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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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sixavelo

Une famille de six qui passent leur temps à vélo et voyage à travers l'Europe avec nos chères bicyclettes. Suivez nous aventures ....

Sancerre-Gien, le 12/08. Début des galères 

Je sais, j’ai du retard. Mais on fait ce qu’on peut. Je vais essayer de. raconter nos derniers jours. Mais il aura bien 3 articles pour plus facilités. 

Nous voilà à Sancerre après une bonne nuit dans un lit. Cela fait du bien d’être sur un vrai matelas. Nous profitons de ce repos pour traîner un peu. 

La météo est plutôt clémente et la journée de vélo s’annonce simple. Il faut reliée Gien et cela représente 50km de vélo. 

Nous suivons encore le canal latéral de la Loire. Sur le chemin de jolies plantes. Orchidées sauvage pour Solène, je n’en suis pas sûre. 


Raphaël a encore des problèmes de pneu. Il est à nouveau à plat. En plus il se met à pleuvoir. Nous trouvons un endroit abrité pour nous restaurer et Pascal en profite pour à nouveau démonter une roue. Malheureusement, il y a eu une erreur. Le pneu acheté n’est pas adapté. Il repartira donc avec un peu plus de scotch à l’intérieur et une nouvelle rustine sur sa chambre à air. 

Il reste 40 km.mais le vent s’est levé. Et d’autre ennuis s’annoncent. Nous avions bien réalisé que Solène avait une roue un peu voilée, mais nous n’avions pas évaluer l’étendue des dégâts, ni l’origine du problème. En fait c’est le premier jour que cela est arrivé. Matthias, débutant dans le vélo à plusieurs, était rentré dans Solène à l’arrêt et nous n’avions pas vu que cela avait voilé sa roue. Ce n’est que depuis 1 jour et demi que nous avons constaté la situation qui en fait s’aggrave. Les rayons sont en train de lâcher. Elle pédale difficilement. Et surtout nous avons peur que cela lâche. 
L’arrivée à Gien est un soulagement. 


Le camping de Gien est tenu par un monsieur absolument adorable et très serviable. Alors qu’il est au téléphone, il m’entend demander si je peux trouver un magasin de vélo et dire qu’en plus notre tente prend l’eau. Il me fait un signe. Il a la solution à au moins un de nos 2 problèmes. 

Il nous dit qu’on peut aller planter nos tentes sous les 3 pointus installés au bout du camping. 


On aura même des sanitaires privatifs puisque cachés derrière la grosse tente. Et si on veut, il y a même un barbecue. Le sourire d’Amandine qui rêve de saucisses grillées vaut son pesant d’or. Il nous donne un reste de charbon de bois et nous permet même de dormir dans la grande tente si on a pas envie de monter les toiles. Pascal va acheter des grillades et Solène prend le balai. Nous mettrons nos tapis de sols par terre. 


Nous nous régalons, les enfants profites des jeux et c’est une bonne soirée de camping comme on les aime. Ok verra pour les problèmes demain. 


Anne-Laure

De Nevers à Sancerre, le 11/08.  

Maman ne voulant pas faire l’article je m’y colle.Comme le titre l’indique il se pourrait que nous ayons pédalé jusqu’à Sancerre, grâce à nos jambes qui commencent tout de même à fatiguer. Amandine

Bon je reprends la main. Je pensais que le blog plairait aux enfants mais ce n’est pas forcément le cas. Amandine dit que cela lui vole sa maman, les autres se moquent un peu. Bref je ne sais si je continue.

Je me dis que,quand même, cela leur permettra de se souvenir quand ils seront plus vieux et qu’ils auront perdu leurs mémoire infantile.

Je me dis aussi que c’est le lieu où raconter l’instant, où évoquer le détail et le ressenti.

Par exemple notre froid au réveil ce matin. 11 degré en camping, c’est peu. Du brouillard et un ciel bas. En plus nous avions essuyé un gros orage la veille au moment de nous coucher et avions du faire face à une petite catastrophe. Regardez la couleur du ciel au moment où nous allons dans nos tentes en faisant tout pour avoir fini avant la pluie.


Notre tente fuit. Ou plutôt, les joints thermocollés du sommet de notre tente ont rendu l’âme. Bref, il pleut dans notre tente. Pascal a mis un KW dessus, j’ai  collé l’intérieur au gros scotch de réparation. Décidément, c’est un bon achat ce scotch. Nous nous couchons en espérant que ça tienne et en envisageant l’achat d’une tente des le lendemain. Enfin nous en avions l’espoir…..

Au réveil donc, il fait froid mais la réparation à tenue. Pascal décide que nous irons prendre le petit déjeuner dans un bar à cause des températures glaciales de ce matin d’août. Nous plions tout rapidement malgré nos doigts gelés et des garçons plus préoccupés  par un grand bâton qu’il veulent emmener que par l’aide qu’ils devraient fournir à la famille.

Petit déjeuner bien garni au chaud avant l’ouverture du l’intersport de Nevers…. où il n’y a pas de tente. Zut.  Espérons qu’il ne pleuve pas ce soir aussi.

Avec tout ça, nous n’arrivons à quitter Nevers qu’aux alentours de 11h. Quand on sait que nous nous sommes levés à 7h, c’est rageant.

Au programme relier Sancerre soit 70km de vélo. C’est faisable mais nous avons froid et nous sommes à nouveau fatigués. Le ciel est menacant. Nous pédalons avec pull et KW.

Nous prenons d’abord la direction du Bec d’Allier, c’est à sur l’endroit où l’Allier se jette dans la Loire. Encore un magnifique pont canal et nous commençons tellement notre route avec La Loire.

Il faut bien se souvenir que c’est avec elle que notre avant-hier à commencé. Ceux sont ses bords qui nous ont donné le goût de ces grands voyages à vélo, ceux sont ces petit panneau eurovelo6 qui nous ont fait découvrir cette grande épopée que nous espérons finir l’an prochain. Avoir relier l’Atlantique à la Mer Noire.

Bref j’aime ces paysages.


Picnic en bord du canal latéral de la Loire et nous arrivons à la Charité sur Loire.

Le village est vraiment très beau l’église très impressionnante. On ressent bien que l’ensemble à du être imposant, très fervent et très animé à la grande époque de son apogée.

En quittant la Charite, il nous reste 25km. Il est déjà 16h30. Pascal a eu tellement froid sur son vélo qu’il a téléphoné au camping de Sancerre. On peut y louer des tentes déjà montées avec des vrais lits dedans. Mais il faut arriver avant 19h.

Il met le turbo à son VLUR, Vélo Long Ultra Rapide. ( création de Pierre-Louis) et embarque les garçons. Je reste derrière avec les filles qui n’avancent pas aujourd’hui.  Cela me permet de prendre en photo cette belle vache aux poils longs qui me rappelle un personnage fameux de la littérature enfantine anglaise. J’en ai malheureusement oublié son nom.


Nous arrivons à temps et découvrons nos tentes. Extérieur, et intérieur. 


Dîner au bords de la Loire ou dès jouteurs s’entraînent.

Une bonne nuit de sommeil s’impose. Je vous salue bien bas. Anne-Laure

Journée repos à Nevers

Pas envie de vous faire un article ce soir. 

Journée repos avec juste une visite du musée de la faïencerie, un tour dans la cathédrale et un passage devant la chasse de Sainte Bernadette. 

Moment tranquille avant les pâtes. 

Je vous embrasse. Anne-Laure

De Bourbon-Lancy jusqu’à Nevers….. Ou comment faire 2 journées en 1. 

Hier soir, nous étions donc arrivés à Bourbon-Lancey vers 18h. C’est les enfants qui avaient monté la tente et parlaient de l’étape du lendemain. 

Leur idée…. faire une grosse journée de vélo et obtenir une journée de repos pour atttendre Jules.  Leur demande : les réveiller à 6h30 pur faire les 90km jusqu’à Nevers dans la journée. 

Eh bien voilà, on ne pourra pas dire que cela vient de nous ! Réveil donc à 6h30 pour les parents et 7h pour eux. À 9h30 nous quittons le camping. 

Nous voulons Voir le village médiéval. Il vaut vraiment le détour. Ça monte fort pour y aller mais que c’est joli. 


Le petit panneau en bas nous incite à trouver le bourdon et à poursuivre la visite. 


Il faut attendre 6 petites minutes pour voir alors on attend ! 


Le temps est frais et menancant. La première partie de la journée s’annonce un peu plus difficile que d’habitude car nous allons enchaîner les cotes et les descentes. 

Mais en haut, ça vaut le coup d’œil. 



Nous rencontrons bien sûr beaucoup de belles vaches mais pour la première fois nous voyons un élevage assez rare. 

Avez vous réussi à voir l’animal en question dans sa petite maison. 

Les artistes sont vraiment de partout et notamment l’art moderne. Saviez vous que Byrne fait aussi dans la meule de foin ! 😉😄


À 13h nous avons trop faim et je trouve enfin un banc. Car cela fait plus de 2heures que nous pedal nos dans le bocage et qu’on ne trouve même pas une entrée de champ où se poser. 


Un voisin aura pitié de nous et nous indiquera des tables et des bancs à 50 mètre. Nous pique niquons vite fait. L’orage est là. Nous repartons sous la pluie. 

À Decize, rencontre de …. regardez bien la photo et le panneau



Un café ou un chocolat chaud pour tout le monde. Il reste 40km et UL est 14h30. 

Nous suivons maintenant le canal latéral de la Loire. C’est tout droit et assez joli. Nous essayons d’échapper à la pluie. 


Nous envisageons même un mobile home mais le camping n’en a plus de dispo. Il faut dire que devant nous, le ciel est menaçant.  


Eh bien nous aurons de la chance car nous arrivons à 18h15 au camping. Fourbus mais sans avoir repris la pluie alors que l’orage a tout arroser avant notre arrivée. 

Nous nous offrons un repas au chaud dans une crêperie super sympa. Raphaël choisi sa crêpe sucrée en fonction de son nom.

Une Jules. 

Nous avons appris que finalement Jules ne pourrait pas venir avec nous. Nous pensons très fort à lui, sa famille et à Papou. 

Un magnifique rayon de lune nous attend sur la Loire avant d’aller nous coucher. 


Que votre journée soit aussi calme que la notre car nous nous offrons une journée de farniente. 

Bises. Anne-Laure

De Paray-le-Monial jusqu’à Bourbon-Lancy : Pluie, vent, soleil, canaux. 

Un orage énorme a tonné une bonne partie de la nuit. L’épicentre était bien au dessus de notre tête, ou plutôt de nos toiles. Cela a réveillé tout le monde. Raphaël s’est réfugié dans les bras d’Amandine. 

À 7h30 il pleut toujours relativement fort. On en profite pour continuer un peu notre nuit. Il n’y aura pas de réveil avant 9h30. C’est un repos force bien agréable. 😏

Avant de vous raconter notre journée je voudrais partager notre dîner d’hier. Car hier soir, nous avons dîné chez Blanche-Neige et les 7 nains. Regardez la taille des sièges et compter les fauteuils -2  par côtés- le compte y est ! 😄

Alors ce matin, nous changeons de table pour nos tartines sous la pluie. Notre pliage de tente sera long, très long, tout est trempé. 


Nous quittons le camping à 12h30. Heureusement qu’il n’y a qu’un peu plus de 50km à faire. Direction Bourbon-Lagny. 

Comme le dit le titre, nous partons sous un ciel chargé en nuage et avec un vent de face très fort. Du coup, nous pédalons avec un super héros….


Sur la piste encore un croisement de canal. C’est vraiment incroyable de voir toutes ces voies fluviales. 

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​Notre piste nous amène ensuite à une merveille architecturale et technologique. Le pont canal de Digoin. Il permet au canal du centre d’enjamber le fleuve qui nous a fait démarrer notre aventure : La Loire si majestueuse et si belle. 


Nous profitons de ce lieu magique pour faire souffler ses bougies à Raphaël car nous n’avions pu le faire à Verdun. 


Un petit café sur le vélo…..


Et nous repartons pour 35 km avec toujours le vent. Nous nous disons juste qu’il pousse les nuages loin de nous. 

Un autre croisement de canal. 


Nous arrivons à 17h30 au camping et faisons immédiatement sécher nos tentes qui sont trempées. 


Les nouvelles matières techniques sont quand même incroyables. En 3 min tout est sec. 

Activité lavage d’où je vous écris cet article avant d’aller manger une soupe. Ce soir il fait froid. La camping est super sympa. La piscine fraîche, une salle avec frigo, micro-ondes. Et surtout, une super salle avec machine à laver le linge et sèche linge. Les petites choses je vous dit. On apprend à se contenter de peu. Comme vous. Puez sur la phot de la piscine, le ciel est menacant, j’espère qu’il ne pleuvra pas cette nuit.


Douce soirée à vous. Anne-Laure

Et hop on saute en train. Le 7/08. Verdun-Paray

Bonjour à tous. Il fait beau et doux. Nous plions très rapidement. Petit déjeuner dans un grand marabout. C’est décidément bien agréable. 

Nous quittons Verdun-sur-le-Doubs qui nous offre sa confluence entre le Doubs et la Saône. Aucune indication, c’est la galère. Et en plus cela nous amène à un pont qui va me donner ma première panique de l’année. Non seulement il est haut, mais en plus, l’ombre des barrières fait un effet qui me donne l’impression que je vais tomber. Je suis en panique tout le long. Même chanter ne me permet pas d’arriver à maîtriser ma peur. Je termine en larmes.  Et ne venez pas me dire qu’il n’est pas affreux !

Pur vous rendre compte, il y a une dame à pied sur la photo et nous nous avons traversé en pédalant. 

Nous sommes à Chalon sur Saône à midi. Nous ne traînons pas car nous devons attraper un train à Chagny. Nous pédalons donc vite.  Même si Pascal s’offre quand même le plaisir de quelques prunes à la sauvette. 


Petit passage fermé. 3 d’entre nous s’engagent. 3 autres voient le panneau déviation. On s’attend avant de repartir. 


Je me régale encore et toujours du paysage et encore plus d’entendre les enfants venu me dire à quel point ils trouvent cela beau. Ils auront aussi appris ça avec nos voyages à vélo. 

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Je remarque que les écluses que nous croisons sont particulièrement haute. C’est assez impressionnant. 


Nous arrivons avec 40 min d’avance à la gare de Chagny. 


Nous avons déjà fait lanpartie qui va de Chagny à Digoin avec nos amis Sophie et Duy il y a 2 ans. Nous avons donc décidé de faire un saut de puce en train. 1h30 de train avec un changement pour ne pas pédaler 100km. 

Nous arrivons à Paray-le Monial pour trouver une piscine fraîche au camping, manger note kilo de pâtes et nous offrir une glace. 

Bonne nuit à tous. Je viens de rattraper mon retard dans le blog. 😉😋😘. 

Je vous embrasse. Anne-Laure

Joyeux anniversaire Raphaël. Au revoir Matthias 6/08

Ce matin réveil au son de la sono d’un triathlon qui se déroule ce dimanche à Dole. Un réveil fracassant !  

Mais notre grand moment du jour c’est l’anniversaire de Raphaël. 9 ans. Cela fait le 6 ieme anniversaire que notre bonhomme fête sur le vélo. Alors la présence de son copain Matthias avec nous est un vrai bonheur pour lui. Nous chantons « Joyaux anniversaire »au milieu des tartines. 


Nous sommes prêts à 9h45,c’est génial. Mais notre bonheur sera court car Raphaël a un trou dans son pneu. Et bien sûr, nous sommes dimanche donc tout est fermé. Nous perdons 1h car Pascal doit à nouveau mette une rustine et nous mettons du scotch épais au fond du pneu. Nous serons quand même obligé de faire un détour par Grant Casino pour en acheter un au cas où. 

Départ pour visiter la ville de Dole qui est tout simplement magnifique. On réalise tout de suite que la ville a été préservée des destructions de la guerre. Les bâtiments sont magnifiques, surtout dans le secteur préservé. 

Nous décollons de la ville à 12h30 avec 2 poulets cuits pour le midi. Ça change un epeu des sandwichs. 
Je sais je me répète mais c’est beau. La France est vraiment belle. Belle d’architecture, belle de paysage, de forêts et de montagnes, de vallées au seul desquelles s’écoulent des rivières. 


On passe du bleu de l’eau au violet des champs. 

Il y a aussi la richesse de ce réseaux fluvial. Tous ces canaux qui se rejoignent, ces écluses aujourd’hui automatiques permettent d’imaginer un gigantesque maillage de la France . 

Regardez là, nous quittons Le canal du Rhin au Rhône pour arriver sur la Saône que nous allons suivre pendant toute la journée. 


Nous pique-niquons au milieu d’un champ avant de repartir. Aujourd’hui pas de vent, nous pédalons vite. En même temps c’est une bonne chose car nous voulons rejoindre Verdun–sur-le Doubs. Nous espérons ainsi rattraper un peu le retard pris. Le vélo de Solène nous fait dun s misères. Crevaison et besoin de regonfler très souvent mais on avance bien. 

Quelques erreurs de parcours ne nous empêche pas d’avoir une bonne moyenne. Et il faut bien le dire, rouler nous fait plaisir. Nous pouvons enfin faire avancer nos machines, faire chanter l’asphalte. 

Les enfants s’éclatent à faire des pointes à 32km/h. Sauf que ce rythme va avoir un impact direct sur Matthias. D’un coup, à 17h, alors qu’il ne nous reste qu’une quinzaine de kilomètres Solène m’interpelle. 
« Maman, Matthias ça ne va pas ! » Effectivement ce petit bonhomme pleure en silence. Il a de grosses larmes qui coulent.  Il nous dit qu’il a mal à son genou droit. Et que ça fait un moment….. pauvre bonhomme. C’est aussi làque l’on voit la pratique. Car même si j’ai expliqué à Matthias dès le 1er jour comment faire du vélo sur longue distance, son inexpérience et le fait que ce soit un enfant font qu’il n’a pas écouté et appliqué. Quand on pedale sur de la langue distance en ayant du poids, il faut pédaler de maniere RÉGULIÈRE. C’est à dire trouver son rythme, son tour de pédalier et ne jamais mais ne jamais forcer. C’est avec le jeu de vitesse et de plateau qu’il faut jouer, pas avec ses muscles. Or Matthias, Come un enfant, malgré nos rappels, à pédaler toujours en force. Je pedale fort puis j’arrête de pédaler. Et pour élancer,  il passe en danseuse.
Or aujourd’hui, quand Matthias craque, nous en sommes déjà à plus de 50km. Et nous les avons faite entre 12h30 et 16h30 avec une pose d’une heure à midi, cela pour vous donner le rythme.

Bref, on va se séparer. Pascal avance avec les garçons et Amandine. Solène et moi restons avec Matthias. Mon amour de poupée pousse même le bonhomme qui vraiment n’en peut plus. Question fatidique « Veux tu que Maman vienne te chercher ? » Réponse : Oui. 

Nous avançons entre 7 et 9 km/h. Et le vélo de Solène qui recommence. C’est la galère. Nous allons être 1h30 à rejoindre le camping. Matthias à mal aux fesses, aux poignets et n’arrive plus avancer. 

Pauvre chou. Il aura fait presque 400km avec nous sont cette dernière journée avec une étape de 72km faite dans l’après-midi. Chapeau Champion !


Rachel arrivera à 21h au camping pour embarquer un petit bout bien fatigué mais qui m’offre un gros câlin au moment de partir. Ente le Matthias de départ et celui qui nous quitte, il y a un monde. Ce bonhomme a appris à ranger ses affaires, à prendre des initiatives pour aider ; il a trouvé sa place dans la fratrie et nous aura bien fait rire avec ses questions et ses blagues. 

Au revoir Matthias, on t’emmène aussi avec nous sur nos vélos. Et merci d’être venus avec nous et d’avoir été avec Raphaël pour ce jour si important. 

Kebab le long de la Saône avant de nous coucher. Il faudra souffler les bougies un autre jour. 


Plein de bisous à Matthias et à vous aussi. Et encore bon anniversaire à notre Raphaël. 


Anne-Laure

Encore et encore du vent. Besançon-Dole Le 5/08

Réveil calme dans le garage de Soeur Marie-Josèphe. 

Car un camping c’est bruyant. C’est donc bien agréable de se réveiller dans le calme d’une maison. 

Pas de tente à plier, les affaires sont rapidement prête. Petit déjeuner dans le jardin. Nous quittons Soeur Marie-Josèphe le cœur un peu gros. Elle nous fait un dernier cadeau, celi de sa bénédiction. Ma foi est simple, faite avant tout d’amour, de partage, d’écoute et d’accueil. La rencontre  avec Soeur Marie-Josèphe au moment opportun  est ce que certains appèleraient « le signe d’une présence divine ».  Pour moi c’est juste mon ange qui me protège et la sainte vierge qui parfois à le temps de se pencher sur ma famille. 

J’embrasse Soeur Marie-Josèphe une dernière fois et nous partons pour Dole. Je l’emporte dans mon cœur et mes pensées. Elle sera sur nos vélos avec nous jusqu’au bout. 

C’est encore et toujours une très belle piste. Je trouve un panneau qu je ne peux que photographier.  Pour nous, il a du sens. 


Notre première découverte marquante est ce tunnel à bateau taille sous la petit montagne que nous devrons franchir avec nos vélos. C’est très joli. 


De l’autre côté de joli panneaux racontent l’histoire du vélo. 


À midi nous sommes aux grottes d’Oselle. C’est de là que je vous écrirai l’article d’hier pendant que le reste de la troupe visite. Ma claustrophobie me permet de prendre un moment calme et de surveiller les vélos. Picnic avant de redémarrer 


Quelques photos de la piste. Nous croisons des copains de la chouchounette. C’est vraiment très beau mais le vent de face joue toujours contre nous et notre moyenne.

Nous sommes presque à Dole lorsque je trouve ce magnifique buisson. 


L’arrivée sur Dole me renvoie 5 ans en arrière. On se croirait sur le canal du midi. 


Et pour une fois je suis la première à arriver à destination. C’est suffisamment exceptionnel pour que je le dise 😋. Et l’arrivée vaut le coup d’œil. Croyez moi. 


Repas avec une omelette mémorable et au hop au lit. Les enfants essayent de dormir sans la chambre de leur tente pour gagner de la place. Je les trouverai ainsi le lendemain matin mais ce sera un autre article. 


Je vous embrasse. Anne-Laure

Quand une journée se termine par une belle rencontre.

En ce vendredi matin, nous nous réveillons fatigués. Pour le moment nous ne comprenons pas pourquoi. L’explication nous deviendra évidente un peu plus tard. 

Nous plions relativement rapidement et sommes prêts à partir  à 10h. Nous avions prévu d’aller voir la citadelle puis de rouler jusqu’à Oselle où nous savions qu’il y avait un camping. Au moment où nous passons la barrière, un groupe de cycliste (2 adultes et 2 grands garçons) nous aborde. Dans quel sens allez-vous ?

Et hop 25 min d’échange. Ils font la piste dans l’autre sens. C’est donc un moment d’échange d’informations sur les campings à venir, les choses à voir et à faire. 

Nous les laissons avec 2 infos capitales : 1/ la citadelle demande au moins 3h de temps et 2/ le camping où nous pensions aller dormir est minable et cher. Cela change tout. Surtout que nous sommes vraiment fatigués. 

Nous avons compris que c’est le pire ennemie du cycliste qui nous a ainsi lessivés. De quoi je parle, mais du vent bien sûr auquel nous devons faire face depuis Belfort. Un vent continu et de face qui nous ralenti et nous fatigue. 

Nous avons aussi appris que nous pouvions rejoindre le centre ville en tram. 


Et hop, ni une ni deux, 7 vélos dans le tram de Besançon. 

Nous déposons nos recueil vélos dans un parking souterrain juste à côté des motos de la police municipale. J’ai oublié de prendre la photo. Au moins là nous espérons les retrouver avec leurs sacoches. 

Départ pour le centre ville et pour commencer par un sandwich. Nous sommes affamés. Petite pause dans un zone tranquille. Là encore nous nous offrons 10 min de sieste avant d’aller visiter le très beau musée du temps. 

À notre sortie de là, il est 16h. Il faut réfléchir à une solution pour dormir. Normalement, nous aurions pris les vélos et pédaler 25 ou 30 km.  Mais là, nous n’en n’avons pas l’envie. Pascal regarde s’il trouve une solution hôtelière. À 7 c’est compliqué ou trop cher. Je regarde sur le site « Warmshower » sans succès. À court d’idées, nous nous décidons à aller reprendre nos vélos pour avancer, on verra bien. 

Et là, nous croisons Soeur Marie-Josèphe. Je vois sa Croix autour de son cou et d’un coup je l’interpelle. 

 » Bonjour ma sœur. Excusez moi de vous déranger. Auriez vous une idée d’un endroit où nous pourrions aller demander de planter notre tente dans un jardin pour la nuit ? » 

Soeur Marie-Josèphe est un peu surprise de ma question. Elle a l’air fatiguée. Elle me confirmera plus tard qu’elle était contrariée par sa journée. Je lui explique mieux ma demande et là, si gentillement, elle nous propose de planter notre tente dans son jardin à 4km de Besançon. 

C’est un vrai cadeau du ciel. 

Nous allons récupérer nos vélos, passons par la cathédrale voir l’horloge qui ne sera malheureusement pas visible. Je garde les vélos devant pendant que la troupe visite

Quand c’est mon tour, je demande le nom de la soeur car dans la surprise nous avons oublié de lui demander. 

À la sortie de la cathédrale je réalise que celui de Besançon est logé dans un bien beau bâtiment….. 


En agrandissant vous verrez de quel service public je parle. 

Pour sortir de la ville, nous passons sous la citadelle par un tunnel canal. 


Nous laissons la citadelle derrière nous


et nous arrivons vers 19h chez Soeur Marie-Josèphe. 


Quelle belle rencontre, quel accueil. Le monde est petit, si petit. Soeur Marie-Josèphe nous apprend qu’elle fait partie de la congrégation du Cœur Consacré de Jesus qui a été révélé à Besançon. Elle nous raconte que son papa était un grand scout qui a eu la chance de participer au premier Jamboree en Angleterre avec Baden Powel. C’est lors de ce Jamboree que Baden Powel sera anobli par la reine d’Angleterre. Elle nous montre des photos incroyables. 

Son papa a été scout, devinez où ???? À Lyon. Si,si !  Ses grands-parents tenaient le restaurant qui était situé à Saint Clair. Il a été détruit lors de la construction du nouvel échangeur de Téo. Dans sa famille, il y a Henri Cochet. Oui oui, le plus grand joueur de tennis français de tous les temps. Quand je lui dit que mon oncle était arbite international de tennis….. Son père a été scout, mais aussi scout marin, il était professeur de médecine sportive, encore l’idée d’un esprit sain dans un corps sain, et champion d’aviron. Et ses parents avaient une boutique de quoi ???? Qu’est-ce que Sœur Marie-Josèphe a vendue toute sa jeunesse ???? Des tenues scoutes.  Soeur Marie-Josèphe et sa cousine Andrée qui est là, et qui habite à la Croix Rousse, si je vous promets que c’est vrai, partage notre repas. Les filles nous font l’offrande de 3 chants qui touchent beaucoup Soeur Marie-Josèphe. Solène lui jouera même un peu de flute traversière. 



Nous avons finalement installé nos tapis de sol dans le garage. Cela fera un jour dans montage et démontage de tente. Soeur Marie-Josèphe a du mal à nous croire quand nous lui disons à quel point cela nous est agréable. 


Oui c’était une belle rencontre et un beau moment. Soeur Marie-Josèphe nous dira même que sa journée si difficile fut transformée cet accostage un peu incroyable. 

Nous nous couchons riches d’échanges et de bonheur de la rencontre. 

Merci du fond du cœur Soeur Marie-Josèphe. Vous avez offert aux enfants de vous rencontrer, d’être accueillis et d’accueillir dans leur cœur. 

Bonne nuit à tous. 

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