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sixavelo

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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sixavelo

Une famille de six qui passent leur temps à vélo et voyage à travers l'Europe avec nos chères bicyclettes. Suivez nous aventures ....

Le Mont Saint Michel – St Benoit-les-Ondes. Le 14/08/20. 45 km

Bonjour à tous. Je sais que les articles sont parus sans photos. Je suis navrée mais je n’arrive pas à faire mieux pour le moment. Gros problème de réseaux.
J’ai le choix entre ne pas faire d’article ou en faire sans photo. Vous connaissez celui que j’ai fait.
La journée d’hier a laissé des traces.
Après les 73 km, Amandine avait mal à son genoux gauche. Un patch Flector et au matin les choses allaient beaucoup mieux. En ce qui me concerne, tous ces km ne m’ont pas gêné. Aucune douleur.
Par contre ce matin au réveil, clairement, je sens mes cuisses. Pas de douleur réelle aux genoux mais un rappel de l’existence des muscles des cuisses qui sont, je vous le rappelle, les plus gros muscles de notre corps.
Et bien figurez vous que ce n’est pas désagréable. Et puis une fois sur le vélo, j’oublie.
Au réveil, nous confirmons qu’Osiris est fatiguée. Ses pâtes ne vont pas trop mal, mais les chaussons ont appuyé son ergo sur sa patte et ce n’est pas très joli. Pour elle, pas de course aujourd’hui, cariole obligatoire. Il va falloir la contenir dedans. Un vrai défi.
Une fois le campement rangé, le petit déjeuner pris, nous décollons à 10h50 !

YES 10 min de mieux que la veille, il faut savoir se contenter de peu 😬- direction le Mont Saint Michel.

La vue est saisissante.

Le temps étant très brumeux avec un léger crachin qui fait bien râler les enfants, le Mont semble se cacher de nos yeux. C’est grandiose.
Il y a depuis quelques années une route qui permet d’arriver au pied du Mont et qui est emprunté par des navettes. Ces bus sont très originaux car ils sont dotés d’une cabine de conduite des deux côtés du bus.

Normal, il ne leur est pas possible de faire demi tour une fois au pied du Mont. Donc en fait le bus circule en étant toujours dans le même sens. Seul le conducteur passe d’un côté à l’autre. Il fallait y penser.
Nous laissons nos montures avec toutes les sacoches au pied de l’ange sans pouvoir ni les attacher, ni espérer une autre surveillance que celle de celui qui nous observe du haut de sa flèche.

Nous qui passons nos vacances dans une forme de solitude en étant chacun sur nos vélos, à circuler dans la nature, moi qui ai du mal avec la foule compacte- sauf aux concerts de rock j’avoue- ici c’est l’horreur. Le Mont est plein de touristes. On se marche les uns sur les autres. Tous avec un masque, mais aucune distanciation possible. Le petit virus doit se régaler.
Nous le supportons guerre cette ambiance surpeuplée et choisissons de vite redescendre pour aller pédaler dans la nature.
Il pleut un peu. Un grosse bruine. Qui mouille un peu et surtout qui nous refroidi. Surtout Amandine. Il est presque 14h, tout ceci met Solène et Pierre-Louis de mauvais poil.
Dans ces cas là, il faut nourrir les bêtes pour les calmer. Ce sera friterie avec Panini pour réchauffer les corps et les esprits.
Quand nous remontons sur les vélos, la météo est plus clémente.
Il faut ficeler Osiris dans sa cariole pour qu’elle y reste allongée pour se reposer.
C’est Pierre-Louis qui l’a tracte depuis hier midi. Il a en fait largement assez de force pour porter non seulement la tente car nous avons allégé Amandine depuis hier à cause de son genou, mais aussi le chien. Inutile que je m’épuise. Solène prend très à cœur de surveiller sa chienne. Ces deux là, pardon ces 3 là si on compte la chienne feront le voyage de la journée ensemble tout du long.

Cette piste est prodigieuse. Nous sommes sous une belle allée d’arbre. Le Mont Saint Michel est derrière nous. Nous nous éloignons tout en prenant la mesure de la baie que nous logeons. Nous voyons les cultures de maïs mais aussi de poireaux et au loin les champs de près salés puis la zone de vase qui sera sous l’eau une fois la marée haute. Les couleurs sont dans le gris, le blanc, l’épure. C’est Subjuguant.

Les maisons me font penser à celles d’Auvergne par la taille de la pierre. Elles sont par contre plus basse. Rarement plus d’un étage. Volets aux couleurs chatoyantes et parfois des toits de chaumes.
Vers 16h, nous arrivons à la Chapelle Sainte Anne. La vue sur la baie est époustouflante.
Nous pouvons encore apercevoir le Mont Saint Michel bien sûr, mais la cote de Saint Malo se devine, les îles de aussi.
Et le soleil a maintenant presque réussi à percer les nuages.
Voilà que les couleurs changent. Un peu de bleu dans la mer, du vert sur la mer. Les paysages sont grandioses. Je ne m’en lasse pas.

Nous devons pédaler face au vent. Car ici du vent il y en a !
D’ailleurs si nous le subissons, d’autres s’en sont servi autrefois – les vieux moulin à vent en témoigne qu’il leur reste leurs ailes ou pas- aujourd’hui c’est une source d’amusement, de plaisir ou de sport. Il y a énormément de char à Voile. Le village de Berceaux est d’ailleurs la capitale mondiale de ce sport et en organise les championnats du monde. Il faut dire que le lieu se prête parfaitement à cette pratique.

Je trouve aussi de drôle de panneaux 🤣


En quittant le village, nous tombons sur une maison qui nous fait clairement penser à celles des Hobbits. Elle est de toute beauté, sa porte, le porche, les formes, quelle belle œuvre.

Nous continuons à longer la baie.
C’est maintenant le monde des conchyliculteurs. Pascal pourra donc se régaler d’huîtres ce soir.

Moi je continue à m’extasier sur les couleurs de la baie. Je suis époustouflée. J’étais déjà venue ici…. mais en voiture.
Encore une fois, mon vélo m’offre de voir le paysage plus intensément, plus profondément.

Les Moulins profitent du vent ….

Ou se font couper les ailes.

Moi qui vais toujours vite dans l’année, moi qui suis plutôt speed comme personne, affairée a mille et unes choses à la fois, en vélo… je prends mon temps.
J’ai appris à respecter mon corps, mes muscles, mes articulations pour aller à la bonne vitesse. Celle qui n’est pas une souffrance et qui me permet de porter pleinement de mon vélo, de mon corps que je sens travailler sans aucune souffrance, du silence qui m’entoure et de la beauté des paysages que je traverse. Oui le vélo mérite bien son surnom de « Petite Reine». Pour moi ma bicyclette, mon Blacky est bien plus.

A 17h30 les enfants nous annoncent qu’ils sont arrivés au camping et commencent à monter la tente. C’est presque un miracle.
Non seulement pour l’heure d’arrivée, mais aussi car quand nous les rejoignons, la tente est montée, le campement est presque en place.


Tout le monde va pouvoir se baigner dans la piscine ce soir.
Il y a des planchas à disposition. Ce soir, saucisse grillées. C’est la fête. Et bien sûr des huîtres pour Pascal, des galettes en dessert Quelle belle journée de vélo.
Je vous mettrai des photos bientôt, promis.
Au moins l’article…. merci de votre lecture.
Amicalement.
Anne-Laure

Soleil, pluie et beaucoup de km. Carentan- Pont Farcy. 72km

Après notre belle journée à Utah Beach, nous avons eu une nuit bien agréable à la fraîche. Cela fait vraiment du bien. 
Le réveil à 7h n’est pas trop douloureux. Plutôt cool. Au vu du programme de la journée, il y a croissants et pains au chocolat au petit déjeuner. Nous décollons du camping à 10h. Le premier pliage, c’est comme le premier montage… long. 

Départ sous un beau soleil pour une grande journée de vélo.

Nous avons 72km à faire. Ce n’est pas vraiment un choix, il n’y a pas de camping entre les deux.
Nous savons que la piste est facile, pas trop de côtes, et que nous sommes capable de le faire. La seule inconnue, c’est Osiris. Nous nous sommes fixés comme limite 25km maximum pour elle. Le reste dans la cariole qui est attachée à mon vélo.
Car le problème est qu’Osiris veut absolument être devant. Toujours. Donc si un cycliste démarre, elle fonce pour le suivre. Et ça n’est pas possible pour elle. Elle n’est que dans le plaisir et avancer avec nous. Donc carriole forcée. Osiris accepte sans problème de monter dedans. Par contre, elle refuse de s’assoir. En étant debout, elle fait beaucoup bouger la cariole. Il faut donc beaucoup de force dans les bras pour tenir le vélo. Et accessoirement… la bête pèse son poids : 20kg.

Bref, quand elle court,nous sommes en moyenne à 16km/h. Quand elle est dans la cariole et que j’ai réussi à lancer le vélo, je monte à 28 km/h. Les descentes sont en pointe jusqu’à 40 km/h. Le calcul est là, entre les arrêts pour la faire monter, descendre, la pause déjeuner et autre forme de ralentissement… nous avançons à environ 10km/h Max. Pas très rapide. L’objectif est d’être au camping à 18h.


Le paysage est magnifique. J’adore toujours autant suivre l’eau. Au début, c’est un canal. Nous sommes dans les marais du Cotentin.

C’est à peu près à cet endroit que Pascal nous arrête tous. Après avoir oublié la veille sa veste dans les sanitaires… heureusement ramenée à l’accueil… il réalise qu’il a perdu ses lunettes de vue. Il faut ouvrir toutes les sacoches où elles peuvent potentiellement être. Malheureusement… rien.
Pascal a appelé le camping. Petit Poucet a de la chance, elles ont été trouvées. Mais Petit Poucet va devoir faire demi tour. Ce sera 5km pour y aller et idem au retour. En vélo, tout se paie 🥺.

Nous avançons sans lui, il nous rattrapera en prenant la route. Rendez vous à Saint Jean Daye.
La pause déjeuner y compris est sympa. Nous aimons ces moments simples.

Nous re décollons à 13h. Il reste 50km à faire. On est dans les temps. Nous suivons encore l’eau, mais celle là est libre. Nous suivons La Vire.

Nous ne lâcherons plus la rivière jusqu’à notre arrivée.

La piste est facile, mais poussiéreuse. Osiris est dans la cariole depuis la pause déjeuner. Il faut la préserver. Moi je galère un peu mais ça va. Pause goûter.

Nous apprenons que demain, ça va monter dur. …. On verra bien. De toute façons, quand on est à vélo, on subit la topographie. Mais on la sublime aussi, on l’admire depuis nos montures, on savoure les descentes. On s’en met plein les yeux du paysage. Et puis une cote =une descente. Alors l’un dans l’autre, ce n’est pas trop grave.
Être en vélo : c’est voir de l’insolite, c’est être au plus près de la vraie vie. Parfois, on croise de drôle de personnages.

La France est belle. De simplicité de ses campagnes. Ses villages petits et envoûtants me surprennent toujours.

Les ponts sont toujours fascinants. Souvent signe d’angoisse pour moi même si je me soigne et que mon vertige va mieux. Ici en Normandie, peu sont anciens. La guerre a laissée des traces qu’il faut deviner.

Les églises parcourent le chemin. Il est impossible d’oublier que notre pays est historiquement de culture chrétienne.

À 17h, Pascal annonce que l’orage veut être de la partie. il nous reste un peu plus de 18km. Nous subissons un vent de face qui nous ralenti depuis 15h. L’annonce de l’orage n’est donc pas une surprise. On le sentait bien arriver. La question est donc de savoir si nous réussirons à atteindre le camping avant la pluie. La réponse est NON ! À 3 km de l’arrivée, l’orage nous tombe dessus. Trempés en moins de 2 min. Ce n’est pas un problème pour avancer, sauf pour les baskettes qui seront encore trempées demain. Rien que d’y penser, j’en suis dégoûtée. Pédaler avec les pieds humides. Dur dur.
Heureusement, lorsque Pascal m’a annoncé la pluie, j’ai téléphoné au camping et j’ai pu réserver un mobil-home. Il n’est que pour 4 mais au moins les enfants dormiront au sec.En fait, quand Pascal arrive environ 15 min avant moi, il n’a aucun souci pour faire que nous puisssions tous y dormir. On s’arrangera bien. Du coup pas de tente à monter. C’est agréable quand il pleut. Tout mettre à l’abri, prendre une douche chaude puis aller acheter à manger. Ce sera saucisse-purée avec même du gruyère dedans ! Pendant que le repas est préparée,je fais la lessive et le sèche linge. Ce fut un donc une grosse journée et celle de demain s’annonce également sportive. Mais ce sera l’objet d’un autre article. Je ne sais pas quand vous aurez celui-ci. Ni si les photos passeront. À Pont Farcy, il y a de la pluie, un petit camping municipal tout à fait sympathique et peu cher… mais absolument pas de réseau. 😂. Merci de votre lecture. Anne-Laure

Pont-Farcy- Vire- Le Mont Saint Michel. Le 13/08/20. 40km

L’article d’hier n’arrive pas à se télécharger. Vous allez donc en être privé. Je ne comprends pas pourquoi. Hier aucun réseau, ok mais aujourd’hui à chaque fois que j’ai pu j’ai tenté. J’ai même retiré toutes les photos.
Je tente aujourd’hui depuis internet pour l’article du jour. Sans les photos. Elles viendront plus tard. On verra bien.
Laissez moi vous expliquer le topo prévu.

Nous n’avons que peu de KM à faire … sur le papier. Car ces kilomètres sont durs. Énormément de dénivelés. Parfois 100m en peu de distance. Les côtes sont raides. Et nos vélos lourds.
Quand certains d’entre vous regardent le Tour de France, vous êtes déjà épatés par ceux qui gagnent les étapes de montagnes. Il y a même un maillot spécial pour vélo qui est considéré comme les meilleurs grimpeurs. Le maillot à poids me semble-t-il.
Mais il faut savoir que leurs vélos sont légers. Très légers. Alors que les nôtres frôlent le 15kg à vide, plus tout le chargement. Celui de Pascal doit avoisiner les 80kg une fois chargé, le mien 70kg. Bref, toute côte est un enfer.
Et aujourd’hui nous allons en avoir des sacrées. Des dénivelés de 100 mètres.

Après la journée d’hier, d’entrée de jeu une côte à 16%. Dur dur. Et ce sera comme ça toute la journée.

Pas le choix, je descends du vélo et je pousse. Pascal n’arrive pas à pousser le sien, il préfère mouliner et s’arrêter souvent.
Les enfants ne râlent pas trop. Sauf Raphaël qui fatigue. Osiris est à nos côtés. Elle monte dans la cariole uniquement pour les descentes. Notre moyenne est effroyable. 5km/h.
Nous profitons d’un espace avec des tables pour faire la pause picnic relativement tôt par rapport à nos habitudes. Il est 12h30.

Après le départ de la troupe.

Nous sommes partis depuis 1h30 et nous avons fait 13km. Il reste 20 km à faire. Nous avons un train à attraper à 16h26. Il ne va pas falloir traîner.
Après une énorme côte absolument affreuse, nous réalisons que nous sommes sortis de la piste. Il faut alors faire appel au GPS. Heureusement que la technologie est là pour nous aider.
Le GPS annonce 13 km. Sur la route. Osiris passe en cariole et nous enfourchons nos montures.

Les maisons sont belles sur le chemin.

Nous sommes à temps po attraper le train. Normal il était pour moi… regardez sa couleur.

À la sortir de la gare, une belle maison nous fait encore signe.

J’aime beaucoup de pigeonnier.

Sur la piste j’aime admirer les maisons, les a paysages et les arbres majestueux. Il me semble qu’il nous observent. Petits hommes affairés à bouger dans tous les end alors qu’eux sont là, immobile, plein de sagesse et d’histoire.

Nous arrivons à 18h40 au camping. Les enfants ont juste le temps d’aller se baigner un peu.
Nous sommes sur un espace commun aux cyclistes où nous trouvons une autre famille de cyclorandonneurs. La vie est trop drôle, et le monde petit. Pierre-Louis a eu le beau-frère de la maman comme professeur de français en Cinquième. Comme dit Pierre-Louis, le seul prof de français qui m’ai fait aimer cette matière.

Côtes d’agneau de Prés Salés au dîner, suivi de crêpes.
La nuit sera bienfaitrice et réparatrice.
Demain, visite du Mont Saint Michel puis direction Saint Benoit les ondes.
Merci de m’avoir lu.
Amicalement.
Anne-Laute

Été 2020. Normandie et Bretagne

Et voilà. Nous repartons. Enfin. Vraiment.

Comme à chaque fois, les préparatifs sont long et un peu compliqués. Quand à 6h du soir vous avez l’impression d’avoir plus qu’à fermer les sacoches et ce sera bon…. vous réalisez 8h plus tard – parce ceci quand même une pause dîner au milieu – qu’il est minuit et que ce n’est pas encore fini.

Bref à 2h Pascal et moi avons enfin pu aller nous coucher en ayant tout mis sur les vélos.

Nos vélos
Les vélos dés d’enfants dans le garage

Réveil à 5h15. Le premier train est à 7h16 à la Part-Dieu. Nous prenons le Lyon -Paris Bercy en Ter. Seul possibilité avec 6 vélos et 2 carioles.

Le réveil se passe en douceur et nous montons sur nos montures à 6h30 pour nous rendre à la gare.

Petit déjeuner dans le train avent une petite sieste.

La SNCF est fidèle à sa réputation. Le train est un vieux corail avec trois marches à monter et des petits espèces vélos répartis sur tout le train. Nous sommes obligés de scinder le groupe. Mais ça passe. Le train est plein de cyclistes. Peu iront jusqu’à Panam. Beaucoup de descente pour aller dans le beaujolais ou les vignobles à Dijon.

Dans le train, c’est lecture, sommeil et smart Phone.

On se repose et on profite un peu du paysage. Parfois Pierre-Louis fait office d’oreiller 😂.

Arrivés à Paris, il faut tout descendre, remonter nos attelages et direction Paris -Saint Lazare. Traversée de Paris en vélo avec Osiris qui cours à côté ou reste bien sage dans sa cariole. Première aventure pour nous. Mais tout se passe bien.

La grosse angoisse fit pour les billets de trains. Impossible de prendre deux billets pour Pascal et moi. À 12 min du départ, nous choisissons d’acheter des billets pour le suivants et on verra bien avec le contrôleur. Nous aurons de la chance, il est super sympa aussi.

Il est 5h, nous avons faim.
Sur le chemin, l’église de Bayeux donne des regrets de ne pas la voir de plus prêt.

Nous arrivons à 17h59 à la gare de Carentan. Nous avons 1 min pour tout descendre du train.

Nous avons fait il y a longtemps le choix du train à la place de la voiture et d’une grosse remorque. Mais quand même quelle galère à chaque fois. C’est toujours beaucoup de stress, d’efforts physique pour rentrer et sortir les vélos et nos sacoches. Après, c’est en accord avec nos valeurs et l’écologie. Mais bon, si seulement cela pouvait être plus simple. Il y a encore beaucoup de travail pour développer la mobilité douce.

Arrivée à Carentan, nous nous rendons au camping. Et c’est le premier montage de tentes. Solène calcule le timing. Bons ? Rouillés ? Mauvais ?

Voilà. Cette première journée est toujours celle du transit avant celles du plaisir à vélo.

Vivement demain ! Merci de m’avoir lu et à demain pour la suite de nos aventures.

Petit tour mais grande première.

Bonjour à tous.

Je sais que certains d’entre vous attendent ces articles.

Alors je me refuse à vous priver de ce petit plaisir. En tout cas cette année, il sera petit. Pas de grand voyage pour nous cette année malheureusement.

La vie est ainsi fait que parfois, il faut savoir se contenter de peu et y voir ce qu’il y a de grand dedans.

Or si vous avez bien regardé la photo de couverture, vous avez trouvez ce qui est grand dans notre petit tour de cette année.

Osiris. Nous partons pour la première fois avec notre chienne Border Collie Osiris.

Osiris est dans notre famille depuis la fin du mois d’octobre. Elle aura un an le 17/08.

Nous l’avons habituée à courir à côté de nos vélos. Elle s’arrête avant les passages piétons pour obtenir le droit de reverser. Elle cours sur le trottoir quand nous sommes sur la route. Reste au côté de mon vélo au besoin.

Sauf que tout cet apprentissage, c’est celui de la ville. À la limite de nos petits tours vers Méribel.

Aujourd’hui nous partons pour un vrai tour. Nous allons faire le tour du lac d’Annecy.

Il y aura du partage de route et de la piste cyclable. Il y aura des côtes et des descentes.

Nous avons enseigné à Osiris à monter dans une cariole. Ce fut facile quand elle était petite. Mais dès que la cariole a bougé… Osiris a eu peur.

Ces derniers jours, nous avons recommencer et Osiris à bien voulu rester…. un peu. Une fois qu’elle était fatiguée. Mais ça suffit à nous rassurer. Elle restera.

Donc ce matin, départ en train pour le tour du lac d’Annecy. Première fois que notre toutoune prend le train.

Premier fois que nous partons si peu chargés. Pascal n’a pas de cariole, nous n’allons jamais réussir à le suivre. On va lui imposer de faire 2 fois le tour du lac pendant que nous avançons tranquilles.

L’arrivée à Annecy est bien agréable. En fait tout le monde est impatient. De voir les paysages, de courir, de pédaler.

Nous partons en direction du lac. Osiris reste bien sur le trottoir pendant que nous sommes sur la route.

Arrivée devant le lac, c’est l’euphorie. Courir, se lâcher.

Très vite nous surplombons le lac. Nous faisons le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Plus facile pour les montées. Plus difficiles pour les début d’Osiris. Il y aura du partage de route.

La chienne m’impressionne. Elle reste à mon vélo, obéit super bien. Quand nous sommes en partage de route, je la garde juste à côté de ma roue. Le nez ne dépasse pas ma roue, elle est sur le bas côté.

Dès qu’elle peut courir, elle en profite. Elle est super heureuse. Les enfants sont ravis de l’avoir avec eux. C’est la grande aventure de cette année. Pas de voyage, pas de longue distance mais leur chienne avec eux.

Picnic à Menthon. Baignade pour les enfants.

Osiris râle après les vagues qui vont et viennent. Elle jape et tente de les attraper.

Nous repartons jusqu’au camping. Osiris est bien fatiguée mais elle à bien couru et bien obéi. Demain répit sur Annecy et sur Lyon.

Ce petit tout nous aura détendu les jambes et le cœur.

Vivement l’année prochaine.

Anne-Laure

23/08 Dernière ligne droite pour rentrer chez nous.

Réveil à 7h ce matin pour pouvoir décoller à 8h. Objectif : attraper un train à Saint-Pierre-d’Albigny pour pouvoir rentrer chez nous. Enfin.

La dernière nuit sous la tente a été calme, c’était très agréable.

En 1h nous avons tout plié et tout remis dans la remorque. Tiens d’ailleurs, je vous présente notre attelage. Impressionnant non ?

Nous partons sans petit déjeuner pour gagner du temps. Il faut être à Saint Pierre-d’Albigny avant 19h, heure du dernier train direct pour rentrer sur Lyon. Du coup, les enfants se rendorment immédiatement dans la voiture. Trop bien.

Nous papotons tranquillement avec Jérémie. Au bout de 1h30 de sommeil, réveil des enfants, les uns après les autres. Les estomacs crient famine. J’avoue que je ne dirais pas non à un café. Arrêt sur une aire d’autoroute. Vu notre attelage, on essaie de jouer à la bataille avec les camion. Perdu !

On repart jusqu’à la pause déjeuner. J’oublie de vous faire une photo. Désolée.

Jérémie fait une petite sieste. J’ai oublié de dire que malheureusement nous ne pouvons pas le relayer pour conduire. Vu le poids et la longueur du camion et de sa remorque, il faut le permis remorque. Ce que ni Pascal, ni moi n’avons. Jérémy est donc obliger de conduire tout du long.

En route on joue à des blindtest de musique de films, de répliques de films, de chansons des thèmes plus variés les uns que les autres. On analyse, les mêmes chansons sot dans toutes les listes, idem pour les films. Mon préféré, celui des répliques de films.

Autre jeu qui nous a bien fait marrer. Deux équipes, on donne un thème, il faut trouver une chanson avec le mot dedans. Pas aussi facile que l’on ne l’imagine. Rapidement on bloque. On a jouer avec les thèmes soleil, étoiles et couleurs. C’était super sympa.

A 18h, nous sommes à la gare de Saint-Pierre-d’Albigny. À temps pour le train.

On prend quelques affaires et on libère Jérémie. Il part dans sa famille ce soir et nous amènera toutes nos affaires à la maison à Lyon demain. Après il part direct sur Potiers. 😰

Ce jeune homme a été absolument adorable. Gentillesse, disponibilité, serviabilité, humour, calme, sourire, sympathie… et tant d’autres, voilà les mots qui me viennent à l’esprit. Jérémie était la personne idéale pour nous permettre de rentrer chez nous avec toutes nos affaires. Je suis absolument abasourdie par ce sens du service et par son geste. Épatée et abasourdie aussi par le nombre de kilomètres parcourus, non seulement pour nous mais aussi dans sa vie professionnelle et dans sa vie de chef éclaireurs-marins.

On espère pouvoir lui offrir un bon repas demain midi.

En attendant…. ben justement, on attend le train.

Enfin le train. On en a pour 2h. Jeu de cartes,

écriture d’article pour le blog

et musique dans le train.

À l’arrivé Marie-Anne récupère Paola et les garçons. Nous prenons une Bluely pour rentrer. Photo souvenir de ce dernier moment à 7.

Demain courte grasse matinée pour attendre nos affaires. Demain également dernier article de ce voyage avec impressions, réflexions et retour d’expérience.

Bonne nuit à tous. La mienne sera forcément bonne… je dors dans un lit, cela ne m’est pas arrivée depuis le 5/08 😰.

Je vous embrasse

Anne-Laure

Retour vers Lyon. En voiture ça va plus vite. 285 km en une seule journée 😰.

Pascal et moi nous sommes offerts une deuxième nuit à la belle étoile. J’adore. J’ai pourtant eu beaucoup de mal à m’endormir. Sans doute l’adrénaline de la fin de voyage, un peu aussi le magnifique plafond à contempler, et puis s’endormir c’est mettre fin au voyage. Pas forcément envie.

Je m’endors finalement en pensant à tous ces paysages, en admirant les pins parasols, avec des odeurs de pins et de soleil et le bruit des hérissons qui se promènent dans le camping.

À 8h, le réveil est super dur. Pour la première fois j’ai mal aux jambes. La journée d’hier a été dure.

Nous installons les vélos et le matériel dans la remorque que Jérémie tracte depuis Marseille.

Dernière baignade sur cette île de Pula. Nous étions là.

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Le camping occupe toute l’île. Nous nous offrons un bon bain dans l’Adriatique.

Tout le monde dans la voiture. Et c’est parti.

Pierre-Louis nous attend dehors. J’avoue on a pas enregistrer tout le monde. Le camping en Croatie est très cher et les enfants compte comme des adultes des 10 ans.

On roule tranquillement. Sauf qu’en moins de temps qu’il ne le faut nous voyons passer nos jours de vélos. Et c’est des « On est passé la il y a 2 jours, 3 jours, 4 jours. » En voiture cela va quand même beaucoup mais beaucoup plus vite. On identifie très bien la route que nous avions emprunté dans la mer il y a 4 jours. Dingue non ?

Pause déjeuner à Isole avec petite baignade pour Pierre-Louis, Paola, Solène et Pascal. Il est 17h30. Il faut repartir.

Direction Venise. Nous allons au camping pour notre dernière nuit sous la tente.

C’est sûr qu’en voiture je peux faire moins de photos. Mais ce que je peux vous dire c’est que décidément en vélo on voit mieux les paysages. On sent la terre, on perçoit le travail des hommes, les dégâts qu’ils font parfois mais aussi les merveilles, on s’ébahit de la beauté de ce qui nous entoure.

Dans la voiture j’aime voir le miel des moments de complicités de enfants.

Nous arrivons à 19h30 à notre camping juste après Venise.

Repas tous ensemble, j’ai oublié d’en faire une photo.

Au moment d’aller me doucher j’apprends que mon amie Annick a perdu une de ses amies. Patricia aimait la vie, ses filles Nadine et Catherine, son mari, son boulot et construire des maisons. Elle nous rappelle avec son départ brusque et accidentel que la vie est précieuse. Si précieuse.Il faut profiter de chaque instant, de chaque douceur, de chaque pleurs aussi car ils ont tous la beauté d’exister, l’extraordinaire incroyable unicité d’être. Notre vie est belle et unique. Ne l’oublions jamais. Sachons toujours nous extasier de notre chance, préserver les vies qui nous entourent, humaines, animales ou végétales, voir même minérales. Chaque vie est unique et donc précieuse.

Je dédie cet article à Patricia Baucher-Deschamps et à mon amie Annick.

Amitiés à tous

Anne-Laure

Rovinj-Pula. Dernier jour de vélo : se perdre pour arriver. 45km

Réveil à 8h. Nous n’avons pas bea de kilomètres à faire et beaucoup déjà fait. La fatigue est présente dès le réveil.

On ne décolle qu’à 10h45. Nous partons par des petits chemins de terre.

Mais ça monte tout de suite. Et le sol est assez difficile.

On voit des beaux paysages et de jolies fleurs.

Puis c’est le retour de la route. Ça monte mais tout le long, il y a des monuments de commémoration. Florilège.

J’ai particulièrement aimé celui de Nelson Mandela, sans doute la couleur et de Marie Curie. Celui de Darwin était très impressionnant car complexe. 🤣

Au milieu du chemin, malheur pour moi, ma chaîne s’accroche à mes changements de vitesse. Chaîne cassée. Je tente de trouver le maintien manquant, sans succès. Je repars avec ma Sainte Vierge et mon petit cœur de Nanou dans la sacoche, j’espère qu’ils continueront à nous protéger.

Et là, comment vous dire…ben erreur de lecture de la carte GPS, on va dans la mauvaise direction. On aurait dû prendre à droite. On part à gauche.

Le chemin c’est ça !

Forcément la vue en haut… elle est belle. Mais regardez comme on galère. Et c’est pas fini.

Toujours pas fini.

Et encore plus haut.

Sauf qu’on est au milieu de nul part

Et la çà ne va pas s’arranger.

On va se perdre pendant 3h. Voilà où on est. Le GPS n’arrive même pas à nous donner une direction. On est le petit trait vert.

On est sur du chemin de caillou, de terre rouge. Je me dis que c’est comme la Sainte Victoire, sauf que la Sainte Victoire je n’y vais pas à vélo !!!

Au bout de 3h, de quelques pleurs, d’un dernier repas de junkfood pris à 16h. Ben forcément, au milieu de nul part, pas de magasins…. enfin

La joie des enfants.

Dans le village on recharge en haut et on repart. Le GPS annonce 25km.

Et là, c’est de la route. On se régale à exploser les convoyeurs. Âmes sensibles, ne pas regarder la vidéo.

À nouveau des émotifs de Provence.

En a peu près une heure, on est arrivé. Youpi.

On retrouve la mer, puis la ville de Pula.

Le cirque est magnifique et si bien conservé. On attend juste l’arrivée des gladiateurs. La sculpture me fait penser à celle située en haut de Fourvière.

Arrivée au camping. On s’installe puis Jérémie arrive très vite. Baignade dans une crique de rêve.

C’est notre dernier soir et la rencontre avec Jérémie. On s’offre un bon restaurant de poissons. Dorade, sole et Loup. On se régale. Et moi je me régale aussi à voir les enfants et Jérémie se faire des blagues et des énigmes. J’adore ces moments.

Douche fraîche pour me rafraîchir les jambes qui ont bien souffert aujourd’hui. Demain c’est le départ et le début du voyage retour. Cela ira plus vite c’est sûr !

Amitiés à tous.

Anne-Laure

20/08. Porec-Rovinj. De la grosse côte, de la tranquillité et des campings immenses. 50km

Une nuit à la belle étoile merveilleuse. Je crois bien que c’est ma meilleure nuit depuis notre départ. Pas de moustique, un air juste frais comme il faut et les étoiles au plafond. C’était génial. D’ailleurs Pascal fait durer le plaisir.

Notre campement c’était ça hier. Nous avons dormi juste derrière ma tente de gauche. Réveil à 8h00. Peu de km mais de la côte, les enfants ont besoin de repos.

On décolle avec ma super décapotable à 10h45.

À la sortie de notre camping, grand fou rire. Un Chine joua cache cache. Le rêve de Pierre-Louis.

La route est belle et tranquille. Nous montons, c’est sûr et ça se voit sur la photo, mais c’est de la petite route tranquille.

On croise un fauconnier. La bête est magnifique.

Au loin la mer s’éloigne.

Moi j’ai trouvé le carrosse de Cendrillon, me manque plus que la fée Salagadou, la, machikabou, la, petipetibou.

On continue tranquille pendant 1h30. Nous trouvons plein de fruits sur la route. Figues, quetsches, raisins et même des kiwis. Jamais vu autant de figuier de ma vie. Jamais mangé autant de figues de ma vie.

Regardez le panier avant de Solène.

On trouve aussi le vélo du Marsupilami. Bon pour aller jusqu’à Pula, on préfère garder nos montures.

Pascal avance toujours aussi vite. Il attend donc au croisement et pour indiquer les changements de direction.

Cela fait 2h00 que nous roulons, figues et autres fruits ne suffisent pas… sauf qu’on a pas trouvé de magasin sur le chemin. Et hop un deuxième repas junkfood. Moi j’ai essayé Nuts dans le pain, c’est très bon. Les enfants ont préféré crackers goût pizza dans leur pain. 🤮. Chacun ses goûts.

Voilà le gros dénivelé de la journée qui s’annonce. Nous sommes là !

Tout en haut du fjord. Preuve avec les enfants. Ben va falloir aller en bas puis en haut de l’autre côté.

La descente, c’est facile même si les voitures n’apprécient pas qu’on se soit mis au milieu pour les empêcher de nous doubler. Il faut dire que nos pégases font du 35 km/h voir presque 40 km/h en descente. Pas envie d’être doublé à cette vitesse.

Mais en bas, sentence.

Et moi j’adore voir la circulation qui du coup ralentie quand il faut doubler la troupe Cézard. Comme dit Pierre-Louis, « Il y a des bouchons sur l’A86Fjord ».

Ben on la fait. Tranquillement mais sûrement. Avec un arrêt casse sacoches pour Raphaël au milieu mais on a pu réparer sur un bas côté en sécurité. A l’arrivée récompense Crocodile Haribo.

Et on repart sur du petit chemin. Tous ensemble, j’adore. Et ça sent bon le thym et les pins parasols. Un vrai bonheur.

Nous pédalons au milieu des champs d’oliviers.

Encore une crevaison, nous sommes. Passes par du chemin de cailloux. C’est super. Difficile et ça crève les pneus. Mais cette fois ci, ce n’est pas Pierre-Louis, c’est pour Amandine. Pneu déchiré. Encore une fois de la chance, un Intersport 10 min après. Pas sûr que la chambre à air neuve ait tenu bien longtemps. Il y a encore 40km jusqu’à Pula.

Arrive au camping à 19h00. Tout est plein. Il faut supplier. C’est parce que nous sommes en vélo qu’on nous propose de nous installer derrière le terrain de volley. Faudra faire avec.

Ce camping est immense. Comme tous ceux de la côte. C’est une usine.

Ils ont même des espaces pour doucher les chiens.

Installation tente

Puis baignade

Ce soir purée-saucisse grillée, c’est la fête.

Bonne nuit à tous, demain on termine notre voyage à vélo et on rencontre Jérémie.

Salutations cyclistes

Anne-Laure

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