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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Albert Einstein)

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20/08. Porec-Rovinj. De la grosse côte, de la tranquillité et des campings immenses. 50km

Une nuit à la belle étoile merveilleuse. Je crois bien que c’est ma meilleure nuit depuis notre départ. Pas de moustique, un air juste frais comme il faut et les étoiles au plafond. C’était génial. D’ailleurs Pascal fait durer le plaisir.

Notre campement c’était ça hier. Nous avons dormi juste derrière ma tente de gauche. Réveil à 8h00. Peu de km mais de la côte, les enfants ont besoin de repos.

On décolle avec ma super décapotable à 10h45.

À la sortie de notre camping, grand fou rire. Un Chine joua cache cache. Le rêve de Pierre-Louis.

La route est belle et tranquille. Nous montons, c’est sûr et ça se voit sur la photo, mais c’est de la petite route tranquille.

On croise un fauconnier. La bête est magnifique.

Au loin la mer s’éloigne.

Moi j’ai trouvé le carrosse de Cendrillon, me manque plus que la fée Salagadou, la, machikabou, la, petipetibou.

On continue tranquille pendant 1h30. Nous trouvons plein de fruits sur la route. Figues, quetsches, raisins et même des kiwis. Jamais vu autant de figuier de ma vie. Jamais mangé autant de figues de ma vie.

Regardez le panier avant de Solène.

On trouve aussi le vélo du Marsupilami. Bon pour aller jusqu’à Pula, on préfère garder nos montures.

Pascal avance toujours aussi vite. Il attend donc au croisement et pour indiquer les changements de direction.

Cela fait 2h00 que nous roulons, figues et autres fruits ne suffisent pas… sauf qu’on a pas trouvé de magasin sur le chemin. Et hop un deuxième repas junkfood. Moi j’ai essayé Nuts dans le pain, c’est très bon. Les enfants ont préféré crackers goût pizza dans leur pain. 🤮. Chacun ses goûts.

Voilà le gros dénivelé de la journée qui s’annonce. Nous sommes là !

Tout en haut du fjord. Preuve avec les enfants. Ben va falloir aller en bas puis en haut de l’autre côté.

La descente, c’est facile même si les voitures n’apprécient pas qu’on se soit mis au milieu pour les empêcher de nous doubler. Il faut dire que nos pégases font du 35 km/h voir presque 40 km/h en descente. Pas envie d’être doublé à cette vitesse.

Mais en bas, sentence.

Et moi j’adore voir la circulation qui du coup ralentie quand il faut doubler la troupe Cézard. Comme dit Pierre-Louis, « Il y a des bouchons sur l’A86Fjord ».

Ben on la fait. Tranquillement mais sûrement. Avec un arrêt casse sacoches pour Raphaël au milieu mais on a pu réparer sur un bas côté en sécurité. A l’arrivée récompense Crocodile Haribo.

Et on repart sur du petit chemin. Tous ensemble, j’adore. Et ça sent bon le thym et les pins parasols. Un vrai bonheur.

Nous pédalons au milieu des champs d’oliviers.

Encore une crevaison, nous sommes. Passes par du chemin de cailloux. C’est super. Difficile et ça crève les pneus. Mais cette fois ci, ce n’est pas Pierre-Louis, c’est pour Amandine. Pneu déchiré. Encore une fois de la chance, un Intersport 10 min après. Pas sûr que la chambre à air neuve ait tenu bien longtemps. Il y a encore 40km jusqu’à Pula.

Arrive au camping à 19h00. Tout est plein. Il faut supplier. C’est parce que nous sommes en vélo qu’on nous propose de nous installer derrière le terrain de volley. Faudra faire avec.

Ce camping est immense. Comme tous ceux de la côte. C’est une usine.

Ils ont même des espaces pour doucher les chiens.

Installation tente

Puis baignade

Ce soir purée-saucisse grillée, c’est la fête.

Bonne nuit à tous, demain on termine notre voyage à vélo et on rencontre Jérémie.

Salutations cyclistes

Anne-Laure

Arrivée en Croatie. Des beaux paysages et des côtes. 55km.

Nous sommes donc au début de la dent de la Croatie. Nous nous levons en Slovénie avec une problématique. Finir le voyage.

Si nous faisons tout ce qui était prévu, il reste plus de 250km. Et nous avons 5 jours. Sur le papier c’est possible. 50 km par jour, on sait faire. Sauf que nous sommes un peu trop fatigués, la chaleur, et il va y avoir de la montagne. Les enfants expriment un ras le bol. On aime pas ça. Il faut trouver une solution de rechange.

Pendant que le campement est plié, que je fais la lessive, Pascal étudie la carte et les solutions de rechange. Rappel, nous avons réservé un bus à Rijeka, jeudi 23/8 à 20h. Moi je mets un message à Jérémie.

Pliage et départ le long de la mer. Quel bonheur de pouvoir faire du vélo sur de tels paysages.

Mais qui est Jérémie ? C’est tout simplement le pendant de Clothilde qui avait fait l’aller en camion avec nous…. Jérémie est éclaireur à Marseille, il a vu mon annonce sur le cercle scout et il accepte de venir avec son camion et une remorque nous chercher à Rijeka. Fou non ? Adorable surtout. Et il l’est vraiment. Jérémie accepte de changer de l’an et de venir non pas à Rijeka, mais à Pula, tout en bas de cette dent de la Croatie. Cela nous permet de gagner 100km. On fera mils de kilomètres par jour ou on arrêtera plus tôt, on profitera de la mer. Pendant que j’appelle Jérémie, le paysage qui défile à mes côtés est superbe. Une grande Saline.

Nous quittons la Slovénie, pour entrer en Croatie. Deux passage de Frontière. Passeport s’il vous plaît. Cela ne rigole pas. C’est aussi notre sœur de la zone euro. Maintenant va falloir convertir. Et à chaque fois je me dis que quand même, c’est bien pratique cette zone euro.

Et maintenant une ancienne ligne de chemin de fer transformé en piste de vélo.

Le clame absolue, des odeurs de pins maritimes, le bruit des cigales et en contre bas la saline. Et je dis bien en contre bas. Car nous montons. Document, mais nous montons. Regardez bien la photo, nous étions de l’autre côté 45 min avant.

Mais après la montée la descente. Et cela va être ainsi toute la journée. Malheureusement beaucoup plus souvent en partage de route que dans la nature.

Pause déjeuner en bord de mer. Picnic et baignade.

On passe au milieu des agglomérations, je retrouve des arbres morts peints,

Et de drôles de maisons.

Nous quittons parfois à la route et nous inaugurons une nouvelle culture. Nous avons déjà pédalé au milieu du blé, du maïs, du riz, des tomates, des pommes-de-terre, des choux, des arbres fruitiers, des carottes…. bref beaucoup de choses mais pas de vigne. Voilà c’est fait !

Notre chemin nous amène sur une route inimaginable. Elle est construite au milieu de la mer. Nous faisons une photo de groupe avant de prendre cette construction humaine incroyable.

Et moi je me dis que je préfère entre là que sur le pont très haut que l’on voit au loin 😰

Je ne me lasse pas de cette vue sur la mer. On voit des aigrettes, des poules d’eau.

Et maintenant, on monte. Dur et en partage de route. Tout du long. Pas de photo.

Arrivée au camping à 19h30. Nous avons encore bien galérer pour faire 30 km, deux fois plus de temps que prévu.

Fatigue et besoin de fraîcheur, pas de moustiques. Pascal et moi décidons de dormir à la belle étoile et de donner notre tente aux enfants. Les deux petites sont plus faciles et rapides à monter que la grosse.

Une nouvelle expérience donc que je vous raconterai demain.

Il faudra encore faire 59km, et nous allons encore grimper….

Je vous souhaite une belle journée.

Anne-Laure

De l’Italie à la Slovénie. La mer qu’on voit danser …. Journée galère.

Réveil tranquille pour tout le monde. Nous avons besoin de nous reposer. La nuit a été plus ou moins reposante selon les personnes. Amandine est fatiguée. Le bruit dans les campings l’empêche de dormir correctement.

Nous sommes prêts rapidement mais au moment de décoller nous réalisons que Pierre-Louis a crevé. Il faut mettre 2 rustines. Du coup le départ n’a lieu qu’à 10h20. C’est tard pour la chaleur mais c’est ainsi.

Nous longeons la mer. C’est superbe, tellement agréable. Nous qui avons beaucoup longé des fleuves, des canaux, la mer cela nous change.

Nous arrivons sur un bord de mer aménagé. Il y a des WC, des douches et de l’ombre. Pause déjeuner et baignade.

On repart vers 14h30. Grosse côte pour commencer l’après midi. La vie est grandiose.

Il faut pousser les vélos mais au bout une superbe piste de vélo au calme et parfaitement goudronné. C’est le bonheur.

Et a 16h…. la catastrophe. Paola n’a plus de pédale du côté gauche. S’il y a bien une pièce qui pose problème, c’est le pédalier ( et la patte d’attache du dérailleur, mais ça on a eu l’an dernier 🤪).

On essaye de réparer avec du sparadrap, du strap, mais bon, c’est quand même une pièce sur laquelle on appuie en permanence. On est vraiment en galère. On est samedi après-midi et au milieu de nul part.

Je fais marche arrière pour aller demander de l’aide au camping que nous venons de dépasser. Peut être y a t’il un loueur de vélo qui pourrait me vendre la pièce en question.

Encore une fois, on a de la chance. Il y a un réparateur qui peut venir…. mais dans 2 h. Pas le choix, il faut attendre. Je retourne voir Pascal pour lui annoncer la solution. Il essaie de réparer depuis un moment.

On croise un groupe de filles françaises qui sont prêtent à faire un aller retour pour nous ramener une pièce mais je sais que tout est fermé. Ne sont-elles pas adorables. Il y a Noémie, Maud, Camille et Anna. Elles font la côte Croate. Camping sauvage, amitié, découverte et aventures. Chapeau les filles 💪👍 et chapeaux aux parents de ces jeunes filles de 19 ans 😩

Nous patientons au camping et à 19h30 le vélo est reparé. Nous avions envisagé de rester dans ce camping mais les espaces tentes sont vraiment affreux -découverte glauque des enfants qui ne veulent absolument pas dormir là. Ils préfèrent repartir.

Ce petit bout de chemin sera encore une merveille. On passe même dans un tunnel. Ça ne vous fait penser à rien ???

À la fin une vie de folie.

Nous nous rendons au prochain camping qui est littéralement bondé.

Nous ne trouverons une petite place qu’en partageant leur place avec Elisabeth et Martin ( I hope I did not mixe your name, if so tell me and I will correct. 😉😁). Pas de wifi, je ferai l’article demain.

Photo prise le matin car nous sommes bien sûr arrives de nuit.

Journée dure et frustrante. Nous allons être obligés de changer les plans. Plus que 5 jours pour faire la route. Cela semble impossible d’être à Rijeka à temps en tenant compte des cotes et de notre fatigue.

Mais ce soir, nous voulons juste dormir. On trouvera demain

Je vous salue bien fatiguée.

Anne-Laure.

Bords de mer de Trieste 17/08 43km

Départ tôt d’un camping fort désagréable et cher.

Nous commençons la route le long de la côte adriatique jusqu’à Trieste. Pour éviter la route, nous prenons une petite route qui serpente …. et nous emmène direct tout le bas dans la calanque. C’est beau.

Mais le problème, c’est que quand on est en bas…. il faut remonter. En fait nous sommes dans une calanque qui a été entièrement privatisée. Il y a des constructions sur tout le pourtour de la falaise. C’est presque dérangeant.

Vous voyez la route en bas…. ben on a tout remonté. Dur dur.

Maintenant partage de route jusqu’à Trieste. La vue est superbe. Il faut néanmoins être concentré. Petite vidéo pour vous mettre dans l’ambiance.

Nous arrivons à l’entrée de l’agglomération de Trieste. Il y a des pins parasols, des jeux, et plein d gens qui vont se baigner. On s’installe pour une vrai longue pause. Picnic, baignade et sieste pour moi.

La sieste dans le hamac, trop bien.

Mais après il faut repartir. Traversée de Trieste. Je vous livre un florilège de photo.

Il faut repartir vers le camping. Nous longeons la mer. La vie est superbe. C’est un bonheur.

C’était un bon moment de vélo, même si nous avons fait un beau dénivelé et que nous avons toujours eu des voitures à côté.

A l’arrivée le camping est familial, pas Cher et nous nous offrons une dernière pizza italienne avant de passer en Slovénie et après en Croatie.

Salutations amicales.

Anne-Laure

Venise, Peggy, Maria, 15/08. Journée féminine, journée visite, moments rares et plage.

Premier réveil pour Paola. Premier petit déjeuner. Tranquille pas de speed aujourd’hui.

Notre nuit a été mouillée, il a bien plu. Le réveil est frais, les affaires humides. Nous apprécions la fraîcheur après tant de chaleur.

Au programme de notre journée, il y a les fondamentaux de Venise.

La Cathédrale San Marco, le Palais des Doges et la collection Peggy Guggenheim.

Nous décollons tranquillement mais rapidement. Il faut essayer de ne pas trop faire la queue à la Cathédrale.

Arrivée sur place 11h, nous pénétrons dans la Cathédrale à 11h45…. pour nous faire refouler. Nous sommes le 15 août., c’est l’Assomption, il y a une messe. Première séparation de notre groupe. Moi je vais à la messe, ce qui me permettra de voir la Cathédrale. Ne me demandez pas des photos, c’est interdit d’en faire à l’intérieur. Frustrant. Je peux donc juste vous donner mes impressions. Les coupoles sont entièrement en mosaïque dorée. C’est très brillant, surtout que l’église est allumée ce qui n’est le cas que de 11h30 à 12h30 quelque soit le jour. Les facettes des mosaïques renvoient la lumière dans tous les sens , c’est un miroitement infini. Marbre, colonnades, statues, le byzantin à son apogée. Le maître autel est surmonté d’un grand tableau impossible à approcher qui brille de mille feux. En dessous repose le corps de Saint Marc. On sent la piétiné qu’il a fallu pour construire un tel bâtiment. Photo volée par Solène.

Maintenant, en ce qui concerne la messe, je l’aurai pensé plus gaie, avec plus de participants. Je suis surprise par le peu de monde. Je constate que parmi l’assistance il y a des touristes comme moi, mais qui n’en comprennent pas la mess, voir ne la suivent pas. J’observe même une famille qui va communier sans savoir ce que c’est pour pouvoir s’approcher du chœur. Surprenant de voir la petite fille se retourner pour demander à sa maman ce qu’elle fait de l’hostie et voir sa mère lui faire signe de l’avaler. A l’opposée, une famille sans doute orthodoxe fait preuve d’une très grande adoration pour l’effigie de Saint Marc qui est posée sur le bénitier. C’est un culte que je trouve à la fois bouleversant car plein de piété et d’adoration et que j’ai du mal à comprendre. En tout cas, c’est beau à observer, touchant.

Le reste de la troupe me rejoins pour mettre un cierge à mon papi. Pendant la messe, ils ont visité le musée de la Cathédrale et admiré la vue de la terrasse.

Nous sortons de la Cathédrale et allons nous acheter un petit picnic pour permette de décider de la suite de la journée.

Comme annoncé, j’ai vraiment envie d’aller voir la collection Peggy Guggenheim. Pierre-Louis répète son désir de voir le Palais des Doges. Après quelques hésitations et le conseil d’une autre touriste française, la troupe se sépare à nouveau. Solène vient avec moi alors que Pascal, Amandine, Pierre-Louis, Paola et Raphaël vont au Palais des Doges.

Petite ballade pour y accéder. Venise, c’est le paradis du flâneur.

La collection est superbe. L’art contemporain est parfois difficile à comprendre, à saisir. Difficile parfois de donner le nom d’œuvre à certaines pièces. Je pense que c’est bien sûr une histoire de goût mais aussi d’émotions, de sensations. Mais en ce qui concerne Picasso, Braque, Chagall et Léger, je suis toujours émue.

C’est aussi une jolie moment avec ma poupée Solène. C’est l’artiste de la famille. Elle observe, admire, commente ou rejette les œuvres. Moment privilégié et rare.

Nous passons par l’exposition temporaire de Josef Albers et sa femme. Jeu de géométrie, photos, couleurs.

Nous retrouvons la troupe pour le retour au camping. Dernier regard sur Venise et le parc de la biennale d’architecture.

Pascal emmène les enfants à la mer, corvée lessive et repas pour moi.

J’irai me baigner après à la piscine de nuit. La piscine est illuminée avec des spots de lumière qui changent de couleur. Original.

Demain nous devons quitter Venise et cela s’annonce un peu compliqué avec nos 7 vélos. Mais ce sera l’objet de mon prochain article. Patience, patience.

Je vous embrasse et vous remercie de m’avoir lu.

Anne-Laure

Venise où se perdre avec délice, arrivée de Paola. 14/08

Après une nuit fraîche et reposante nous nous offrons notre deuxième matinée tranquille.

La question est posée : qui a envie de rester tranquille toute la journée au camping et qui veut aller à Venise. Les esprits sont partagés.

Nous avons une obligation au milieu de ce questionnement : récupérer Paola à 16h à l’aéroport. Elle arrive avec son vélo dans un carton de Lyon pour finir le voyage à vélo avec nous. Je ne sais pas qui de Paola ou des garçons est le plus impatient de cette arrivée.

C’est Pascal qui doit s’y coller car au moment de la réservation nous avions envisager qu’il faudrait remonter son vélo et donc on avait décidé que ses muscles s’étaient les bienvenus pour serrer les pédales. Sauf que depuis, on sait qu’il faudra plutôt laisser le vélo dans le carton pour pouvoir prendre le bus de l’aéroport à Venise.

Il faut donc faire coïncider cet horaire et une éventuelle petite visite de Venise.

Alors que Solene aurait bien choisi de rester sa journée à farniente, elle change d’avis et se range à l’avis de ceux qui veulent voir Venise.

Nous décollons tranquillement à midi. C’est une journée repos non !!!!

Nous prenons notre vaporetto pour nous rentre à San Marco. Cela nous permet de remonter tout le long de Venise et de voir les ports de gros bateaux de croisières.

À notre arrivée Raphaël me fait mourir de rire. En votant le dernier pont de Venise, il dit  » regarde Maman, il y a un télésiège ! »

Picnic dans un parc puis Pascal part pour l’aéroport.

Moi j’ai envie d’aller voir la collection de Peggy Guggenheim…. on ne peut pas dire que l’idée enchante les enfants. Seule, je ne fais pas le poids. Ce sera promenade dans le dédale des rues de Venise.

Voici un florilège des photos de ma journée.

Venise est vraiment une belle ville. Loin des rues bondées de touristes ont perçoit mieux la sensualité et le charme de la ville. Elle mérite bien son nom de Sérénissime ».

Nous reprenons le vaporetto au pont Rialto pour descendre le grand canal mais de jour cette fois ci. Encore des belles photos.

Ce grand Canal c’est quand même quelque chose. Les hôtels sont plus beaux les uns que les autres mais ce que j’aime particulièrement c’est les perspectives qui apparaissent lors des croisements avec les petits canaux qui permettent de pénétrer dans la ville. C’est ça l’esprit de Venise. Grandeur et multiples petits secrets.

Puis c’est le bateau pour Lido. Le trafic maritime dans la lagune est vraiment impressionnant. Je me surprend plusieurs fois à dire aux enfants, on va prendre le bus. Mais c’est exactement ça ! Il y a des arrêts partout, des panneaux avec les lignes indiqués. Un plan TCL mais de bateau.Message de Pascal. Il a récupéré Paola et a réussi à prendre le bateau pour nous rejoindre. Les retrouvailles sont proches.

À la descente du bateau, les enfants fument à pied, moi j’attends le bus…. et je les rattrape.

Nous arrivons à notre camping et avons juste le temps de déplacer nos tentes avant un énorme orage.

Je suis trempée, mais bien contente d’avoir réussi à enlever mes tentes de sous les platanes plein de « poux du platane » qui nous salissaient tous les habits et les tentes. En plus l’emplacement est plus grand.

Il pleut vraiment trop pour arriver à faire cuire quoique se soit. Direction le restaurant. Cela permettra de fêter l’arrivée de Paola.

Super pizza avec plein de roquette. Pourquoi ne font-il pas ça en France ????

Retour sous la pluie vers nos tentes. La nuit sera fraîche et cela sera bien agréable.

Bonne nuit à tous.

Anne-Laure

13/08 Visite de Venise.

Que pourrais-je vous dire ?

Ce matin c’est réveil tranquille et départ très tardif. Nous ne sommes à l’embarcadère pour Venise qu’à midi.

Panique du jour, mes cartes bleues ont disparues. Pascal les a laissé au camping. Il faut qu’il retourne les chercher pour que nous puissions payer les billets. Nous arrivons sur la place Saint Marco à 13h. Il fait une chaleur écrasante, le soleil est de plomb et les mieux bondés de touristes.

Nous faisons une ou deux photos sur la place Saint Marc.

Le palais des Doges et la Cathédrale Saint Marco sont aussi éblouissantes que dans mes souvenirs.

Mais la foule est incroyable, oppressante, j’emmène toute ma troupe dans les petites rues adjacentes.

Objectif, découvrir le vrai Venise, celui des vénitiens, aller voir le ghetto, s’imprégner de la ville.

Nous partons à l’aventure dans le dédale de rues.

Mon plan est nul mais heureusement mon sens de l’orientation me sauve. Il faut parfois faire demi-tour, je fais quelque erreurs mais dans l’ensemble, c’est pas mal.

L’église Santa Maria des Miracles. Nos short ou jupes sont trop courtes, impossible de visiter.

Dommage. Petit moment rigolo à la sortie. Raphaël se penche pour faire une photo et fait tomber son chapeau dans un canal.

Un gentil gondolier et sa passagère nous permette de le récupérer. Bon faudra quand même le laver avant d elle remettre car la couleur de l’eau n’est pas très alléchante. 🤨

Nous continuons notre promenade. Les rues se suivent, ne se ressemblent pas, on sent bien qui est d’ici et qui ne l’est pas. Un passant qui avance vite et vous demande de passe : local, un passant qui vous rentre dedans sans faire express : touristes.

Au bout d’une rue, l’île de San Michele.

C’est Napoleon qui en fit le cimetières Venise. Même de loin on devine à la vie des arbres bien ordonnés et alignes l’ordre qui règne sur l’île.

Plus loin au fond Murano. Nous aurions bien envie d’y aller mais on ne pourra pas tout voir.

Visite de l’église de Guisetti.

Les canaux de Venise.

Le sourire de Pierre-Louis.

Les estomacs des enfants crient famine, il est 17h30… le repas est loin. Nous découvrons le Spar local, installé dans d’un ancien théâtre vénitien. Beau à l’extérieur.

Et à l’intérieur.

Nous arrivons enfin sur le grand Canal. Nous avons décidé de le descendre en vaporetto. En sortant de la ruelle, nous découvrons les barrières qui bloquent l’accès à la ville les jours de grandes affluences. En effet depuis quelques années, pour tenter de lutter contre l’enfouissement de Venise, les autorités choisissent parfois de réduire le nombre de personnes sur les îles. Dans ce cas là, seuls les habitants ont le droit de pénétrer.

Nous attendons le vaporetto et les enfants en profitent pour faire un tour de tarot.

L’orage menace. Très gros, très noir. Le vent souffle fort. On pense à nos tentes et on espère qu’elles ne vont pas s’envoler.

Nous passons sous le pont du Rialto et nous décidons d’aller au restaurant manger un repas chaud typique de Venise ( et j’oublierai de vous faire un photo).

En sortant il pleut, mais le gros de l’orage est passé. Nous reprenons le vaporetto puis le bateau pour entrer sur notre île. Les éclairs déchirent la nuit, la lagune tangue un peu.

Il fait froid, j’essaie de ne pas y penser en vous écrivant cet article.

C’était une belle journée. Fatiguant mais riche. Je vous en raconterai la fin demain.

Bonne nuit à vous tous.

Anne-Laure

Chorggia- Porta Sabbioni : Voir Venise. 12/08

Ce matin, pas de réveil autre que celui du soleil. Il est 8h00 quand nous ouvrons les yeux. La nuit a été bruyante et le vent a soufflé fort. Il y a une fête foraine juste à côté du camping. Nous avions hésité à rester là 3 jours et aller visiter Venise depuis ce camping, mais la non !

Ce matin nous allons prendre le temps. Pas de stress, nous n’avons que quelques 25km à faire pour nous rendre à Porta Sabbioni. Et 3 bateaux à prendre. C’est la seule inconnue de notre journée. La traversée. Petit déjeuner tranquille et dernier échange avec nos charmants voisins français. Anne-Lise, Nicolas et Victor nous ont donné plein de conseils, ont chargé nos téléphones la nuit et écouter les blagues de Raphaël ( et ça c’est dur !)

Nous quittons le camping à 10h30. Direction le port pour prendre le bateau qui nous permettra d’accoster sur l’île de La Pellestrina

Nous patientons pour prendre notre premier bateau. Les vélos bien en ordre. Nous sommes les premiers sur la ligne de départ. Nous ne devrions pas avoir de problème à monter. Car maintenant tout se joue à l’humeur du capitaine. Voudra ou voudra pas de 6 vélos. 😰

C’est bon, nous pouvons monter. On quitte Chorggia.

Arrivée sur l’île de Pellestrina. La piste est indiquée.

Nous devons remonter l’île, prendre un autre ferry.

L’île est très jolie. Authentique île de pêcheur. Pas de touriste, pas de commerces visibles.

Sur le chemin, nous croisons Katia, Michel et leur fils Luca. Ils arrivent de Lausanne. A leur compteur déjà 1270km. Ça c’est impressionnant. Luca suit son papa grâce à un « follow-me ». On fait comme toujours. Échange d’informations, d’adresses et chacun repart dans sa direction. Bonne route à eux, ils vont faire le chemin inverse jusqu’à Turin avant de rentrer chez eux.

Deuxième bateau.

Nous voilà sur l’île du Lido de Venezia. On commence à apercevoir Venise au loin et on voit des maisons sur pilotis

Grâce notamment aux indications de Katia, nous prenons notre pause déjeuner dans un bar où on fait des jolis sandwichs. Le serveur est adorable et parle super bien français. C’est agréable d’arriver à se faire comprendre.

Nous devons remonter toute l’île du Lido pour prendre notre dernier bateau du jour. Le bord de mer est splendide et Venise se devine de mieux en mieux. La lagune scintille, le soleil tape fort mais on est émerveillé. Je ne résiste pas au plaisir d’un selfie avec Venise derrière moi.

Ce sera un peu plus galère. On doit être accepté par le capitaine. Le premier bateau nous refuse. Il faut attendre 35 minutes pour le suivant. On patiente dans la gare.

Enfin nous pouvons monter. 30 minutes de bateau pour apercevoir Venise, Murano, la baie. Le spectacle est prodigieux.

Enfin nous débarquons à Porta Sabbioni. Merci au capitaine. Nous sommes à destination pour 3 nuits. Le plaisir de nous savoir poser est immense.

Et demain. Nous irons voir Venise.

J’ai une immense pensée pour mon grand-père, mon Papi chéri. Je suis venue à l’âge de 12 ans à Venise en camping avec mes grands-parents et ma cousine chérie Virginie. Nous avions passé une semaine de rêve. Visite de la ville, pâtes au chocolat, dédale de rue, j’ai plein de souvenirs. De là où il est, je sais qu’il me protège et me soutient quand je suis sur mon vélo. Papi allait tous les jours en vélo d’Aix-en-Provence a Martigues dans les année 50′. C’était un cycliste averti. Il aurait adoré nos voyages à vélo. J’en suis sure. Peut-être que je tiens tout ça de lui.

Je vous souhaite une douce nuit.

Anne-Laure

Ca Nuvo – Chorgia 90km minimum et la mer adriatique au bout.

Encore une fois nos voyages nous auront offert une belle rencontre. Car encore une fois, ce qui s’annonçait comme un plan galère s’est révélé un beau moment.

Ce matin nous nous réveillons tranquillement d’une nuit la plus calme possible. Nous n’avons pas eu un bruit, pas de lumière de camping pour nous empêcher de nous endormir, pas de bruit de voisins le matin pour nous réveiller.

À 6h30 le réveil sonne, il est un peu dur comme d’habitude, mais l’idée de ce petit déjeuner dans le calme nous aide à nous mettre en route. Nous en sommes à notre petit déjeuner lorsque que notre hôte vient nous saluer. Il nous propose un café et n’en revient pas e voir que nous avons tout le nécessaire.

Il va rester autour de nous le temps que nous finissions de ranger notre campement. Il a une demande à formuler, lorsque nous arriverons à la maison, que nous lui envoyons une carte. Il ne sait pas que c’est déjà notre idée est que de toute façon il aura plus qu’une carte une photo de nous tous ainsi que les remerciements en bonne et due forme. Deux cyclistes de route sont eux aussi ébahis de tout notre matériel et de nous voir partir aussi loin avec nos enfants. L’un d’eux arrive à se glisser sur la photo.

Départ à 9h30. Notre route ce matin est encore magnifique. Nous sommes une fois deux plus sur les berges en hauteur. Voici la carte de notre piste de vélo.

Et c’est vraiment fléché. On voit enfin apparaître Venezia.

Le paysage est infini.

Je ne peux m’empêcher de savourer, d’admirer, de m’extasier sur tout ce qui m’entoure et surtout ce calme absolu, ce silence sans pareil.

À midi, nous avons déjà fait 35km. C’est vraiment bien. Un orage tourne autour de nous la question est de savoir s’il va nous tomber dessus.

Pierre-Louis éclate son pneu pour éviter de se faire rouler sur les pieds. Ces Italiens c’est quand même quelque chose sur la route. Le problème c’est que le pneu est percé, la chambre à air aussi. Nous avons encore une fois beaucoup de chance. Juste là où cela arrive c’est le moment où nous allons déjeuner et où nous sommes un point d’eau. Il y a un magasin visible de la berge qui semblent être un magasin de matériel agricole, j’aime gérant en espérant acheter du scotch fort pour boucher le pneu depuis l’intérieur. Quand je rentre à l’intérieur c’est la caverne d’Ali Baba. Il y a tout, outillage, matériel pour les véhicules agricoles, voitures, matériel pour nettoyer la maison. Bref, nous sommes sauvés. Parce qu’elle peut réparer le pneu pendant que je prépare les sandwiches.

Pendant ce temps l’orage a choisi, il va passer juste à côté de nous et nous n’aurons droit qu’à quelques petites gouttes pour nous rafraîchir. Une fois la pause déjeuner fini il est une heure nous pouvons repartir. Dans la caverne d’Ali Baba, j’ai obtenu les informations nécessaires pour connaître notre destination du jour.

Au lieu d’aller à Gorino comme prévu, nous irons un Chorggia. De là nous espérons prendre le bateau qui nous permettra de traverser une partie de la lagune pour nous rendre à Venise en bateau. Cela veut quand même dire qu’à 13h30, il nous reste encore 48km à faire. Et c’est beaucoup de partage de route. Sur de la grosse route et avec des grands ponts. Tout ce que je déteste.

Je fais un truc incroyable pour moi. Je m’arrête au milieu pour arriver à faire ces photos. Le Pô est magnifique.

Nous retrouvons enfin des petits chemins qui longent des canaux. Certains sont envahis d’une plante inconnu. On a l’impression que l’on pourrait marcher dessus.

A 16h. Nous entrons dans la province de Venezia. Il reste prêt de 25km.

La piste est agréable, étroite parfois avec malheureusement quelques fous en voiture. Mais bon, on est en Italie non ?

Enfin Chorggia. Nous entrons dna sla ville en suivant la Lagune Centeale sur ne belle piste pavée. C’est très joli et très fréquenté.

Entrée majestueuse de la ville. C’est une petite Venise, fréquentée par des italiens. Pas de touristes étrangers. Il y a un monde incroyable et un très grand nombre de cycliste, qui conduisent comme des fous eux aussi. La ville est bruyante de vue, de vacanciers, de plaisirs.

Nous arrivons sur le ponton pour nous renseigner. Il faut passer sur les îles en face. Après une tentative d’extorsion par un petit bateau touristique, nous décidons de rester à Chorggia ce soir.

Pizza puis glace puis camping.

Les enfants iront même se baigner à la mer une fois le campement monté.

Ce fut une grosse mais belle journée de vélo. Demain nous serons vraiment à Venise !

Ane-Laure

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