyon. Le voyage a été long mais il est fini.

Ce matin nous avons fait un petit tour dans Tours 🤪.

Je. Ai profité pour aller dire bonjour au seul fleuve libre de France, celui que nous avons suivi il y a maintenant 7 ans.

La Loire. Toujours si belle

Petit déjeuner en terrasse. Dernier instant de vacances à savourer.

C’est drôle, nous avons retrouvé des lieux que nous avions visités et admirés.

Puis c’est le train. Le Ter Tours -Lyon fait 22 arrêts entre son lieux de départ et son arrivée à Lyon Perrache. Un omnibus. Il fait plusieurs fois marche arrière : à Nevers mais aussi à Moulin. Il récupère des voyageurs qui cherchent à récupérer le réseau interdites ou TGV. Et tous les cyclistes du centre de la France le connaissent.

Étant montés au départ, nos vélos sont bien installés et nous aussi. Il n’y a plus qu’à tuer le temps. Nous partons à 11h57. Arrivée prévue à 17h52.

Une fois à Lyon, nous remontons toutes nos sacoches sur les vélos et c’est la dernière cote pour rentrer chez nous.

Tous les ans nous terminons par la rue Eugène Pons. Elle commence nos voyages par une belle franche qui nous envoie vers l’aventure. Terrible à monter au retour, elle clos nos voyages par une belle suée et la satisfaction de réussir à la monter sans poser le pied.

Et comme la rue Eugène Pons clos notre périple, cet article clos le récit de cette année.

Merci pour votre lecture. J’espère vous avoir fait partager un peu de nos plaisirs, de nos galères et de nos aventures.

À l’année prochaine pour d’autres aventures.

Anne-Laure

Au revoir la Bretagne. De Saint Quay-Portrieux à Paimpol puis le train. 30 km. Le 22/08/20

Voilà, c’est le jour du départ. Les vacances sont finies, il faut rentrer à Lyon. Mais depuis la Bretagne, en train avec 5 vélos et 2 carrioles, c’est compliqué. Et long. Cela nous prendra 2 jours.

Ce matin, nous devons aller à Paimpol en vélo. Ce n’est que 30 km mais ils sont fait de montées et de descentes.

Le réveil à 7h00 nous permet d’admirer le lever de soleil. C’est beau. Cette vue sur la Manche m’habitera longtemps encore.

Les tentes sont rangées et les vélos chargés en 1h20. Nous avons décidé d’abandonner la grande tente ici. Ses poteaux sont en pièce détachés. Elle est récupérée par le propriétaire du camping qui pourra éventuellement s’en servir. C’est presque bizarre car cette tente nous aura accompagné depuis la Loire à Vélo. Elle aura abrité les enfants et bercé leurs rêves durant nos voyages dans plus de 10 pays. En ayant parcouru plus de 4000 km et était démontée puis remontée environs 150 fois…. je pense qu’il est possible de dire qu’elle a fait son temps.

La laisser ici c’est gagner 9kilos sur notre chargement. Sachant que je dois tracter la carriole, que le porte bagages de Solène ne permet plus de la mette dessus et que Pierre-Louis a lui la carriole d’Osiris, c’est aussi un choix de raison.

Nous décollons à 9h15.

30 km à faire avec comme objectif d’être à 12h à Paimpol. Nous sommes dans les temps. Pour éviter la route des falaises qui nous a été annoncée comme difficile,

nous décidons de suivre la départementale. C’est plus direct… mais aucune vue sur la mer. Dieu que la raison peut être frustrante de plaisirs.

Nous passons néanmoins devant quelques jolis lieux comme le château de Tréveneuc et son église pile au bout de sa belle allée.

Au détour d’un virage enfin j’aperçois la cote et La Manche.

Un peu plus loin c’est sur un magnifique champ d’hortensia que nous débouchons bons. Je n’en avais jamais vu autant réuni. C’est impressionnant et magnifique.

Malgré les rouspétailles des enfants je décide de prendre un petit chemin qui me permet d’échapper 10 min au bruit des voitures et d’admirer une zone où les oiseaux sont venus nicher pendant le confinement. Dernier instant de nature avant beaucoup d’heures de train et le retour à la ville.

Nous arrivons pile à midi à Paimpol où nous retrouvons Pascal qui nous a acheté le repas de ce midi et ce soir.

Nous déjeunons sur le port de Paimpol. Dans le port il y a un vrai breton qui déplace sa petite embarcation avec une seule rame et une technique franchement originale. Il a une vraie maîtrise de sa barque alors qu’il est debout et fait tourner sa rame un peu comme dans des blancs d’œufs.

Dingue !

Puis il est temps de nous rendre à nouveau à la gare. Paimpol est en bout de ligne. Nous avons le temps de profiter d’un dernier instant de soleil avant l’arrivée du train.

La micheline qui arrive n’a qu’un grande voiture et il y a du monde. J’avoue, nous nous arrangeons pour être suffisamment rapidement dans la micheline par angoisse de ne pouvoir monter. Une fois dedans, ne plus bouger. Direction Guingamp où nous aurons 1h25 d’attente. Vive les liaisons sncf.

Là je suis assise cool avec Osiris à mes pieds.

En arrivant à Guingamp nous apprenons qu’une autre famille déjà présente sur le quai s’est fait interdire l’accès au train précédent à cause d leur carriole. Pascal décid de démonter roue, garde-boue et arbre dès carriole pour pouvoir les faire monter en tant que bagages.

À 5 min de l’arrivée du train, je reçois une alerte. Plus de vélo acceptes sur notre ter. Si nous le pouvons pas monter dans ce train, nous ne pourrons pas être à Lyon dimanche soir. Il faut pouvoir monter.

Lorsque le train arrive je suis à la porte de la chef de bord. Elle commence par me dire que nous ne pouvons pas entrer dans le train. Pas le choix, je la supplie. « Madame, il y en un autre derrière » me répond-elle. Pas possible pour nous, plus de correspondance. À la voir continuer à refuser, je sors mon dernier atout. J’avoue je n’aime pas mais c’est la seule chose qui me soit venue à l’esprit. « Madame, je vous en supplie, si je ne suis pas à Lyon lundi pour ma pré/rentrée, je perds le bénéfice de mon concours. Il faut que je monte ». Alors que la dame a pitié et me laisse monter, elle réalise que nous sommes 5, plus les carriole démontées. Elle commence à changer d’avis mais Pascal est déjà dedans ainsi que Solène et Pierre-Louis. Il ne reste que Raphaël et moi…. elle hésite puis …C’est bon ! Ouf.

Je suis dans le couloir, debout avec 2 vélos à bouts de bras et la chienne à mes pieds. Le train est archi bondé mais tout le monde étant dans la même galère… on s’aide !

Et ça continue à monter aux deux arrêts suivant. Je suis obligée de monter la carriole démontée sur mes selles des vélos. C’est super sportif.

Arrivés à Rennes, nous avons 1h à attendre pour le train suivant. Nous ne prenons pas le risque de nous éloigner de la gare. Nous avons encore 1 autre correspondance à Nantes. Ce train là est vide. Une fois dedans, nous remontons les carriole car à Nantes nous n’avons que 18min pour attraper le train de « La Loire à Vélo. ». C’est un train que nous connaissons déjà. Le seul que je connaisse en France avec un tel service pour les vélos. Il y a un wagon dédié aux vélos avec accueil et embarquement des vélos par du personnel pour les installer. C’est magique.

La grande classe, le service absolu

Nous arrivons à 22h à Tours. Alors que nous sortons de la gare, Pierre-Louis réalise qu’il s’est fait voler sa petite sacoche de guidon sur le quai. Plus de portable, plus d’enceinte, plus de casque audio et plus de lunettes de soleil de vue ! Ai-je besoin de vous dire ce que je ressens. Nous qui pensions avoir fini les galères pour la journée.

Nous nous rendons à l’hôtel et nous offrons tous une bonne douche. Demain il faudra reprendre le train… nous ne sommes pas encore arrivés à Lyon.

Voilà, vous avez un aperçu de ce que veux dire prendre le train avec des vélos. Des fois je me dis s’une remorque sur la voiture serait finalement plus simple… Encore faut il avoir une voiture avec une attache 🤣. Allez gardons nos principes. Au moins nos vacances ont un bilan carbone proche de zéro ! C’est toujours ça

Merci de votre lecture. Belle nuit à vous.

Anne-Laure

Dernier jour à Saint Quay. Repos, plage et rigolade. 21/08/20

Cette nuit le vent a soufflé très fort. Tellement fort que j’avoue ne pas avoir été très rassurée. Image de tente s’envolant, angoisse de branches qui cassent et nous tombent dessus. Apres une nuit entrecoupe la veille par des générés sur la plage, cette nuit c’est Éole qui a perturbé ma nuit.

À sept heure, Osiris veut absolument sortir de la tente. Cela me pousse à mettre le nez dehors et à admirer le soleil.

Presque à temps….

La journée s’annonce avec quelques nuages mais aussi du soleil. Petit déjeuner tranquille avant que Solène et moi allions en ville faire quelques courses pour les repas du jour. Les garçons vont promener Osiris.

Aujourd’hui c’est surtout beaucoup de rigolade avec ma fille. Notre complicité fait du bien. Un rien suffit à la faire rire. C’est tellement agréable.

Je vous laisse encore une fois admirer la vue de mon balcon. Pas mal non !

Après un repas simple mais sympathique nous prenons nos vélos pour aller vers une grande plage de sable.

Il y a du vent donc des vagues. Nous avons bien rigoler à sauter dedans et à tenter de les dépasser.

Mais l’heure tourne. Il faut rentrer. En arrivant Solène et moi assistons à l’apparition puis la disparition aussi rapide d’un bel arc en ciel sur la mer.

Repas, douche, rangement au maximum. Demain il faudra se lever à 6h45 pour être prêts à 8h.

Osiris est fatiguée d’avance. Elle mange couchée. 🤣

Dernière étape demain. Elle s’annonce difficile car sportive. Il faut arriver avant 13h à Paimpol car notre train est à 14h04. Pas le droit de le manquer.

Belle nuit à vous. Merci pour la lecture. Amicalement.

Anne-Laure

Une journée repos au paradis. 20/08/20

Décidément nous avons bien fait hier de forcer les enfants à monter sur le vélo. Notre camping est idyllique. Même si la nuit a été agitée, car des jeunes faisait une grosse fête sur la plage juste en dessous de notre emplacement. La vue au réveil fait tout oublier !

Nous sommes juste au-dessus d’une petite crique avec une vue de folie devant nous. Nous observons la mer qui monte et qui descend. Nous pouvons voir sa progression dans un sens ou dans un autre en observant l’apparition et la disparition des rochers nombreux de cette côte. Comme l’a dit Pierre Louis, et comme je me le faisait remarquer au même moment, il ne doit pas être facile de naviguer dans ces eaux. Le navigateur a intérêt à parfaitement connaître la topographie de tout cette multitude de rochers s’il ne veut pas venir si échouer.

Pascal s’est réveillé avant nous il a tenté de voir le lever de soleil malgré un plafond bas à ce moment-là. Il a petit déjeuné seul et se prépare à partir pédaler plus loin en solitaire. Il est presque 11h.

Aujourd’hui chacun va vivre À son rythme, selon ses envies. Solene fera la grasse matinée jusqu’à midi, alors que les garçons seront eux déjà en train de pêcher crevettes et crustacés dans la baie à 10h30. Pour ma part opération laverie. Pas le choix quand on a plus rien à se mettre.

Aujourd’hui est aussi le jour où je reçois mon arrête d’affectation. Sensation étrange. À la fois une grande joie et un grand fou rire. Ce sentiment d’imposteur est encore très présent. Passera-t-il un jour ? J’en doute.

Après un repas avec vue sur mer chacun reprend son programme. Mer pour les 3 enfants et promenade sur les sentiers des douaniers pour moi. Allez vous trouver les enfants dans l’eau ?

Le sentier suit la côte au plus près de la falaise. La vie est enivrante. Rien pour barrer le regard. La marée est basse. Les criques sont visibles. La plage donne dans le sable et non pas sur les cailloux. Le soleil fait briller ce tableau des merveilles de la nature,

Osiris et moi avançons comme si nous étions au bout du monde.

Le sentier débouche sur des arbres majestueux.

La cote est trompeuse. Alors que je me donne un point pour faire demi-tour, petit virage à gauche et d’autres criques apparaissent élinguant d’autant le point fixé au départ.

Le soleil brille et il fait chaud. La nature, la solitude, le silence juste brisé par le vent dans les arbre ou le bruit de mes pas. Lorsque le son est mouillé ou juste humide, mes pas sont aussi silencieux que ceux de Lancelot dans la bibliothèque verte de mon enfance ; puis lorsqu’il est sec j’entends les petits graviers qui scandent le rythme de ma marche. Le bonheur est total.

Je savoure les quelques mûres laissées par les autres peilenreuts. D’autres fruits sont bien alléchants, mais je ne m’y risquerait pas. Trop marquée par l’histoire du film Wilde, lorsque le héros meure pour s’être trompé de champignons.

Au détour de la grève de Saint Marc une chapelle du 15ieme siècle.

Au bout d’une heure de marche, mon objectif est visible.

Ce cap permet de voir les grandes plages suivantes

Et surtout, j’ai l’impression d’être au bout du monde, de dominer la mer.

Le vent souffle et me rafraîchit. Sos iris se cache dans la robe pour se mettre à l’ombre.

Il est temps de faire demi tour. Nous aurons fait 9,6km en 2h. Pas mal quand même. Osiris n’aura pas couru derrière nous mais aura fiât une une belle ballade.

Direction la plage pour me baigner et récupérer les enfants.

Puis c’est crêperie avec les 3 zamours.

Le village est calme. Le soleil a donné des couleurs à tous les passants que nous croisons.

J’espère que la journée de demain sera aussi agréable.

Merci de m’avoir lu.

Bonne soirée à tous.

Anne-Laure

De Pornic à Saint Quay Portieux, 15km pour trouver un coin de paradis. 19/08/20

Ce matin il bruine au réveil. Voir il tombe une petite pluie fine. Ce n’est pourtant pas cela qui me réveille mais Pascal qui trafique dans sa sacoche. Le bonhomme tourne en rond alors qu’il est presque 9h.

La nuit a été fraîche et arrosée. Osiris a encore demandé à venir se mettre à l’abri et dormir avec nous. Je me demande si elle ne veut tout simplement pas en profiter.

Je fais dodo dans la tente !

Nous laissons les enfants se réveiller par eux même. Pendant ce temps nous étudions nos possibilités et réfléchissons à la suite du voyage.

État des lieux :

1 / le vélo de Raphaël a besoin d’une réparation. Son porte bagage est cassé, ce qui veut dire qu’il ne peut plus avoir de chargement.

2/ les enfants sont fatigués et ne veulent plus avancer. Pierre-Louis râle beaucoup. Est-ce une fatigue réelle ou juste son âge…. presque 16 ans.

3/ la météo annoncée n’est pas réjouissante. Un truc de plus à faire accepter.

Voilà ce que nous décidons. Il y a un réparateur de vélo au prochain village Binic. Nous allons aller faire réparer le vélo puis faire encore km pour dormir à Saint Quay Portieux. Nous y serrons alors tôt et pourrons profiter de la plage. Jeudi nous ferons les dernier km pour nous rendre à Paimpol.

Petit déjeuner à 10h. Les enfants se sont réveillés tranquillement par eux même.

Notre proposition fait quand même râler notre adolescent. Il voulait tester à RIEN FAIRE. Dur dur le métier de parents.

Pascal et moi ayant besoin de nous défouler, c’est seuls que nous rangeons tout le campement. Nous réussissons à partir à 12h30. Sachant que nous n’avons que 15km à faire aujourd’hui, ce n’est pas un problème.

Arrivés à Bicnic, triste constatation, le magasin de vélo à déménager… dans le village qui est dans le sens opposé à notre direction. Grrr

Pascal ayant bricolé quelque chose qui permet de mettre 2 sacoches exégètes au Raphaël, nous décidons de tenter notre chance et d’avancer. Au pire nous avons 40km à faire. Cela devrait tenir et sinon nous repartirons les sacoches sur les autres vélos. Nous prenons notre pose déjeuner sur le port de Binic qui est tout simplement charmant. Il règne une atmosphère de détente et de vacances.

C’est la marée basse. Nous sommes interpellés par la présence du drapeau rouge, signe qu’il est interdit de se baigner. Mais se baigner dans quoi, la Manche est super loin pour le moment.

En fait, le drapeau rouge est là pour interdire d’aller sur la plage à marée basse, à cause des algues vertes. Trop nombreuses elles peuvent être dangereuse pour l’homme, voir mortelle.

Nous repartons après un petit café bien agréable. Espérons qu’il nous apporte l’énergie dont nous avons besoin. Car si nous avons peu de kilomètres aujourdhui, nous avons beaucoup de dénivelé. Ça monte dur.

Pour alléger l’humeur de Pierre-Louis, j’ai repris la carriole et Pascal la tente. Il pédale léger. Nous moins. Les côtés montent très fort et longtemps. Derrière les descentes permettent de se rafraîchir mais pas de délasser les jambes. Cela fait maintenant 3 jours que je sens bien les muscles de mes cuisses mais aussi de mes bras. En effet, quand ça monte et encore plus quand on est chargé, ça tire sur les bras.

En fait de météo menaçante nous avons un immense soleil qui tape super fort. Il y a du vent, de face malheureusement. Le vent nous ralenti mais ne nous rafraîchi pas et en montée je sens le soleil me brûler la peau.

Le bronzage du cycliste est un vrai problème. C’est un bronzage uniquement pile et plus à gauche qu’à droite, sans parler des multiples marques de… gants, teeshirt, cuissard à mi cuisse ou sous les genou, chaussettes, montre et bien sûr casque.

En gros j’ai le bras gauche très bronzé, la jambe gauche bien bronzée mais avec trois marques, le dos bronze car je pédale souvent en brassière… mais le bras droit plus clair, idem pour la jambe, le front peu bronzé à cause du casque et le ventre carrément blanc. M’habiller au retour du vélo est un vrai problème. Il faut assumer toutes les couleurs.

Nous sommes à 16h30 au camping. L’accueil est sympathique comme tout. Le monsieur nous propose de nous mette sur un emplacement avec vue sur mer.

Quand il nous y emmène nous sommes totalement abasourdis. Le camping s’appelle « Le Bellevue ». Il le mérite vraiment. Je vous laisse admirer ce que j’ai en face de moi.

Magique non !

Devant cette vue, en voyant l’emplacement qu’il nous propose de prendre ma décision est prise. Je m’arrête ici et non à Paimpol.

Je vais profiter de ce lieu magique pendant 2 jours. Nous irons à la plage et manger des crêpes. Pascal ira seul faire un peu plus de vélo et voir deux cap. Soit nous nous retrouvons ici, soit je prendrai le train seule avec les enfants.

Nous montons rapidement le campement avant de nous rendre à la plage. L’eau est délicieuse même si à 17 degré. Cela rafraîchit et fait du bien à nos muscles endoloris .

Après la plage, nous allons faire les courses. Osiris nous a suivi et nous sommes obligés de la laisser seule devant le magasin. Je n’ai rien pour l’attacher. Je la mets dans la carriole et lui mets juste mon foulard scout autour du cou. Elle ne bouge pas. C’est bluffant.

Au retour des courses, la mer est montée. Regardez bien la vue. Elle a changée

Cherchez les 2 changements.

Au menu il y a pâtes à la carbonara mais surtout Kouin Aman. Je continue ma dégustation de spécialité bretonne. Tant pis pour le sucre et le beurre. Vu le vélo, ça passera sans problème.

Il souffle fort et j’ai froid. Vite rejoindre mon sac de couchage.

Belle nuit à vous aussi.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑